4 mécanismes de défense dégueulasses chez les animaux

Jack Parker, dans sa grande bonté, vous présente 4 façons très crades de se sortir des situations difficiles dans le monde animal.

4 mécanismes de défense dégueulasses chez les animaux

Ah, les animaux, ces gros dégueulasses. Ils font l’amour n’importe comment et menacent toujours de nous tuer – mais au fond, on les aime bien ces salopards.

Et si nous nous avons des armes, des gros bazookas, des poings américains et des high-kicks retournés dans la carotide pour nous défendre en cas d’attaque, sachez que nous sommes au plus bas sur l’échelle de l’originalité. Et du crado. Certaines espèces ont trouvé pas mal de combines intéressantes pour mettre une violente pâtée aux prédateurs mal avisés qui tenteraient de venir leur croquer la gueule. Mais certaines de ces techniques sont, il faut l’admettre, relativement immondes.

Et comme tout ce qui est immonde est forcément un peu drôle, voici quatre des pires mécanismes de défense chez les animaux.

1. Le crapeau cornu qui gicle du sang par les yeux

Le crapeau cornu, pour commencer, n’est absolument pas un crapaud. Il s’agit en réalité d’un lézard, probablement découvert par un scientifique un peu farceur qui a voulu faire une bonne blague pour énerver tout le monde – bah c’est gagné, maintenant montre-toi si t’es un homme que je t’apprenne deux trois trucs sur le RESPECT. Y a des claques qui se perdent.

Ce lézard, en plus d’être joli comme un petit caillou taillé par les vents chauds des déserts d’Amérique du Nord, a une technique de défense vachement risquée. Si jamais il se sent menacé, il a une façon bien à lui de vous faire comprendre que vous marchez sur ses plate-bandes et que ça va chauffer pour votre matricule si vous rester dans le coin : il crache du sang. Par les YEUX. EH OUAIS. Et attention hein, pas trois pauvres gouttes qui s’échouent lamentablement sur son menton comme moi quand j’essaye de cracher, nan nan. Ces projections peuvent aller jusqu’à 1,5 mètres – autant dire que vous avez intérêt à courir dans la direction opposée dès que vous voyez pointer ses cornes.

Une petite démonstration en vidéo ? Mais avec le plus grand plaisir, admirez donc ce travail de maître.

Ah bah oui hein, c’est dégueu, j’avais prévenu. Et venez pas me dire « Ouéééé non mais les prédateurs du crapeau cornu c’est des coyotes, des loups et des chiens, alors le goût du sang ça les dérange pas heiiiin » – parce qu’histoire de bien faire chier tout le monde, le goût du sang projeté est absolument immonde et personne, pas même un Edward Cullen sur le déclin, n’en voudrait.

2. La fourmi charpentière qui t’explose à la gueule

La fourmi charpentière, également appelée fourmi kamikaze (ouh, c’est original ça encore tiens) n’a peur de rien. Pas même de la mort. Encore moins de la logique. Armée de glandes mandibulaires de la taille de son corps, elle est prête à tout pour défendre sa Reine et ses potes. Ces glandes sont remplies jusqu’à la glotte d’une substance toxique qui fait très très mal quand elle se répand sur ton petit corps tremblant.

Mais comment ces fourmis se servent-elles de ces réservoirs à toxine-qui-piquent-fort-dans-la-gueule ? Est-ce qu’elles crachent sur leur prédateurs ? Est-ce qu’elle s’en enduisent avant de leur faire un gros câlin qui fait mourir ? Haha, non, ce serait bien trop facile. Lorsqu’un ennemi s’approche d’un peu trop près, les fourmis lui explosent à la tronche. Bim, c’est aussi simple que ça.

