Quentin Tarantino et le girl power

Quentin Tarantino et le girl power
Quentin Tarantino aime les femmes. Les femmes fortes. Et il leur rend hommage comme peu de réalisateurs dans ses films. Passage en revue non exhaustif.

Màj du 27 mars 2012 : Quentin Tarantino a 49 ans aujourd’hui, l’occasion de ressortir ce petit papier !

Le 11 août 2009 – J’ai beau chercher… là comme ça tout de suite, je ne vois pas d’autres réalisateurs d’obédiance masculine qui aient à ce point rendu les femmes belles et fortes dans leurs films. Quentin Tarantino aime les femmes et à l’occasion de la sortie d’Inglorious Basterds le 19 août en France, on a décidé de rendre hommage au girl power façon Tarantino. Quels en sont les ingrédients, les icônes, les fétichismes ?… Tonton Fab te dit tout. Ou presque.

Des girls et des guns…

C’est une constante, Tarantino pique tous les clichés liés à la testostérone pour les mettre dans les mains de jolies nanas au caractère bien trempé. Et forcément, LE symbole complètement phallique : le gros gun à base de pétoire.

20090805 tarantino juliettelewis 1 Quentin Tarantino et le girl power

Première icône à manier le fusil à pompe avec une dextérité de cowboy : Juliette Lewis dans Natural Born Killers (Tueurs Nés réalisé par Oliver Stone en 1994), dont le scénario a été écrit en 1990 par Tarantino avant même qu’il commence à réaliser.

20090805 tarantino pamgrier 1 Quentin Tarantino et le girl power

Même dans les mains de Pam Grand’Ma Grier, il peut pas s’empêcher (Jackie Brown)…

20090805 tarantino killbill guns1 Quentin Tarantino et le girl power

O’Ren Ishi (Lucy Liu) avec une mitrailleuse à la main et la scène du combat au fusil à pompe dans l’hôtel (culte ! – Kill Bill)

20090805 tarantino killbill guns2 Quentin Tarantino et le girl power

Uma Thurman aka Black Mamba, LA Muse de Tarantino, qui tient un gun. L’un des rares moments où on la voit avec autre chose à la main qu’une arme blanche.

Parce qu’en fait, en y réfléchissant bien, Tarantino, c’est pas que des filles et des lance-pruneaux, c’est plus globalement… des filles et de la violence (beaucoup) !

Des girls et des bourre-pifs

Quoi de plus sexy qu’une nénette qui envoie un coup de boule à une congénère ou – mieux encore – une gonz’ qui rétame un gros lourd ? Que ce soit à l’arme blanche ou à coups de crochets dans la bouche, les nanas de Tarantino envoient du bois.

La FANTASTIQUE scène finale de Death Proof – je l’ai trouvée complètement jouissive pour ma part – explique à elle seule cet état d’esprit – à grands coups de mothafeucka – asshole et autres gros mots dans la langue de Shakespeare.

20090805 tarantino deathproof final scene 1 Quentin Tarantino et le girl power
HIHIHIHIHIHIHIHI

Je t’invite à cliquer sur la vidéo pour la voir en entier – bon c’est la scène finale donc ça envoie du spoil, forcément.

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On ne peut pas évoquer la violence au féminin chez Tarantino sans causer de son génial dyptique Kill Bill, volumes 1 et 2 et notamment de la scène de bagaaaarre Black Mamba VS les Crazy 88, où y’a bain de sang dans un sympathique restaurant japonais (et où tu apprends qu’un sabre, ça coupe ‘achement).

20090805 tarantino killbill violence 4 Quentin Tarantino et le girl power« Commissaire Bialès, j’vous préviens, c’est une vraie boucherie là-dedans »

20090805 tarantino killbill violence 2 Quentin Tarantino et le girl powerGrosse grosse conjonctivite

20090805 tarantino killbill violence 3 Quentin Tarantino et le girl powerAucune table n’a été maltraitée sur le tournage.

