Quentin Tarantino et le girl power

Pondu par Fab le 11 août 2009  

J’ai beau chercher… là comme ça tout de suite, je ne vois pas d’autres réalisateurs d’obédiance masculine qui aient à ce point rendu les femmes belles et fortes dans leurs films. Quentin Tarantino aime les femmes et à l’occasion de la sortie d’Inglorious Basterds le 19 août en France, on a décidé de rendre hommage au girl power façon Tarantino. Quels en sont les ingrédients, les icônes, les fétichismes ?… Tonton Fab te dit tout. Ou presque.

Des girls et des guns…

C’est une constante, Tarantino pique tous les clichés liés à la testostérone pour les mettre dans les mains de jolies nanas au caractère bien trempé. Et forcément, LE symbole complètement phallique : le gros gun à base de pétoire.

Quentin Tarantino et le girl power 20090805 tarantino juliettelewis 1

Première icône à manier le fusil à pompe avec une dextérité de cowboy : Juliette Lewis dans Natural Born Killers (Tueurs Nés réalisé par Oliver Stone en 1994), dont le scénario a été écrit en 1990 par Tarantino avant même qu’il commence à réaliser.

Quentin Tarantino et le girl power 20090805 tarantino pamgrier 1

Même dans les mains de Pam Grand’Ma Grier, il peut pas s’empêcher (Jackie Brown)…

Quentin Tarantino et le girl power 20090805 tarantino killbill guns1

O’Ren Ishi (Lucy Liu) avec une mitrailleuse à la main et la scène du combat au fusil à pompe dans l’hôtel (culte ! – Kill Bill)

Quentin Tarantino et le girl power 20090805 tarantino killbill guns2

Uma Thurman aka Black Mamba, LA Muse de Tarantino, qui tient un gun. L’un des rares moments où on la voit avec autre chose à la main qu’une arme blanche.

Parce qu’en fait, en y réfléchissant bien, Tarantino, c’est pas que des filles et des lance-pruneaux, c’est plus globalement… des filles et de la violence (beaucoup) !

Ca vous a plu ? Faites tourner !

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Les 10 dernières réactions à cet article

Lire l'intégralité des 35 commentaires

  1. Le 16/08/2009 à 16h27

    Je suis agréablement surprise par l'article (pas que je doute des capacités analytiques du boss hein, ça non, mais Tarantino et le girl power sont deux sujets qui me chatouillent, et franchement, le résultat est meilleur que dans pléthore de dossiers ciblés). Je ne vais pas ajouter grand chose parce que le débat pourrait durer des heures, mais il me semblait important de soulever la question de la dimension des personnages, pas uniquement féminins d'ailleurs. Les films de Tarantino cristallisent les codes des films de genre, les personnages apparaissent généralement comme l'incarnation d'archétypes de cette mythologie moderne. En cela, son œuvre cinématographique ne fait pas que (pour rester dans le sujet) présenter des personnages indépendants ou donner une nouvelle lumière à la représentation de la dualité féminité / violence, mais propose, non, impose, des références, des modèles chargés en signification, incarne des idéaux et des fantasmes sur lesquels la pop-culture, et donc une partie de l'inconscient collectif, se construit.

    Donc juste pour rebondir sur la réponse de NakedCitySpleen par rapport à Death Proof, j'avais vraiment ressenti les anachronismes comme volontaires, pour moi ni l'une ni l'autre des histoires ne se déroulent aujourd'hui. Le peu d'indices révélateurs du monde contemporains, comme le téléphone portable, m'ont semblé suffisamment ponctuels et isolés pour être hors du temps de l'action, comme pour situer celle-ci dans une dimension parallèle, pour faire un lien entre la mythologie de l'époque et la notre. J'ai ressenti cette expression comme celle d'une réalité n'existant que dans cette mythologie, une histoire symbolique, un conte qui n'a de sens et de place que dans l'univers des films de genre, qui transcende les époques comme composante de notre culture. De la même manière, la disparité entre les deux bandes de filles casse le déroulement classique du scénario de rape and revenge déjà exploité dans Kill Bill, j'ai ressenti ça comme une expression incarnée des deux facettes de l'identité féminine de référence, et ça rejoint ce que tu écrivais par rapport à l'évolution des comportements entre les deux époques. Enfin c'est comme ça que je l'ai ressenti, c'est une interprétation comme une autre.
  2. Le 16/08/2009 à 17h08

    Cette lapdance ... Pfiou ... Je trouve ça... exitant, oui, voilà !
    :redface:
  3. Le 16/08/2009 à 22h10

    "Alors mon petit monsieur, on vous fait quoi aujourd'hui ? Pas trop court devant et rafraichi sur les côtés ?"
    Ouiiiiii Fab, j'adore quand tu parles de coupe de cheveux.