Alors oui, du coup elles meurent aussi au passage. Et donc un mécanisme de défense qui te fait crever, j’appelle pas ça une réussite mais heeey, elles meurent en protégeant leur clan, et ça c’est honorable. Elles iront au paradis des fourmis, ça c’est sûr. Dans la grande fourmilière tout là haut dans le ciel où personne ne meurt et où tout le monde peut se taper la Reine sans discrimination.

Quant à l’Enfer des fourmis, il s’agit évidemment d’une grande aire de jeux pleine de petits enfants armés de grosses loupes et de rires gras et baveux. Brrrrr.

3. Le cachalot pygmée qui fuit du cul

Alors avant toute chose, j’aimerais pousser un petit coup de gueule contre la langue française. Car si cet animal s’appelle cachalot en français, en anglais on appelle ça une sperm whale et je suis DÉSOLÉE mais c’est quand même vachement plus cool. Cachalot, c’est d’un banal putain, ça me révolte.

Cet animal à la grâce inégalable (hahaha) sait bien se défendre contre ceux qui seraient tentés de venir lui chatouiller les aisselles. Il possède un petit sac, logé au creux de ses glorieux intestins, qui contient un liquide rouge foncé. Et évidemment, vous vous doutez bien qu’il est pas là pour faire joli. Lorsque le cachalot se fait emmerder, il expulse ce liquide par l’anus (parce que les yeux c’était déjà pris) puis agite sa queue pour créer un gros nuage de confusion, lui laissant assez de temps pour nager loin de son détracteur.

Personnellement, je trouve ça assez injuste qu’on ne puisse pas faire la même chose quelques jours par mois pour éloigner les gens mal-intentionnés. Histoire que ça serve au moins à quelque chose de plus drôle que ces conneries de reproduction quoi, merde. En plus, hormones en folie obligent, ça nous donnerait un super moyen d’évacuer notre mauvaise humeur mensuelle dans la joie, la bonne humeur et les projections qui tâchent. « Ah ouais ? Chui « charmante » ? Tu veux mon 06 ? ATTENDS DEUX SECONDES QUE J’BAISSE MON SLIP, TU VAS MOINS RIGOLER« .

Nan ok, mauvaise idée.

4. Le hagfish et son flubber

Eh mais sérieusement, je pense qu’on pourrait apprendre beaucoup des animaux et de leur utilisation des fluides corporels divers. Sans déconner, ce qu’on en fait à côté, c’est d’un chiant, alors qu’apparemment il y a moyen de bien déconner. Prenez cette merveilleuse créature qu’est le hagfish par exemple : un faciès inexistant, un corps visqueux et une dégaine en carton – et pourtant, il nous achève tous en matière d’auto-défense.

Quand ils sont attaqués – ou juste vaguement tripotés par un étranger curieux – ils sécrètent une substance visqueuse qui, lorsqu’elle est en contact avec de l’eau (coup de bol incroyable, ils vivent SOUUUS L’OCÉAAAAN) prend un aspect tout gélatineux dégueu. Si le prédateur ne les lâche pas, ils s’enroulent pour former un gros noeud (tant de sous-entendus lubriques dans cet article, ça me dégoûte) tout glissant, leur permettant de s’échapper tranquillement. En vous laissant tout souillé. Aaaaahahahaha.

Démonstration.

Alors forcément hein, si tu t’en prends plein la tête, t’imagines bien que ça doit pas être méga simple de s’en débarrasser. Maintenant je vais m’arrêter là et aller me laver le cerveau à l’eau de Javel, trop de choses dégoûtantes s’y sont installées, va falloir faire un gros ménage.

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 11 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Zipille
    Zipille, Le 2 mai 2014 à 14h55

    Un beau jour de Mai, j'ai redécouvert cet article très amusant lorsque l'on passe son temps à réviser. Je voulais y rajouter aussi le concombre de mer qui a une technique bien particulière de défense consistant à éjecter une grande partie de ses organes internes :top:

    Je vous laisser aller voir sur Youtube pour une plus ample illustration !

Lire l'intégralité des 11 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)