Les Griffes de la Nuit

J’ai commencé ce tour des films d’horreur dans le but de vous faire (re)découvrir les grands classiques du genre, il est donc tout naturel de faire un détour par Elm Street, dans la ville de Springwood, histoire de faire un petit coucou à notre grand brûlé préféré : Freddy Krueger, créé par le merveilleux Wes […]

Les Griffes de la Nuit

J’ai commencé ce tour des films d’horreur dans le but de vous faire (re)découvrir les grands classiques du genre, il est donc tout naturel de faire un détour par Elm Street, dans la ville de Springwood, histoire de faire un petit coucou à notre grand brûlé préféré : Freddy Krueger, créé par le merveilleux Wes Craven en cette belle année 1984, et interprété par le non mois génial Robert Englund.
Autre point important : c’est dans ce film que Johnny Depp fait sa toute première apparition à l’écran. On dit merci qui ? Merci Mr. Craven.

Dans Les Griffes de la Nuit, on fait donc la connaissance de ce charmant Freddy Krueger, fils d’une malade mentale violée par les patients d’un hôpital psychiatrique, qui meurt en lui donnant naissance. Un joli départ dans la vie. Une fois marié, et père à son tour, il se met à tuer des enfants, et lorsque sa femme s’en aperçoit, il menace de la tuer elle aussi si elle l’ouvre. Mais bon, histoire de ne pas prendre de risque, il finit par l’étrangler sous les yeux de sa fille alors âgée de cinq ans. Lorsqu’il est enfin arrêté, le soulagement des habitants de Springwood n’est que de courte durée, puisqu’il est rapidement relâché : vice de procédure. Pas très contents (sans dec) les parents traquent Freddy jusqu’à sa planque – une vieille chaufferie dans laquelle il amenait ses victimes – et y foutent le feu, piègeant ainsi le vilain tueur d’enfants. Et c’est ainsi qu’il se retrouve affublé de ce merveilleux faciès façon crème brûlée. Sans oublier son mythique chandail vert et rouge (Wes Craven a choisi ces couleurs car il a lu quelque part que c’était la combinaison qui agresse le plus les yeux) et bien sûr, son gant ultra-customisé sponsorisé par Gillette, pour nous les hommes.


"COPAAAAIN ! Viens faire câlin à Tonton Freddyyyyy !"

Et là, ça se corse. Freddy se nourrit de la peur qu’il inspire pour revenir d’entre les morts et continuer ainsi à exercer son passe-temps favori de manière un peu plus créative. En effet, Freddy n’apparaît que dans les cauchemars des enfants et c’est là qu’il les tue : dans leur sommeil. Il s’introduit dans leurs rêves pour se nourrir de leur peur et s’en servir contre eux.

Maintenant que le contexte est placé, passons à la suite…

Le film s’ouvre sur le cauchemar de Tina (Amanda Wyss), une jeune blondinette en chemise de nuit blanche qui se retrouve traquée par un Freddy furtif, à peine visible. C’est après son cauchemar qu’on entend pour la première fois la mythique comptine reprise et remixée dans tous les épisodes suivant de la franchise. Déjà, j’ai toujours trouvé que les comptines c’était flippant, mais celle-ci m’a traumatisée pendant des années :

« 1-2 Freddy te coupera en deux
3-4 remonte chez toi quatre à quatre,
5-6 n’oublie pas ton crucifix,
7-8 surtout ne dors plus la nuit,
9-10 il est caché sous ton lit… »

Les paroles changent selon les films qui suivent, mais pas l’air de la chansonnette. Sur huit films, ça devient lourd à la fin.

Le lendemain matin, Tina retrouve ses amis Nancy (Heather Langenkamp) et Glen (Johnny Depp !) et leur fait part de son cauchemar. Ils décident donc de passer la soirée ensemble pour lui faire oublier son vilain rêve, mais quand ils abordent le sujet, Nancy se rend compte qu’elle a elle aussi rêvé du méchant croquemitaine. Puis le petit copain obsédé et crétin de Tina fait irruption, fout son bordel et hop, tout le monde au lit ! Après une bonne partie de jambes en l’air, Tina s’endort paisiblement et s’enfonce dans un nouveau cauchemar… et c’est dans celui-ci que Freddy fait véritablement son entrée. Allure grotesque, répliques qui tuent, rire sadique, comme un personnage de dessin-animé un brin taré. On y découvre sa capacité à faire preuve d’inventivité à tout moment, il joue avec son corps et avec les décors – comme dans un rêve quoi. Mais surtout, il s’amuse comme un petit fou avec ses victimes, et je dois avouer que j’ai du mal à me retenir de rire dès qu’il entre en scène.