    (Et ça file envie de les revoir c'est clair. C't'article est méga trop bien.)
  4. Fab Fab

    Le 17/08/2009 à 09h49

    Citation:
    Posté par KittyKiller Voir le message
    Les films de Tarantino cristallisent les codes des films de genre, les personnages apparaissent généralement comme l'incarnation d'archétypes de cette mythologie moderne. En cela, son œuvre cinématographique ne fait pas que (pour rester dans le sujet) présenter des personnages indépendants ou donner une nouvelle lumière à la représentation de la dualité féminité / violence, mais propose, non, impose, des références, des modèles chargés en signification, incarne des idéaux et des fantasmes sur lesquels la pop-culture, et donc une partie de l'inconscient collectif, se construit.
    Ouhlala Kittykiller, j'ai voulu juste mettre en scène et regrouper des images et des vidéos plutôt que d'écrire une dissert' mais là, ton commentaire me donne des velléités d'écrire un article plus "approfondi" sur la façon dont Tarantino créé et met en scène ses personnages... mais j'ai vraiment vraiment pas le temps Merci pour ton commentaire en tout cas !
  5. Le 17/08/2009 à 16h54

    Grâce à cet article j'ai profité de ce W-E pour me poser et re-re-re-re-regarder "Pulp Fiction", et comme un petit écho à l'article j'ai remarqué que la déco du "bureau" du dealer de Vincent Vega est en fait constituée de chaussures compensées!!
    Bien plus discret qu'un colloque sur le massage de la voute plantaire, mais présent quand même...
  6. Le 17/08/2009 à 16h58

    Les filles de Tarantino, ce sont des personnages qui me donnent envie de me bouger, de me révolter et d'être davantage moi-même. J'ai besoin d'un imaginaire féminin comme celui-ci.
    J'aime beaucoup ses films, et principalement pour ça je dois dire. Ses nanas ne sont pas que des bombes, elles sont couillues, et j'adore.
  7. Le 17/08/2009 à 20h01

    J'ai adoré l'article, qui tombe pile à un moment où je suis justement à fond ds l'imagerie nana avec un truc phallique (cf mon avatar du genre gun (j'adore ds jacky brown quand le "méchant" mate une vidéo bien kitch de ça avec son pote) et belle caisse..Le côté seventies de ses films me fait aussi complètement triper,(je parle pas du style hippy chic de la mode d'aujourd'hui qui m'ennuie au dernier degrès, ms plutot du style "blaxploitation", j'ai des doutes sur l'orthographe, désolée.) Pour moi c'est ce style qui restera tjrs à la pointe de la mode! Et tout comme toi, Fab, je trouve la scène de fin de bd de la mort complètement jouissive..

    Ca fait plaisir de voir un mec comme tarantino proposer une image différente de la feminité, et tellement plus sexy à mon sens..

    Un gros big-up pour cet article, j'adore, j'adore!!
  8. Le 18/08/2009 à 17h10

    Ça fait plaisir de lire un article sur Tarantino et ses personnages féminins.
    Et ça me rassure aussi, parce que je me souviens avoir lu ou entendu plusieurs avis lors de la sortie de Death Proof, disant que le film était misogyne, surtout par rapport à la première bande de filles. Comme quoi c'étaient des bombasses, qu'elles faisaient rien de leurs journées à part fumer et boire, qu'elles étaient vulgos et qu'elles étaient assez antipathiques. D'un côté, c'est vrai que je trouve la 2e bande de filles plus sympathique mais je ne trouve pas du tout le film misogyne. Au contraire, je me souviens avoir trouvé la scène finale hyper jouissive et en sortant du ciné, je me sentais super forte et j'avais l'impression de pouvoir péter la gueule à n'importe qui.
    Bref, merci Quentin (:

    Quentin suce les orteils de Dolly Wood.

    (Par contre, je trouve les pieds d'Uma Thurman très moches. Surtout le 2e orteil de son pied droit, il est tellement long, on dirait un doigt ).
  9. Le 21/08/2009 à 00h32

    Pour les curieuses, il faut lire "tarantino", une biographie par Jérome CHARYN.

    Ce fan de "Queen Teen" (ça se prononce pareil de ça en English) brosse un portrait "minutieux, pointilleux et julibatoire" du réalisateur, d'après le ELLE du 14 Aout

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