Quentin Tarantino et le girl power

Quentin Tarantino aime les femmes. Les femmes fortes. Et il leur rend hommage comme peu de réalisateurs dans ses films. Passage en revue non exhaustif.

Quentin Tarantino et le girl power

Màj du 27 mars 2012 : Quentin Tarantino a 49 ans aujourd’hui, l’occasion de ressortir ce petit papier !

Le 11 août 2009 — J’ai beau chercher… là comme ça tout de suite, je ne vois pas d’autres réalisateurs d’obédiance masculine qui aient à ce point rendu les femmes belles et fortes dans leurs films. Quentin Tarantino aime les femmes et à l’occasion de la sortie d’Inglorious Basterds le 19 août en France, on a décidé de rendre hommage au girl power façon Tarantino. Quels en sont les ingrédients, les icônes, les fétichismes ?… Tonton Fab te dit tout. Ou presque.

Des girls et des guns…

C’est une constante, Tarantino pique tous les clichés liés à la testostérone pour les mettre dans les mains de jolies nanas au caractère bien trempé. Et forcément, LE symbole complètement phallique : le gros gun à base de pétoire.

juliette lewis natural born killers

Première icône à manier le fusil à pompe avec une dextérité de cowboy : Juliette Lewis dans Natural Born Killers (Tueurs Nés réalisé par Oliver Stone en 1994), dont le scénario a été écrit en 1990 par Tarantino avant même qu’il commence à réaliser.

Même dans les mains de Pam Grand’Ma Grier, il peut pas s’empêcher (Jackie Brown)…

O’Ren Ishi (Lucy Liu) avec une mitrailleuse à la main et la scène du combat au fusil à pompe dans l’hôtel (culte ! – Kill Bill)

Uma Thurman aka Black Mamba, LA Muse de Tarantino, qui tient un gun. L’un des rares moments où on la voit avec autre chose à la main qu’une arme blanche.

Parce qu’en fait, en y réfléchissant bien, Tarantino, c’est pas que des filles et des lance-pruneaux, c’est plus globalement… des filles et de la violence (beaucoup) !

Des girls et des bourre-pifs

Quoi de plus sexy qu’une nénette qui envoie un coup de boule à une congénère ou – mieux encore – une gonz’ qui rétame un gros lourd ? Que ce soit à l’arme blanche ou à coups de crochets dans la bouche, les nanas de Tarantino envoient du bois.

La FANTASTIQUE scène finale de Death Proof – je l’ai trouvée complètement jouissive pour ma part – explique à elle seule cet état d’esprit – à grands coups de mothafeucka – asshole et autres gros mots dans la langue de Shakespeare.


HIHIHIHIHIHIHIHI

Je t’invite à cliquer sur la vidéo pour la voir en entier – bon c’est la scène finale donc ça envoie du spoil, forcément.

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On ne peut pas évoquer la violence au féminin chez Tarantino sans causer de son génial dyptique Kill Bill, volumes 1 et 2 et notamment de la scène de bagaaaarre Black Mamba VS les Crazy 88, où y’a bain de sang dans un sympathique restaurant japonais (et où tu apprends qu’un sabre, ça coupe ‘achement).

« Commissaire Bialès, j’vous préviens, c’est une vraie boucherie là-dedans »

Grosse grosse conjonctivite

Aucune table n’a été maltraitée sur le tournage.

Sans oublier l’explosive scène de combat dans une caravane entre Black Mamba et Elle Driver (Daryl Hannah). Un rythme fantastique, des bourre-pifs qui cognent et… une fin un tantinet glauque (réservée aux + de 16 ans, je pense)

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– Dans Inglorious Basterds, Mélanie Laurent ne rigole pas. Tarantino lui colle une soif de revanche sanguinaire, une hache ou un pistolet à la main… Tu t’rends compte ? La fragile Mélanie Laurent, celle qui joue dans Je vais bien, ne t’en fais pas. Quand elle passe entre les mains du Quentin, elle devient une machine à tuer.

Alors mon petit monsieur, on vous fait quoi aujourd’hui ?
Pas trop court devant et rafraichi sur les côtés ?

Des girls et des voitures

Autre gros symbole phallique testostéroné que Quentin aime refiler à ses filles : les caisses, américaines de préférence, cabriolet si possible et obligatoirement avec des chevaux sous le capot. Bien sûr, on pense directement à la seconde partie de Death Proof / Boulevard de la Mort, mais ça a commencé bien avant :

En 1990, pour True Romance et son premier scénario, c’est Patricia Arquette qui conduit la cab’ alors que Christianou Slater se repose sur son épaule. Pour Quentin, c’est « femme au volant, magnifique plan au tournant »…

N’importe qui a vu Kill Bill vol.1 a été marqué à tout jamais par le « Pussy Wagon »…

pussy wagon

Dans le vol 2., sur la route qui mène à Bill, The Bride conduit un magnifique cab’…

Et bien sûr… Death Proof, avec la magnifique Dodge Challenger RT 1970, que les gros fans de ciné capteront comme une référence directe à Vanishing Point, un cultissime road movie datant de 1971.

Si tu nous prêtes ta voiture, ma copine là-bas, elle te montre son kiki. Sisi.



La scène avec la cascadeuse Zoe Bell (qui joue son propre rôle dans le film) est devenue mythique… y’a des centaines de captures de DVD sur les forums de fans de grosses ouatures.

