Recherche de logement à louer : quelques conseils

La recherche d'un logement en location peut être un vrai calvaire, alors voici quelques conseils de Mymy pour optimiser votre temps, votre argent et mettre le plus de chances possible de votre côté !

Recherche de logement à louer : quelques conseils

– Article initialement publié le 8 août 2012

Ah, juillet-août, ces mois bénis pendant lesquels la quasi-intégralité des jeunes adultes de France et de Navarre se mettent en quête d’un petit quelque chose qui leur permettrait de quitter le cocon familial.

Armé•es de ta bonne humeur, de ton courage, de ta bonne foi et d’une demi-tonne de papiers administratifs, te voilà parti•e sillonner la ville — avec ta liasse de numéros de portable à contacter s’étoffant de minute en minute —, entre agences immobilières, particuliers, appartements vides et appartements pas encore vides.

Pour ne pas paniquer (et éviter les arnaques), voici quelques conseils donnés par moi-même, galérienne confirmée de la recherche de logement, qui complèteront efficacement (je l’espère) les chouettes astuces de Sophie Riche !

Les listes payantes tu fuiras

Mise en situation : tu en es à ta vingt-neuvième visite d’agence immobilière, et tu es las•se de ne te faire conseiller que des logements bien loin de tes critères (et, étrangement, toujours plus chers, plus grands, plus beaux que le 20 m² que tu espères humblement), tu as les pieds en compote et le cerveau bouilli par le soleil d’août.

Tu pousses alors la porte d’un énième local climatisé et demandes à visiter ce studio lumineux, avec toilettes séparées et coin-cuisine équipé, commodément situé à deux pas du métro, en face d’un Franprix et au-dessus d’une boulangerie.

Ta carte d’identité déjà brandie pour la laisser en caution le temps de la visite en échange des clés du logement, tu mets un petit moment à comprendre ce qu’on te dit.

Ne fais pas confiance aux listes : si elles peuvent être utiles dans la vie quotidienne, celles de ces « agences immobilières » ne feront qu’un trou dans ton compte en banque.

C’est évidemment avec un merveilleux sourire confiant que le/la réceptionniste t’expliquera que pour une somme des plus modiques (généralement près de 200€ — très très modique), tu auras accès à une formidable liste de logements correspondant exactement à tes critères, que tu pourras visiter à ta guise jusqu’à faire ton choix, et ce sans date de péremption.

Ton esprit embrumé a du mal à faire la connexion ? Tu as déjà sorti ton chéquier, épuisé•e par tes pérégrinations ? Stop, malheureuse ! On est simplement en train de te proposer de payer pour un truc que chaque agence fait gratuitement — te proposer des logements et te permettre de les visiter.

De plus, il arrive bien souvent (étonnant, je sais) que sur la vingtaine de logements que comporte généralement la liste, il n’y en ait même pas une dizaine qui corresponde réellement à tes critères. Quoi ? Que dis-tu ? Récupérer tes sous ? Ahahahahahahaha. Fallait pas être si difficile. Et hop là ! 180€ de perdus. Ne fais pas confiance aux listes : si elles peuvent être utiles dans la vie quotidienne, celles de ces « agences immobilières » ne feront qu’un trou dans ton compte en banque.

Les bonnes questions tu poseras

Il y a une petite liste d’informations à récolter à chaque visite, qui pourront soit t’aider à départager deux logements qui t’attirent (si tu as la chance d’en trouver plus d’un qui te convienne), soit tout simplement te permettre de prévoir certaines dépenses, en plus du loyer.