Sans oublier l’explosive scène de combat dans une caravane entre Black Mamba et Elle Driver (Daryl Hannah). Un rythme fantastique, des bourre-pifs qui cognent et… une fin un tantinet glauque (réservée aux + de 16 ans, je pense)

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– Dans Inglorious Basterds, Mélanie Laurent ne rigole pas. Tarantino lui colle une soif de revanche sanguinaire, une hache ou un pistolet à la main… Tu t’rends compte ? La fragile Mélanie Laurent, celle qui joue dans Je vais bien, ne t’en fais pas. Quand elle passe entre les mains du Quentin, elle devient une machine à tuer.

20090805 tarantino melaurent 1 Quentin Tarantino et le girl powerAlors mon petit monsieur, on vous fait quoi aujourd’hui ?
Pas trop court devant et rafraichi sur les côtés ?

Des girls et des voitures

Autre gros symbole phallique testostéroné que Quentin aime refiler à ses filles : les caisses, américaines de préférence, cabriolet si possible et obligatoirement avec des chevaux sous le capot. Bien sûr, on pense directement à la seconde partie de Death Proof / Boulevard de la Mort, mais ça a commencé bien avant :

En 1990, pour True Romance et son premier scénario, c’est Patricia Arquette qui conduit la cab’ alors que Christianou Slater se repose sur son épaule. Pour Quentin, c’est « femme au volant, magnifique plan au tournant »…

20090805 tarantino trueromance 1 Quentin Tarantino et le girl power

N’importe qui a vu Kill Bill vol.1 a été marqué à tout jamais par le « Pussy Wagon »…

20090805 pussy wagon Quentin Tarantino et le girl power

Dans le vol 2., sur la route qui mène à Bill, The Bride conduit un magnifique cab’…

20090805 killbill voiture Quentin Tarantino et le girl power

Et bien sûr… Death Proof, avec la magnifique Dodge Challenger RT 1970, que les gros fans de ciné capteront comme une référence directe à Vanishing Point, un cultissime road movie datant de 1971.

20090805 tarantino dodge1 3 Quentin Tarantino et le girl powerSi tu nous prêtes ta voiture, ma copine là-bas, elle te montre son kiki. Sisi.

20090805 tarantino dodge1 1 Quentin Tarantino et le girl power
20090805 tarantino dodge1 2 Quentin Tarantino et le girl power
20090805 tarantino dodge1 4 Quentin Tarantino et le girl power

La scène avec la cascadeuse Zoe Bell (qui joue son propre rôle dans le film) est devenue mythique… y’a des centaines de captures de DVD sur les forums de fans de grosses ouatures.

20090805 mustang Quentin Tarantino et le girl powerQu’est-il arrivé à la cheerleader pendant que ses copines dérouillaient l’autre abruti ?… On ne le saura sans doute jamais.

Des girls et… la danse !

Tout comme la musique, la danse est omniprésente dans les films de Tarantino. Le gaillard a pigé un truc : quand tu mets une musique bien spécifique derrière une scène forte, à chaque fois que tu entendras la musique par la suite, tu penseras au film. Implacable. Tarantino ne demande jamais à des compositeurs d’écrire de la musique originale pour ses films, il pioche dans sa collection perso… Et forcément, ça donne des scènes cultes.

Rien à voir avec la semoule, parce que Michael Madsen n’a rien d’une girl, mais impossible de faire un topo sur la danse chez Tarantino sans évoquer l’incroyable scène de torture de Reservoir Dogs, sur fond de Stuck in the Middle with You. Reservoir Dogs reste d’ailleurs le seul film 100% couilles de Tarantino. Pas une gonzesse, si ce n’est l’explication dans le texte de Like a Virgin de Madonna dans la première scène.

20090805 tarantino danse2 Quentin Tarantino et le girl powerJ’lui sers quoi, au p’tit Monsieur ? Un whisky ? Un bidon d’essence ?

Quand on parle danse et Tarantino, y’a pas photo : on pense direct à… Pulp Fiction. Tarantino, Pulp Fiction ET Travolta auront gagné leurs lettres de film culte à la suite de la scène de danse pour gagner le trophée du Jack Rabbit Slim’s Twist Contest. Dans le monde entier, la fameuse choré continue de dépanner tous les danseurs en mal d’inspiration et ce depuis le milieu des années 90.