Qu’est-il arrivé à la cheerleader pendant que ses copines dérouillaient l’autre abruti ?… On ne le saura sans doute jamais.

Des girls et… la danse !

Tout comme la musique, la danse est omniprésente dans les films de Tarantino. Le gaillard a pigé un truc : quand tu mets une musique bien spécifique derrière une scène forte, à chaque fois que tu entendras la musique par la suite, tu penseras au film. Implacable. Tarantino ne demande jamais à des compositeurs d’écrire de la musique originale pour ses films, il pioche dans sa collection perso… Et forcément, ça donne des scènes cultes.

Rien à voir avec la semoule, parce que Michael Madsen n’a rien d’une girl, mais impossible de faire un topo sur la danse chez Tarantino sans évoquer l’incroyable scène de torture de Reservoir Dogs, sur fond de Stuck in the Middle with You. Reservoir Dogs reste d’ailleurs le seul film 100% couilles de Tarantino. Pas une gonzesse, si ce n’est l’explication dans le texte de Like a Virgin de Madonna dans la première scène.

J’lui sers quoi, au p’tit Monsieur ? Un whisky ? Un bidon d’essence ?

Quand on parle danse et Tarantino, y’a pas photo : on pense direct à… Pulp Fiction. Tarantino, Pulp Fiction ET Travolta auront gagné leurs lettres de film culte à la suite de la scène de danse pour gagner le trophée du Jack Rabbit Slim’s Twist Contest. Dans le monde entier, la fameuse choré continue de dépanner tous les danseurs en mal d’inspiration et ce depuis le milieu des années 90.

Young lady, what’s your name ? Mrs Mia Wallace. And how about your fella here ? Vincent Vega !

Petite vidéo, parce que ça fait toujours plaisir (2,3 millions de vues sur Youtube haha) !

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Et comme quoi elle est toujours d’actu, 15 ans après Pulp Fiction, Tarantino s’est payé une petite danse avec notre Mélanie Laurent nationale sur les marches du Festival de Cannes.

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(on est d’accord, Tarantino est meilleur avec une caméra à la main que sur un dancefloor)


L’autre scène blablablutifiante alliant une nana et une scène de danse dans un film de Tarantino : la FAMEUSE scène de lapdance, avec Vaness « Butterfly » Ferlito et son fameux short qui remue son boul (et quel boul !) pour Kurt Russell aka Stuntman Mike. Allez, c’est cadeau, la vidéo de la discussion pré-lapdance + la séquence. Le plus fort dans tout ça ? Elle danse en tongs, oué !

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Des girls et des pieds

Là, faut dire que c’est clair : le Quentin a un faible pour les pieds des femmes. Il ne le nie pas d’ailleurs et même s’il le niait, ses films causeraient pour lui.

– Parce qu’il est capable de placer au centre de son film un débat de plus de 5 minutes entre John Travolta et Samuel L.Jackson : est-ce que c’est sexuel de faire un massage des pieds à une nénette ou pas ?… (à partir de 1’08)

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– Parce que dès qu’ils peuvent, chez eux surtout, ses personnages se baladent pieds nus (avec des plans en conséquences – Uma Thurman dans Pulp Fiction, Uma Thurman et David Carradine dans la scène finale de Kill Bill vol.2, détendus du zgeg, pieds nus, Sydney Poitier chez elle dans la première scène de Death Proof…)

L’un des plus beaux plans de Tarantino ever.

Cette photo mérite d’être en fond d’écran de ton ordi (clique ici)

Pieds nus dans la voiture, un grand classique chez Quentin…

… ça peut aussi attirer les dingos.

Pieds nus dans un bar. La classe absolue.

– Parce que les pieds d’Uma Thurman sont devenus mondialement célèbres depuis la fameuse scène où elle ordonne à son gros orteil de bouger dans Kill Bill volume 1.

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– Plus ancien, dans Une nuit en enfer, la scène où Quentin himself lèche le pied de la danseuse-vampire Salma Hayeh (énorme ! – merci à panda-panda et Billy. sur le forum)

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– Et enfin, celle qui a tout pigé à la recette « comment se mettre le Tarantino dans la popoche pour une interview aux petits oignons » : Daphné Roulier qui lui met carrément ses petons sur un plateau pour une interview massage des pieds (merci au Prof. Bobby Freckles !)

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Babooz92i
    Babooz92i, Le 12 mai 2014 à 17h01

    terrific-fluffy-bunny;4734680
    Si si-c'est la même chose. J'ai pas été claire, il devait être tard pour l'autre message.
    Je ne suis pas d'accord avec feminist frequency... C'est ça.
     J'avais mal compris, je pensais être à côté de la plaque. Oui c'est dommage mais je pense que beaucoup ont tendance à voir les choses de manière binaire, parfois on dit de moi que je me comporte comme un garçon (c'est un peu aussi à cause de ça que j'ai du mal à me dire que je suis une Femme avec un grand "F"). Pour en revenir à Tarantino, peut-être que l'auteur de l'article lui reproche de représenter la femme sans les problématiques auxquelles elle est confrontée de par son sexe, la scène du viol par exemple est invraisemblable.
    Mais bon c'est un réalisateur masculin, c'est normal qu'il représente l'autre sexe à sa manière.

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