En voici une sélection (j’en ai sûrement oublié, n’hésitez pas à mentionner vos questions indispensables dans les commentaires !) :

  • Ce qui est compris dans les charges : généralement l’eau froide, mais les charges peuvent aussi inclure l’eau chaude, le chauffage, les frais d’entretien de l’immeuble (notamment s’il y a un ascenseur et/ou un•e concierge), la box Internet (surtout dans les meublés), le gaz…
  • Le fonctionnement du chauffage : ce n’est pas forcément un réflexe en plein été, mais un appartement mal chauffé peut devenir quasiment invivable une fois les frimas venus. Radiateur électrique, à gaz, chauffage central géré par la copropriété… il y a plusieurs options possibles et elles n’ont pas toutes le même coût. Pensez aussi au simple ou au double vitrage : un radiateur électrique pas terrible sous une fenêtre en simple vitrage, ça peut faire grimper une facture EDF !
  • S’informer sur le quartier : quels commerces se trouvent aux alentours, quels transports en commun desservent ce coin… si vous visitez avec une agence, il est possible qu’ils ne soient pas trop au courant, mais un•e propriétaire ou un•e locataire sortant•e saura vous répondre.

D’ailleurs, si vous visitez l’appartement d’un•e locataire sortant•e (c’est-à-dire qui habite encore dans l’appartement et va bientôt le quitter), posez toutes les questions du monde ! Voisins bruyants, tolérance aux fêtes, réseaux wi-fi non protégés, ambiance du quartier (surtout la nuit), etc.

N’ayant aucun intérêt à vous mentir, un•e futur•e ex-locataire sera souvent plus honnête qu’un•e employé•e d’agence ou un•e propriétaire.

Ton dossier en mille exemplaires tu trimballeras

Le Mal est descendu sur Terre un jour, et y a implanté les visites groupées, autrement dit, une dizaine de personnes toutes intéressées par le même logement qui le visitent en même temps histoire de faire d’une pierre dix coups, et qui sont ensuite jetées dans l’arène des Hunger Games pour en découdre. Enfin, bon, presque.

Si tu n’as pas ton dossier sur toi en quatre ou cinq exemplaires, voici ce qui arrive : tu as un coup de cœur pour un appartement refait à neuf, bien situé, cinquante euros moins cher que ton plafond de loyer, avec une petite cour intérieure où se prélasse un magnifique chaton au soleil. Tu cours chez toi chercher ton dossier, tu fonces dans le métro, tu bondis dans le bus pour arriver à l’agence immobilière écarlate, en sueur et le regard un peu hanté par l’espoir.

Mais pas de bol : l’un•e des visiteur•es qui y était en même temps que toi a déjà déposé son dossier et réservé le logement. Probablement celui ou celle à qui tu avais tenu la porte, histoire de bien enfoncer le clou.

Si tu as ton dossier en plusieurs exemplaires, il faut être à l’agence en premier.

Si tu as ton dossier en plusieurs exemplaires, ton principal challenge est d’être le/la plus rapide à faire le trajet logement-agence. Un conseil : arrête de tenir la porte aux gens. Vous n’avez pas à être courtois•e. Vous n’êtes pas ami•es. Vous êtes ennemi•es.

Petit rappel des pièces généralement exigées pour le dossier (ce sont des photocopies) :

  • Une pièce d’identité pour toi et pour ta caution (l’un de tes parents, ou les deux le plus souvent)
  • Un RIB pour toi et un pour ta caution
  • Les trois dernières fiches de paie de ta caution
  • Le contrat de travail de ta caution, et le tien si tu en as un
  • Les trois dernières quittances de loyer de ta caution (ou la dernière taxe foncière s’il s’agit d’un•e propriétaire)
  • Le dernier avis d’imposition de ta caution

Tes frais tu calculeras

En dehors du loyer mensuel de ton appartement, emménager entraîne des dépenses. Une agence immobilière te coûtera plusieurs centaines d’euros de frais d’agence (généralement l’équivalent d’un loyer hors charges).

N’hésite pas à exiger qu’on précise les moindres défauts de ton logement lors de l’état des lieux.