20090805 tarantino danse1 Quentin Tarantino et le girl powerYoung lady, what’s your name ? Mrs Mia Wallace. And how about your fella here ? Vincent Vega !

Petite vidéo, parce que ça fait toujours plaisir (2,3 millions de vues sur Youtube haha) !

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Et comme quoi elle est toujours d’actu, 15 ans après Pulp Fiction, Tarantino s’est payé une petite danse avec notre Mélanie Laurent nationale sur les marches du Festival de Cannes.

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(on est d’accord, Tarantino est meilleur avec une caméra à la main que sur un dancefloor)

20090805 tarantino downinmexico 2 Quentin Tarantino et le girl power

20090805 tarantino downinmexico 1 Quentin Tarantino et le girl power
L’autre scène blablablutifiante alliant une nana et une scène de danse dans un film de Tarantino : la FAMEUSE scène de lapdance, avec Vaness « Butterfly » Ferlito et son fameux short qui remue son boul (et quel boul !) pour Kurt Russell aka Stuntman Mike. Allez, c’est cadeau, la vidéo de la discussion pré-lapdance + la séquence. Le plus fort dans tout ça ? Elle danse en tongs, oué !

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Des girls et des pieds

Là, faut dire que c’est clair : le Quentin a un faible pour les pieds des femmes. Il ne le nie pas d’ailleurs et même s’il le niait, ses films causeraient pour lui.

– Parce qu’il est capable de placer au centre de son film un débat de plus de 5 minutes entre John Travolta et Samuel L.Jackson : est-ce que c’est sexuel de faire un massage des pieds à une nénette ou pas ?… (à partir de 1’08)

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– Parce que dès qu’ils peuvent, chez eux surtout, ses personnages se baladent pieds nus (avec des plans en conséquences – Uma Thurman dans Pulp Fiction, Uma Thurman et David Carradine dans la scène finale de Kill Bill vol.2, détendus du zgeg, pieds nus, Sydney Poitier chez elle dans la première scène de Death Proof…)

20090805 tarantino pieds 5 Quentin Tarantino et le girl powerL’un des plus beaux plans de Tarantino ever.

Cette photo mérite d’être en fond d’écran de ton ordi (clique ici)

20090805 tarantino pieds 1 Quentin Tarantino et le girl powerPieds nus dans la voiture, un grand classique chez Quentin…

20090805 tarantino pieds 3 Quentin Tarantino et le girl power… ça peut aussi attirer les dingos.

20090805 tarantino pieds 4 Quentin Tarantino et le girl powerPieds nus dans un bar. La classe absolue.

– Parce que les pieds d’Uma Thurman sont devenus mondialement célèbres depuis la fameuse scène où elle ordonne à son gros orteil de bouger dans Kill Bill volume 1.

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– Plus ancien, dans Une nuit en enfer, la scène où Quentin himself lèche le pied de la danseuse-vampire Salma Hayeh (énorme ! – merci à panda-panda et Billy. sur le forum)

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– Et enfin, celle qui a tout pigé à la recette « comment se mettre le Tarantino dans la popoche pour une interview aux petits oignons » : Daphné Roulier qui lui met carrément ses petons sur un plateau pour une interview massage des pieds (merci au Prof. Bobby Freckles !)

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  • Lilabear
    Lilabear, Le jeudi 8 mai 2014 à 13h27

    Hum hum, je trouve que l'on ne peut pas inscrire Tarantino dans une démarche féministe... C'est personnage sont trop caricaturaux pour avoir une vrai portée politique. l'article qui a été proposé dans les commentaires le souligne très bien.

    Dommage que l'article ne fasse pas une vraie analyse approfondie car il y aurait beaucoup à dire, et pas que du positif, sur la véritable représentation des femmes chez Tarantino. Je suis une très grande fan de ce qu'il fait mais quand je me penche sur la dimension féminine de ses films, je suis régulièrement déçue de ce que j'y trouve. Je préfère me focaliser sur son regard décalé et intelligent sur la pop culture et la critique de la société.

