5 petits moments bien traumatisants chez Disney

Les films de Walt Disney, une ode au courage, à l'amour, à l'amitié... et à la PANIQUE, parfois, aussi. Si, si.

5 petits moments bien traumatisants chez Disney

On profite des derniers jours du mois d’octobre pour aller fouiller dans nos souvenirs enfouis profondément dans la case « Attention – Ne pas ouvrir sous peine de crise d’incontinence instantanée ».

Et cette fois, pas besoin d’aller chercher dans le cinéma d’horreur, les maisons hantées ou les histoires d’exorcisme hein – y a juste à aller faire un petit tour dans votre enfance pour retrouver quelques petits traumatismes bien cachés dans votre inconscient. Et où, plus précisément ? Dans les grands classiques Disney, tout simplement.

1. Une Nuit sur le Mont ChauveFantasia, 1940

Une petite partie de moi aimerait mettre environ 98% du contenu de Fantasia dans cette liste, mais histoire de la jouer fair play, on va se contenter du segment Une Nuit sur le Mont Chauve. Nous avons été extrêmement nombreux à passer des dimanches devant une vieille VHS de Fantasia, en se curant le nez sans jamais cligner des yeux, rassemblant toutes nos capacités cérébrales pour essayer de comprendre ce qui se déroulait sous nos yeux. Et je sais pas vous, mais moi il me suffit d’entendre les premières notes de n’importe quel segment pour sentir que je perds le contrôle de ma vessie.

Une Nuit sur le Mont Chauve fait partie des tout derniers segments du film, histoire de bien clore le bordel sur un truc horrible, tant qu’à faire. On y fait la connaissance du démon Chernobog (qui est en réalité le dieu de la nuit et de l’obscurité selon la mythologie slave, son nom signifiant Dieu Noir ou Dieu des Ténèbres – perso moi j’appelle ça un démon, mais BREF) et on est BIEN. CONTENTS. Chernobog fait une super petite fête avec ses potes les squelettes, un peu comme Scar et les hyènes dans le Roi Lion mais en dix fois plus malsain. Et alors on est d’accord, c’est beau, c’est magnifique, c’est esstraordinaire – mais les p’tits porcs qui dansent avec les biquettes sous le regard menaçant de Chernobog qui les transforme en j’ai jamais su quoi, moi ça m’coupe tout esprit critique.

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2. Le fuseau-Ronflex – La Belle au Bois Dormant, 1959

Y a pas à tortiller du cul hein, ils savaient saboter le sommeil des petits enfants à l’époque chez Disney hein, c’était autre chose que des histoires de lions qui parlent et de princesses aux cheveux de 78 mètres.

La Belle au Bois Dormant ne fait pas exception, puisqu’il s’agit d’un des Disney les moins marrants de l’Histoire – alors certes, c’est très beau hein, bien qu’un peu vert, mais putain bonjour l’angoisse. La scène où Aurore se fait hypnotiser par la cheminée (je raccourcis, mais c’est pour préserver l’intégrité de mon slip) et monte dans le grenier pour aller foutre son doigt sur le fuseau empoisonné par Maléfique, excusez-moi hein, mais ALLO MAMAN VITE UNE COUCHE PROPRE. Cette musique atroce et entêtante, la panique des trois fées, le regard complètement ahuri d’Aurore qui bite rien à ce qui lui arrive, les petits yeux de Maléfique qui guettent dans l’obscurité = GROSSE TROUILLASSE KING SIZE.

3. L’Hydre – Hercule, 1997

Bon, on descend d’un cran dans la flippette, le temps de reprendre son souffle, et on va faire un tour dans la Grèce Antique pour rendre visite à notre grand héros rouquin, Hercule. Et quoi de mieux pour lui rendre hommage que de se refaire la scène qui l’a fait passer de zéro à héros ? Sa grosse confrontation interminable avec l’Hydre, ce monstre à une tête, puis à trois, puis à vingt mille, qui a bien failli avoir sa peau. Mais bon, comme on est quand même dans un Disney, on se doute bien qu’Hercule s’en sortira sans trop de mal… n’empêche que quand il se fait courser par cette sale bestiole, ça fait quand même monter la pression.