Il faut également prévoir une caution (un mois de loyer) qui te sera remboursée quand tu quittes ton logement si tu le laisses en aussi bon état que tu l’as trouvé (hors « usure normale » due au fait que, eh bien, tu y auras habité pendant un certain temps).

C’est pour cela qu’il faut faire très attention et être très minutieux•se au moment de l’état des lieux : ne pas hésiter à exiger que la personne avec toi précise les moindres fissures, les moindres défauts, car les propriétaires sont, étrangement, toujours plus enclin•es à encaisser une caution qu’à la rembourser ! Si ton état des lieux est effectué par un•e huissier•e — ce qui est bien car il/elle n’a aucun intérêt à ne pas être totalement honnête et précis•e —, il se peut que tu paies des frais d’huissier. Eh oui.

En espérant que ces conseils te soient utiles, je file rêver à mon merveilleux nouvel appartement. Bon courage !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • SuperPoney
    SuperPoney, Le 18 août 2016 à 10h15

    Je précise juste que, désormais (et malgré l'abandon de la Garantie Universelle des Loyers) beaucoup de propriétaires choisissent maintenant de ne plus demander de caution, mais le locataire doit alors avoir des revenus équivalents à 3 fois le loyer.
    Certains propriétaires relous/malhonnêtes réclament même 4 fois le loyer, voire 5 fois (véridique, vu à Paris pendant ma recherche, sur une annonce pour un 2 pièces à 1300€ ... apparemment pour le type il fallait gagner 6500€ par mois pour être intéressant !)

    Après, la caution continue d'être acceptée pour les étudiants et certaines situations pas très stables, mais j'ai vu énormément d'annonces refusant les cautions solidaires.


    Pour ma petite expérience : j'ai cherché un appartement sur Paris, pour mon copain et moi.
    On est tous les 2 en CDI (moi en plus dans la fonction publique donc rassurant pour un bailleur), on a des revenus très confortables, plus de 5000€ à nous deux chaque mois, on avait en plus des cautions hyper solides (parents propriétaires, caution mutualiste ...).
    Et bah on a quand même un peu galéré pour les raisons suivantes :

    - on a été un peu exigeant (pas de RDC, arrondissements limités, pas de travaux à faire, cuisine séparée)

    - il fallait absolument être le plus rapide. Une fois on a visité un appart (on était seuls avec l'agent, il ne faisait que des visites individuelles), on était très intéressés, on a donné notre dossier sur place en disant qu'on avait encore 15 jours de préavis sur nos anciens appartements, et c'était trop pour l'agence, le proprio voulait quelqu'un TOUT DE SUITE

    - On a vu des apparts hors de prix pour des prestations nulles (bienvenue à Paris). Par exemple : sur l'annonce, beau 2-3 pièces dans le 1er arrondissement, dressing, grande salle de bain, pas de travaux, 3e étage ...
    Arrivés sur place : étages en double palier (donc 6 escaliers, pas d'ascenseur), accès par une arrière cour qui donnait sur ce que je soupçonne être un sweat-shop avec des travailleurs pas forcément légaux, porche occupé par des prostituées (j'ai rien contre du tout, j'ai vécu 1 an dans une rue où il y avait des prostituées et elles étaient très sympa -c'est juste que là, elles avaient leur chambre à côté de l'appart ...) ; appart très bas de plafond, pièce à vivre pas aménageable, chambre miniature, fenêtres miniatures, intérieur humide, douche cassée ...
    Le tout pour presque 1600€ par mois (hors EDF, chauffage électrique !), pour environ 60m². Enjoy.


    BREF faut beaucoup de patience dans les zones tendues.
    heureusement, on a fini par trouver, avec une agence (indépendante, je pense que ça a son importance) qui a été très réglo, très pro (le proprio a fait faire l'état des lieux par une entreprise externe, du coup on n'a rien payé pour ça, l'agence n'a pas voulu nous facturer une prestation qu'elle ne faisait pas elle-même), loyer encadré ...

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