    Par contre c'est vrai qu'il aime offrir des rôles forts aux femmes, mais tout les personnages qu'il met en scène ne le sont ils pas?

  • Vitany
    Vitany, Le jeudi 8 mai 2014 à 16h32

    babooz92i;4568286
    Cet article va à contre courant de l'enthousiasme du topic mais j'ai trouvé l'analyse très intéressante : http://www.lecinemaestpolitique.fr/deathproof-2007-django-unchained-2012-tarantino-ou-le-boulevard-du-mepris/
    Je partage assez le point de vue de l'auteur de l'article...

    Perso, je n'ai jamais considéré Tarantino comme un réalisateur féministe...

    Surtout quand je le compare à d'autres qui, pour moi, sont eux vraiment féministes : Ridley Scott, Almodovar et Joss Whedon par exemple...

    Je n'arrive pas à voir Tarantino comme un réalisateur féministe parce que je trouve qu'il ne sort jamais vraiment du schéma des "filles sexy"...
    Si on compare un film comme Boulevard de la Mort et Thelma et Louise (de Ridley Scott), on voit bien que le traitement du viol est complètement différent et la version de Tarantino m'a donné la même sensation qu'à l'auteur de l'article posté par babooz92i, à savoir que Tarantino met des sentiments masculins dans des corps féminins et ce sans jamais se mettre à la place réelle des femmes...
    Enfin, c'est ce que j'ai ressenti...

  • Terrific-fluffy-bunny
    Terrific-fluffy-bunny, Le samedi 10 mai 2014 à 14h43

    babooz92i;4568286
    Cet article va à contre courant de l'enthousiasme du topic mais j'ai trouvé l'analyse très intéressante : http://www.lecinemaestpolitique.fr/deathproof-2007-django-unchained-2012-tarantino-ou-le-boulevard-du-mepris/
    J'ai trouvé cet article très intéressant et pour beaucoup de choses, j'approuve.

    Seulement, il y a quelque chose qui m'a fait tilter.
    Lorsque l'auteur de l'article regrette que les filles les plus actives dans Boulevard de la mort sont celles qui ne correspondent pas aux schémas "girly": elles parlent de voitures à tel point que l'auteur affirme (pas à tort, peut-être!) qu'il s'agit de Tarantino parlant à travers elle, elles ne sont pas proches des canons de beauté, elles ne s'intéressent pas à ce que "les filles" aiment,

     Effectivement, on a une séparation entre les catégories de filles plus ou moins nette (Rosario Dawnson étant un peu à cheval entre les deux).

    Il y aurait les filles "girly", passives, et les filles "qui aiment les trucs de garçons et surtout que Tarantino aime aussi" qui sont actives.

    Ok, y'a rien qui vous fait tilter?

    Personnellement, j'ai toujours cru que le féminisme passait par une déconstruction du genre.
    Prétendre que les filles aiment les trucs "de garçon", c'est déjà prétendre qu'il y a des trucs de garçons par nature. Les voitures, les cascades, en l'occurrence.
    Alors qu'en toute honnêteté, je ne vois pas ce que le sexe vient faire dans les préférences de loisirs.

    Peut-être que je n'ai pas compris l'article, mais taper sur cette question au sujet de BdlM, c'est un raté.

    En revanche, pour le reste de l'article, je suis globalement d'accord. J'aurais aimé croire que Tarantino ait des idées féministes puisque c'est un des réalisateurs que j'apprécie le plus, seulement il propose beaucoup de personnages caricaturaux (dans les deux sens, certes, mais les personnages féminins sont souvent moins creusés) et les nanas sont pratiquement toujours subordonnées aux hommes.

    Si être féministe, ça consiste à casser la gueule à un mec (à plusieurs) pour prouver sa valeur ou à séduire un monsieur, je pense avoir mal saisi la définition.

