Six trucs d’adulte que je suis trop fière de savoir faire

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Sophie n'a pas toujours été un modèle de maturité. Mais depuis quelques années, elle a beaucoup évolué et en est fière.

Six trucs d’adulte que je suis trop fière de savoir faire

Dans la vie, quand on est comme moi — c’est-à-dire du genre à bien aimer se regarder le nombril, pour se dénigrer ou se demander si on a vexé/blessé/déçu quelqu’un — il est bon, parfois, de voir les choses qui vont bien.

C’est la leçon que j’ai le plus retenue : il faut toujours faire l’inventaire de ce qui va bien en nous. Et surtout les choses qui vont mieux.

Là où on a fait du beau boulot sur soi-même, parce qu’on a vu qu’il y avait un souci et qu’on a décidé de le prendre par les couilles afin de le régler.

Globalement, les problèmes que j’avais et les défauts qui me faisaient du mal au quotidien (pas les petits défauts, comme le fait que je sois un petit peu râleuse ou que je sache pas me faire de tresse) étaient tous liés à un manque global de maturité.

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Il faut toujours faire l’inventaire de ce qui va bien en nous.

Je pense qu’on m’a tellement répété que j’étais mature pour mon âge lorsque j’étais petite que j’ai pensé que c’était acquis.

Sauf que rien ne l’est jamais. Et en plus, les critères ne sont pas les mêmes pour une petite fille que pour une adulte.

Alors voilà, je le sais et pas seulement parce qu’une psy me l’a dit y a quelques mois : j’ai sacrément pris en maturité.

J’ai eu envie, pour la forme, de lister les actions les plus matures que j’accomplis.

Je paye mes impôts dans les temps

Au moins 55% du temps.


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Je ne cherche plus à être aimée de tout le monde

Un jour, alors que j’entendais quelqu’un mal parler et de façon infondée de quelqu’un, j’ai eu un déclic.

Y a des gens, bah ils vont jamais oublier qu’une fois, alors que t’étais vraiment quelqu’un de diffèrent d’aujourd’hui, t’as osé critiquer la texture du poil de Jambon, leur labrador (ou tout autre truc que t’as fait dans le passé et que tu fais plus aujourd’hui).

C’est injuste, mais c’est comme ça.

Y en a même qui pourront pas s’empêcher de le dire à d’autres personnes, alors que ça pourrait être nocif pour celle qu’on n’aime pas (professionnellement, personnellement, ou que sais-je).

Ça doit être plus fort qu’eux, j’sais pas. Sinon ils explosent ou ils ont la raie qui suinte, un truc atroce du style.

Et donc, ce jour-là, j’ai réalisé que je pouvais rien faire contre.

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Quoi qu’il arrive, il y aura toujours des gens pour ne pas nous aimer, pour des raisons parfois légitimes et parfois pas, qui le diront publiquement ou non.

Sauf peut-être si on cesse toute activité professionnelle/estudiantine, ou si on coupe les ponts avec tout le monde pour emménager dans le Lot-et-Garonne.

L’intégrité, c’est important. Être aimée par tout le monde, beaucoup moins.

L’important, je trouve, c’est de rester droit dans mes bottes. Du moins tant qu’on ne fait de mal à personne intentionnellement et que lorsqu’on en fait sans le vouloir, on en tire une leçon afin que ça ne se reproduise pas.

L’intégrité, c’est important. Être aimé•e par tout le monde, beaucoup moins (et en plus c’est impossible, une deuxième raison pour s’en battre encore plus les ovaires).

Choix musical judicieux et de bon goût.

Je sais bien m’entourer

Reconnaître les gens bien qui me font du bien et les gens bien qui ne m’en font pas (parce que oui, on peut très bien être la personne toxique de quelqu’un d’autre en étant pourtant vachement sympa et saine d’esprit).

Et reconnaître les gens pas bien, aussi, mais ça c’est franchement beaucoup plus fastoche.

Ma vie est tellement plus simple depuis que je n’accorde de l’importance qu’à la toute première catégorie, je te raconte pas. On dirait, j’sais pas, le mot « bonjour » tellement c’est facile.

C’est presque trop simple même. Du coup, j’vais passer un coup de fil à ma meilleure pote du premier trimestre en sixième tiens*.