"Le téléphoneeeeeuh léchouille… pour la premièreeeeuh fois"

Il est difficile de ne pas développer une certaine tendresse pour le personnage (toute boucherie mise à part). Le gros défi des films qui ont suivi celui de Craven a été de faire preuve d’autant de créativité. Certains ont plus réussi que d’autres, mais c’est quand même Wes Craven qui a créé le mythe, c’est donc à lui que revient la palme. Freddy Krueger se démarque des autres tueurs cultes tels que Michael Myers (Halloween) ou Jason Voorhees (Vendredi 13) par plusieurs aspects : il parle, il court, il fait le con, il fait des blagues, il s’amuse beaucoup,bref, rien à voir avec le concept du boucher silencieux. La plupart des gens sont d’accord pour dire qu’un tueur silencieux, masqué, qui ne prend même pas la peine de courir pour vous rattraper, c’est hyper flippant, et je ne contredirai personne sur ce point là (Michael Myers m’a fait acheter une veilleuse de nuit). On pourrait penser qu’un clown tel que Freddy serait finalement plus comique que flippant, eh bien non, même pas. J’aurais aimé que le Red Bull existe lorsque j’ai découvert ce film pour la première fois. Je devais avoir sept ou huit ans, et j’ai eu un mal de chien à me réconcilier avec le sommeil, j’étais persuadée que Freddy était accroupi au pied de mon lit, attendant que je m’endorme.

Pourtant, déjà à cette époque, j’étais morte de rire devant ses pitreries, mais une fois sous la couette, je faisais moins la fière… Et puis le fait de revoir la même tête, celle de Robert Englund, dans tous les films qui ont suivi, ça aide à garder le mythe en vie. La franchise a même été adaptée pour une série télé, et là aussi Englund a été fidèle au poste ! Un remake du premier opus est prévu pour début 2010, et pour la première fois, Freddy sera interprété par un autre acteur : Jackie Earle Haley. La légende va en prendre un coup… A force de voir Robert Englund pendant des années sous les traits de Freddy Krueger, c’était un peu comme retrouver un vieux pote, là ce sera comme faire la connaissance du nouveau collègue qui a pris la place du vieux parti à la retraite.


"J’ai l’impression que pour réussir à Hollywood dans les 80’s, fallait forcément avoir cette coupe" (So)

Bon, bien sûr, Les Griffes de la Nuit, c’est aussi du sang hein. Un bon film d’horreur se fait rarement sans quelques éclaboussures. Dans ce cas précis, je parlerai plutôt d’inondation (la mort de Johnny Depp est assez spectaculaire dans le genre). Sans parler des petits délires de Freddy qui vont parfois un peu loin dans la mutilation (et même l’auto-mutilation). Mais bon, on est en 2009 et depuis on a fait bien pire. Ceci dit, je tiens à signaler que pour un film vieux de 25 ans, il se défend pas mal niveau effets spéciaux… à certains moments en tous cas.

Quoiqu’il en soit, le film envoie un message clair : en 1984, il était plus facile de vivre avec des cheveux bouclés. Trois coups de brosse sur cheveux secs, deux barettes, et vous pouviez sortir avec Johnny Depp. Et je ne vous parle même pas des tenues. Ah, c’était le bon vieux temps.

Oh, et une question tant que j’y suis, avis aux fans de la série Skins : suis-je la seule à trouver que Nancy a un faux air de Cassie ?

Voilà, ce sera tout pour aujourd’hui, alors faites de beaux rêves, et à la semaine prochaine !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Mlle-stouf
    Mlle-stouf, Le 12 août 2009 à 18h43

    J'vais pas dormir cette nuit ...

    J'ai vu Freddy à 6 ans et j'ai cauchemardé dessus pendant 10 ans (oui oui j'abuse pas !). Jamais je ne reverrais ce film !!!
    Mais très bon article, bien écrit ^^

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