  • MelusineB
    MelusineB, Le samedi 10 mai 2014 à 18h31

    terrific-fluffy-bunny;4730680
    Lorsque l'auteur de l'article regrette que les filles les plus actives dans Boulevard de la mort sont celles qui ne correspondent pas aux schémas "girly": elles parlent de voitures à tel point que l'auteur affirme (pas à tort, peut-être!) qu'il s'agit de Tarantino parlant à travers elle, elles ne sont pas proches des canons de beauté, elles ne s'intéressent pas à ce que "les filles" aiment,

     Effectivement, on a une séparation entre les catégories de filles plus ou moins nette (Rosario Dawnson étant un peu à cheval entre les deux).

    Il y aurait les filles "girly", passives, et les filles "qui aiment les trucs de garçons et surtout que Tarantino aime aussi" qui sont actives.
    Si, ça m'a fait tiquer aussi. L'analyse est intéressante (même si bon, je pense que c'est prêter à Tarantino des objectifs ou des réflexions qu'il n'avait pas forcément à l'esprit en tournant ; c'est pas un critique et ses films n'ont jamais eu la prétention de dénoncer les travers machistes...) mais cette idée que
    "Ok, c'est des filles, elles sont fortes et balèses, mais bon elles aiment les cascades et les voitures alors c'est pas des vraies filles, ça compte pour du beurre" m'est aussi restée en travers de la gorge !

  • Terrific-fluffy-bunny
    Terrific-fluffy-bunny, Le samedi 10 mai 2014 à 18h51

    melusineb;4731041
    terrific-fluffy-bunny;4730680
    Lorsque l'auteur de l'article regrette que les filles les plus actives dans Boulevard de la mort sont celles qui ne correspondent pas aux schémas "girly": elles parlent de voitures à tel point que l'auteur affirme (pas à tort, peut-être!) qu'il s'agit de Tarantino parlant à travers elle, elles ne sont pas proches des canons de beauté, elles ne s'intéressent pas à ce que "les filles" aiment,

     Effectivement, on a une séparation entre les catégories de filles plus ou moins nette (Rosario Dawnson étant un peu à cheval entre les deux).

    Il y aurait les filles "girly", passives, et les filles "qui aiment les trucs de garçons et surtout que Tarantino aime aussi" qui sont actives.
    Si, ça m'a fait tiquer aussi. L'analyse est intéressante (même si bon, je pense que c'est prêter à Tarantino des objectifs ou des réflexions qu'il n'avait pas forcément à l'esprit en tournant ; c'est pas un critique et ses films n'ont jamais eu la prétention de dénoncer les travers machistes...) mais cette idée que
    "Ok, c'est des filles, elles sont fortes et balèses, mais bon elles aiment les cascades et les voitures alors c'est pas des vraies filles, ça compte pour du beurre" m'est aussi restée en travers de la gorge !

    T'as résumé de manière plus concise que moi...
    Ouais, c'est bien un "ça compte pour du beurre" que j'ai compris dans l'article.
    Des vrais et fausses filles... De la part de féministes ça fait bizarre.

  • Babooz92i
    Babooz92i, Le lundi 12 mai 2014 à 01h39

    terrific-fluffy-bunny;4731063
    melusineb;4731041
    terrific-fluffy-bunny;4730680
    Lorsque l'auteur de l'article regrette que les filles les plus actives dans Boulevard de la mort sont celles qui ne correspondent pas aux schémas "girly": elles parlent de voitures à tel point que l'auteur affirme (pas à tort, peut-être!) qu'il s'agit de Tarantino parlant à travers elle, elles ne sont pas proches des canons de beauté, elles ne s'intéressent pas à ce que "les filles" aiment,

     Effectivement, on a une séparation entre les catégories de filles plus ou moins nette (Rosario Dawnson étant un peu à cheval entre les deux).

    Il y aurait les filles "girly", passives, et les filles "qui aiment les trucs de garçons et surtout que Tarantino aime aussi" qui sont actives.
    Si, ça m'a fait tiquer aussi. L'analyse est intéressante (même si bon, je pense que c'est prêter à Tarantino des objectifs ou des réflexions qu'il n'avait pas forcément à l'esprit en tournant ; c'est pas un critique et ses films n'ont jamais eu la prétention de dénoncer les travers machistes...) mais cette idée que
    "Ok, c'est des filles, elles sont fortes et balèses, mais bon elles aiment les cascades et les voitures alors c'est pas des vraies filles, ça compte pour du beurre" m'est aussi restée en travers de la gorge !