Même si c’est un des Disney les plus drôles et qu’il persiste à vouloir nous faire sourire même quand Hercule est sur le point de se faire croquer le cul, j’suis désolée, mais petite flippette quand même.

Surtout quand l’Hydre en question ressemble à un diplodocus qui aurait niqué une baudroie.

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4. Monstro le Cachalot – Pinocchio, 1940

Alors dit comme ça, Monstro le Cachalot ça fait un peu héros de livre pour enfant, genre un gentil petit cachalot qui apprend à faire ses lacets, à partager ses jouets et à arrêter de casser les couilles à ses parents à l’heure de la sieste. Sauf qu’en fait, non, c’est juste une saloperie de gros monstre bien bâtard qui fait rien qu’à manger des gens qu’ont rien demandé.

Et en fait, j’crois que dès qu’un méchant Disney n’a pas de personnalité propre – c’est à dire qu’il ne parle pas, qu’il n’a pas d’histoire personnelle, et qu’il n’y a aucune interaction possible à part « AAAAAH NOOOON PAS LE VISAAAAGE, AAAAAH », ça fout les chocottes. Monstro, c’est donc le sale cétacé qui a avalé Gepetto puis Pinocchio, et qui fout bien le bordel dans la vie de tout le monde alors que franchement, j’vois pas bien à quoi ça sert vu qu’il prend même pas la peine de les digérer. Et la scène où il nage après Pinocchio – qui se retrouve, quelle chance, au milieu d’un banc de poissons – pour ensuite l’avaler tout cru, brrrrrrr. Grosse angoisse.

Nos parents nous font chier quand on veut pas nager là où on a pas pieds en nous disant « Ouais bah fallait pas regarder Les Dents de la Mer hein, j’t’avais prévenu-e ! » mais en vrai, tout ça, c’est la faute à cet irresponsable de Pinocchio.

http://www.youtube.com/watch?v=kra8JbvX_zU

5. La fuite dans la forêt – Blanche-Neige et les Sept Nains, 1937

Imaginez : vous vivez en 1937, tout ce qui s’approche de la technologie moderne vous fait flipper (c’est animé par le démon, LE DÉMOOOON) et on vous emmène voir Blanche-Neige et les Sept Nains au cinéma. Quelque chose me dit que le nombre d’admissions dans les asiles psychiatriques américains a dû sacrément grimper cette année là.

Blanche-Neige est déjà pas super fut-fut comme jeune fille, mais en plus, niveau chance, elle fait pas trop partie des premiers servis. Alors quand le chasseur, engagé par la reine maléfique pour tuer Blanche-Neige, est pris de remords et lui ordonne de se casser dans la forêt pour éviter de décéder salement, la petite a dû croire à un coup de main du destin. Mais quand on voit quel genre de périple l’attend, j’sais pas si à la réflexion elle aurait pas préféré se faire arracher le coeur, au final.

Déjà qu’elle se fait gueuler dessus, super sympa, mais en plus elle se retrouve dans une forêt où tout semble lui vouloir du mal. Hiboux, chauves-souris, arbres vénères aux branches acérées, troncs-alligators – de deux choses l’une : soit il s’agit de la forêt personnelle de Satan, soit Blanche-Neige a léché un champignon pas net sur son chemin.

Toujours est-il que pour nous, c’est l’angoisse totale.

http://www.youtube.com/watch?v=y2zrs7Irzuw

Si d’autres petits moments Disney vous ont traumatisées, c’est le moment de venir en parler – nous sommes en sécurité ici, entre nous, tout est cool, vous pouvez y aller.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Missdusud
    Missdusud, Le 22 décembre 2013 à 18h22

    et la mort de la mère de Bambi ?!
    et la mort de Mufasa ?!

    ça méritez vraiment d'être dans le top 5, ça non ?  :crying:

    j'ai du regarder deux ou trois fois, ces dessins-animés avant d'arrêtez, définitivement... je ne pouvais plus, ça me traumatisée à chaque fois et même maintenant à 20 ans; je ne les regarde pas, parce que je sais que je vais pleurer et faire qu'y penser pendant des heures... comme quand j'étais gamine, franchement je ne comprends pas pourquoi certains Disney sont aussi violent, Bambi m'avait vraiment choquée  :fear: :tears:

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