*C’est faux. Et complètement injuste : si ça se trouve, elle a changé.

Je réussis à être amie avec mes ex

Enfin, seulement le dernier, mais c’est déjà ça.

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Je sais être raisonnable avec l’argent

Avant, je me posais des questions uniquement quand j’étais dans des situations financières posant problème.

Je fumais clope sur clope, parce que de toute façon comment aurais-je pu faire autrement, vu que j’étais sévèrement atteinte en terme d’addiction.

J’allais boire des coups à l’extérieur et quand j’étais invitée chez des gens, je ramenais systématiquement une bouteille d’alcool fort et un soft (ce qui est à la fois mauvais pour mon foie, ma santé en général et mes finances).

J’allais souvent manger au restau ou je me faisais livrer. Pendant mes courses, je faisais juste attention à ne pas acheter de la bouffe de marque, mais c’était là ma seule façon d’être raisonnable.

Et depuis quelque temps, j’arrive à gérer un peu mes pulsions.

J’arrive à passer devant ce fast-food qui me fait tellement envie pour marcher cinq minutes de plus jusqu’au Carrefour afin de m’acheter un quelque chose qui me fera plaisir, mais sera moins cher.

Mes potes quand j’ai réussi à pas aller au KFC.

J’arrive à me dire que même en ayant très envie d’aller à ce concert de Fleet Foxes, vaut mieux que je sois prudente parce que je sais pas quand tomberont mes « salaires ». Et que je serais vraiment super contente de pas avoir pris de place si les virements ont du retard.

J’arrive à dire non à des soirées qui me semblent partie pour me coûter un rein.

Mais aussi, 59% du temps, je me motive à rentrer à pied plutôt qu’en Uber (ce qui est vachement plus facile depuis que je vis plus à Paris, d’ailleurs).

Et chaque fois, principalement pour me remonter le moral après l’énorme déception qui m’habite, je m’autocongratule et j’y vois une preuve que je suis en train de faire une sorte de micro-investissement sur l’avenir.

Franchement, y a des sensations plus déplaisantes (avoir le pubis qui gratte en public, par exemple. Ou en pubic, plutôt. Ah je ris, j’adore l’humour).

J’arrive à ne plus être drama

AU MOINS 95% du temps ! Et les 5% restants, c’est juste UNE FOIS où j’ai pleuré assise par terre devant une boucherie pour une broutille.

ÇA VA, ça aurait pu passer pour un hommage à Louisy Joseph et une grosse envie de protéines animales.

Allez, à toi de te féliciter : quelles sont les trucs d’adulte que tu as faits dont tu es fière ?

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Sophie Riche

Sophie Riche est membre de la rédac depuis 2011, époque à laquelle elle officiait sous le pseudonyme Sophie-Pierre Pernaut. Elle aime manger du fromage et l'humour un peu gras.

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Commentaires
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  • Gabelote
    Gabelote, Le 29 juin 2017 à 17h41

    @Aska ben disons que justement, pour une fois (le coup de l'agence immobilière), je me suis sentie tellement dans mon bon droit face à des professionnels qui ne pouvaient pas admettre qu'ielles avaient mal fait leur boulot (car mal tenir un agenda de rdv, c'est mal faire son boulot), que tout ce qu'ielles auraient pu penser de moi me passe trèèèès loin au dessus de la tête. Passer pour une hystérique ne me fait plus peur du tout (surtout depuis que j'ai réalisé que "hystérique" est le terme générique qu'on emploi quand on veut discréditer une femme qui n'a pas peur de s'exprimer à haute voix *coucou le patriarcat*), ce que pensent de moi des gens que je ne vais jamais revoir de ma vie m’indiffère.
    Je reste persuadée que si j'avais été juste "raisonnable et conciliante", la personne que j'avais en face de moi n'aurait pas fait autant d'effort pour que j'obtienne satisfaction. (Bon, en même temps j'ai aucun moyen de le savoir pour sûr).
    Après coup, c'est sûr, j'étais pas sereine car je ne m'énerve que rarement, je déteste ça. Et surtout j'ai détesté cette impression de devoir entrer dans un rapport de force pour obtenir quelque chose de raisonnable. Mais le fait est que ça a marché.

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