    T'as résumé de manière plus concise que moi...
    Ouais, c'est bien un "ça compte pour du beurre" que j'ai compris dans l'article.
    Des vrais et fausses filles... De la part de féministes ça fait bizarre.
     Vos remarques me rappellent cette vidéo qui évoque aussi ce "problème": http://www.youtube.com/watch?v=MbiP3wxImAY
     je n'ai pas vu le film mais il n'est pas nécessaire de l'avoir vu pour comprendre la vidéo. Je ne sais pas trop comment me situer par rapport à ça, la première fois que j'ai vu cette vidéo je trouvais qu'elle cherchait la petite bête maintenant je suis dans le flou lol.

  • Terrific-fluffy-bunny
    Terrific-fluffy-bunny, Le lundi 12 mai 2014 à 03h50

    babooz92i;4734234
    terrific-fluffy-bunny;4731063
    melusineb;4731041
    terrific-fluffy-bunny;4730680
    Lorsque l'auteur de l'article regrette que les filles les plus actives dans Boulevard de la mort sont celles qui ne correspondent pas aux schémas "girly": elles parlent de voitures à tel point que l'auteur affirme (pas à tort, peut-être!) qu'il s'agit de Tarantino parlant à travers elle, elles ne sont pas proches des canons de beauté, elles ne s'intéressent pas à ce que "les filles" aiment,

     Effectivement, on a une séparation entre les catégories de filles plus ou moins nette (Rosario Dawnson étant un peu à cheval entre les deux).

    Il y aurait les filles "girly", passives, et les filles "qui aiment les trucs de garçons et surtout que Tarantino aime aussi" qui sont actives.
    Si, ça m'a fait tiquer aussi. L'analyse est intéressante (même si bon, je pense que c'est prêter à Tarantino des objectifs ou des réflexions qu'il n'avait pas forcément à l'esprit en tournant ; c'est pas un critique et ses films n'ont jamais eu la prétention de dénoncer les travers machistes...) mais cette idée que
    "Ok, c'est des filles, elles sont fortes et balèses, mais bon elles aiment les cascades et les voitures alors c'est pas des vraies filles, ça compte pour du beurre" m'est aussi restée en travers de la gorge !

    T'as résumé de manière plus concise que moi...
    Ouais, c'est bien un "ça compte pour du beurre" que j'ai compris dans l'article.
    Des vrais et fausses filles... De la part de féministes ça fait bizarre.
     Vos remarques me rappellent cette vidéo qui évoque aussi ce "problème": http://www.youtube.com/watch?v=MbiP3wxImAY
     je n'ai pas vu le film mais il n'est pas nécessaire de l'avoir vu pour comprendre la vidéo. Je ne sais pas trop comment me situer par rapport à ça, la première fois que j'ai vu cette vidéo je trouvais qu'elle cherchait la petite bête maintenant je suis dans le flou lol.
    J'adore feministfrequency :O

    Je pense qu'elle parle avant tout d'intégrer des personnages féministes dans des films, donc qui revendiquent des idées.
    Alors que personnellement, j'étais sur un complètement autre aspect en reprochant à l'article qui avait été posté dans les commentaires le fait de ne pas avoir considéré les filles qui se comportent comme des hommes en tant que "vraies filles".
    Bon, le fait que feministfrequency et moi ne parlons pas de la même chose ne va pas clarifier quoique ce soit...



    J'ai un peu de mal avec cette idée selon laquelle une femme doit adopter un comportement dit "féminin" afin de faire du film quelque chose de féministe. Pour moi, le féminisme c'est de considérer qu'une femme est une femme indépendamment de son comportement.
    Parce que "être froid, presque sans sentiment, blabla", c'est peut-être des comportements qui sont souvent "masculins" à Hollywood, mais c'est ce qui me caractérise personnellement. Et pourtant je ne suis pas un gars hollywoodien. Les comportements prétendus féminins (douceur, chaleur, calme, patience, diplomatie), je connais des hommes qui les ont et ça ne fait pas d'eux des femmes.
    Voilà en quoi la vidéo m'embête...

