La rue tue : l’installation place de la Bourse qui le prouve

Le collectif Les Morts de la rue rend hommage aux personnes que vivre dehors a tuées ces six derniers mois en installant des faux corps sur la place de la Bourse à Paris.

Le collectif Les Morts de la Rue a pris l’habitude, en décembre et en juin, de rendre hommage aux personnes qui ont péri dehors. Ces six derniers mois, l’association en a dénombré pas moins de 202. Un chiffre édifiant, que les Morts de la rue dénoncent en mêlant l’art au message politique.

Hier (le 6 décembre), le collectif s’est réuni sur la place de la Bourse dans le deuxième arrondissement de Paris pour commémorer les 202 personnes décédées faute d’abri. L’association, en collaboration avec In Ze Street, a alors formé un tas de corps avec des poupées de chiffons symbolisant les personnes décédées. Devant cet amas de faux cadavres, Les Morts de la Rue ont récité leurs prénoms, leurs âges et l’endroit où ils ont perdu la vie.

Fondé en 2002, le collectif oeuvre pour rappeler que vivre dans la rue diminue considérablement l’espérance de vie (l’âge moyen du décès d’un sans-abri est de 49 ans alors que l’espérance de vie d’un-e Français-e est de 81,5 ans), en dénonce les causes, soutient les familles des défunt-e-s et veille à la dignité des funérailles, comme il l’explique sur sa page Facebook. Pour vous renseigner sur les Morts de la Rue, n’hésitez pas à faire un tour sur leur site.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Mynettemiller
    Mynettemiller, Le 7 décembre 2012 à 23h32

    Pour être assistante sociale depuis 5 ans dans un centre d'hébergement d'urgence, je peux en parler, si vous voulez, de la rue.
    En tout cas, pour la questions de ce qui amène les gens à vivre à la rue, elles sont multiples, et je crois qu'il faut surtout en retenir que ça peut arriver à n'importe qui.
    Un divorce, une perte de travail (ou même pas, on trouve de plus en plus de personne à la rue qui ont pourtant un emploi), un crédit auquel on ne fait plus face, une conflit familial, une maladie, un accident, un pétage de plomb, le décès de quelqu'un de proche et qu'on n'arrive pas du tout à gérer, etc...
    Il y a trop de raisons, mais il est extrêmement rare que les personnes qui n'ont plus de logement soient des "marginales" comme peuvent vouloir nous faire croire les médias. On est même très loin de ça.

    Et si le sujet vous touche, sachez que dans le social, on a toujours un besoin cruel de mains (bon et d'argent, on va pas vous mentir, on nous coupe les budgets à tout va depuis 5 ans), que ce soit pour papoter avec les gens, proposer une activité ou aider à des trucs logistiques.
    Il y a des sites qui regorgent de recherches de bénévoles, alors si vous avez du temps à donner, n'hésitez pas !

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