  • Babooz92i
    Babooz92i, Le lundi 12 mai 2014 à 13h22

    terrific-fluffy-bunny;4734330
    J'adore feministfrequency :O

    Je pense qu'elle parle avant tout d'intégrer des personnages féministes dans des films, donc qui revendiquent des idées.
    Alors que personnellement, j'étais sur un complètement autre aspect en reprochant à l'article qui avait été posté dans les commentaires le fait de ne pas avoir considéré les filles qui se comportent comme des hommes en tant que "vraies filles".
    Bon, le fait que feministfrequency et moi ne parlons pas de la même chose ne va pas clarifier quoique ce soit...



    J'ai un peu de mal avec cette idée selon laquelle une femme doit adopter un comportement dit "féminin" afin de faire du film quelque chose de féministe. Pour moi, le féminisme c'est de considérer qu'une femme est une femme indépendamment de son comportement.
    Parce que "être froid, presque sans sentiment, blabla", c'est peut-être des comportements qui sont souvent "masculins" à Hollywood, mais c'est ce qui me caractérise personnellement. Et pourtant je ne suis pas un gars hollywoodien. Les comportements prétendus féminins (douceur, chaleur, calme, patience, diplomatie), je connais des hommes qui les ont et ça ne fait pas d'eux des femmes.
    Voilà en quoi la vidéo m'embête...
    D'accord, je pensais que c'était sensiblement la même chose, au temps pour moi.

  • Terrific-fluffy-bunny
    Terrific-fluffy-bunny, Le lundi 12 mai 2014 à 15h52

    babooz92i;4734516
    terrific-fluffy-bunny;4734330
    J'adore feministfrequency :O

    Je pense qu'elle parle avant tout d'intégrer des personnages féministes dans des films, donc qui revendiquent des idées.
    Alors que personnellement, j'étais sur un complètement autre aspect en reprochant à l'article qui avait été posté dans les commentaires le fait de ne pas avoir considéré les filles qui se comportent comme des hommes en tant que "vraies filles".
    Bon, le fait que feministfrequency et moi ne parlons pas de la même chose ne va pas clarifier quoique ce soit...



    J'ai un peu de mal avec cette idée selon laquelle une femme doit adopter un comportement dit "féminin" afin de faire du film quelque chose de féministe. Pour moi, le féminisme c'est de considérer qu'une femme est une femme indépendamment de son comportement.
    Parce que "être froid, presque sans sentiment, blabla", c'est peut-être des comportements qui sont souvent "masculins" à Hollywood, mais c'est ce qui me caractérise personnellement. Et pourtant je ne suis pas un gars hollywoodien. Les comportements prétendus féminins (douceur, chaleur, calme, patience, diplomatie), je connais des hommes qui les ont et ça ne fait pas d'eux des femmes.
    Voilà en quoi la vidéo m'embête...
    D'accord, je pensais que c'était sensiblement la même chose, au temps pour moi.

    Si si-c'est la même chose. J'ai pas été claire, il devait être tard pour l'autre message.
    Je ne suis pas d'accord avec feminist frequency... C'est ça.

  • Babooz92i
    Babooz92i, Le lundi 12 mai 2014 à 17h01

    terrific-fluffy-bunny;4734680
    Si si-c'est la même chose. J'ai pas été claire, il devait être tard pour l'autre message.
    Je ne suis pas d'accord avec feminist frequency... C'est ça.
     J'avais mal compris, je pensais être à côté de la plaque. Oui c'est dommage mais je pense que beaucoup ont tendance à voir les choses de manière binaire, parfois on dit de moi que je me comporte comme un garçon (c'est un peu aussi à cause de ça que j'ai du mal à me dire que je suis une Femme avec un grand "F"). Pour en revenir à Tarantino, peut-être que l'auteur de l'article lui reproche de représenter la femme sans les problématiques auxquelles elle est confrontée de par son sexe, la scène du viol par exemple est invraisemblable.
    Mais bon c'est un réalisateur masculin, c'est normal qu'il représente l'autre sexe à sa manière.

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