Comment bien kiffer le dimanche

Sophie-Pierre Pernaut aime le dimanche. Pour vous, les déprimées de la fin de week-end, elle vous explique comment elle fait.

Comment bien kiffer le dimanche

Article initialement publié le 14 avril 2013

Dans la vie, plusieurs clans s’affrontent dès lors qu’on évoque le dimanche. Il y a ceux qui, comme Jack Parker, passent cette journée à déprimer, et il y a ceux qui, comme, au hasard, moi, aiment bien ça. Non parce que je suis de ces personnes qui se lèvent en un bond le dimanche matin, s’étirent en poussant des cris hystériques avant de sauter sur la cafetière en chantant en ce jour de fin de semaine. Oui, je suis assez relou, mais c’est parce que j’aime bien profiter de mon jour de congé au maximum. Voici mes conseils – mais t’es pas obligée de tous les suivre parce que, bon, je mets un réveil, tu es prévenue – pour profiter au maximum de ton dimanche, ce vilain petit canard du calendrier qui est pourtant si sympa, à nous éloigner de toute sorte d’obligation ouvrière.

Mettre un réveil (ah bah tiens, MÉGA SURPRISE)

Bon alors moi c’est ma méthode mais je ne vous force à rien : sachant que je dors assez peu la semaine et que je me couche plutôt très tard, il me faut une stimulation auditive pour me sortir du lit avant que le soleil ne commence à se coucher. Et alors, bon, je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde mais personnellement, je trouve qu’il n’y a rien de plus déprimant que de passer un jour complet sans voir la lumière du jour (aussi grisâtre soit-elle dans ma grande contrée du Nord).

En mettant un réveil vers 9h30 ou 10h et en écoutant direct une chanson qui me met de bonne humeur, comme n’importe laquelle des Pointer Sisters, je m’oblige à faire des trucs que je n’ai jamais l’occasion de pratiquer pendant la semaine. Par exemple…

Faire une activité manuelle

Cuisiner est loin d’être ma passion. Je veux dire, j’aime bien manger des choses bonnes, et j’aime encore mieux quand c’est moi qui les ai faites parce qu’au plaisir gustatif s’allie la fierté, mais je n’irai pas me taper la tête contre les murs quand je rate une recette. Je mange le résultat en me bouchant le nez pour pas gâcher et puis c’est tout. Si cuisiner c’est vraiment pas ton truc, tu peux aussi éventuellement décider de monter la table basse en kit qui trône dans tes toilettes depuis des mois. Si tu n’en as pas, tu peux aussi démonter tes meubles et les remonter*, enfin faire un truc quoi. Le but, c’est de ne surtout pas s’arrêter pour surtout pas cogiter, encore moins sur toutes les choses qu’on regrette. Le dimanche semble vouloir nous faire déprimer à tout prix, mais moi je dis non à cette oppression du spleen. Je dis non, alors j’occupe mes petites mains pour que mon esprit reste bien occupé. C’est ma façon à moi de me rebeller.

Gibbs se dit qu’il lui faudra bien plus d’un dimanche pour comprendre comment sortir son bateau de sa cave.

*Cette idée de merde vous est proposée par quelqu’un qui a déjà fait ça tellement elle s’ennuyait sans rien à faire et personne à voir un dimanche.

PS : Ce sont des exemples, bien sûr : fais des trucs que t’aimes avant tout. Moi si on me demandait de, au hasard, faire des mots croisés ou du Sudoku (je ne comprends toujours pas les règles) je me sentirai un peu flouée.

Se trouver une excuse pour sortir

Le dimanche, je m’arrange toujours pour avoir quelque chose à faire dehors : aller m’acheter un magazine (ça marche aussi avec des cigarettes si tu es comme moi tombée dans le piège de la nicotine), aller poster une facture… Quand j’étais petite et que je devais faire de la natation avec l’école, je me forçais à m’imaginer qu’il y avait un requin derrière moi pour ne pas m’arrêter au milieu du couloir, sur le rebord, et avoir la honte devant tous mes camarades de classe. Bah là, c’est pareil : je m’oblige à sortir en m’imaginant que sinon, mon cerveau va se mettre à me couler par les narines. 

Ne rien glander sans culpabiliser

Le dimanche, tu n’as pas à culpabiliser. Je veux dire, quand glander si ce n’est en cette journée de la lose ? JAMAIS. Alors j’en profite pour rattraper mon retard sur les séries ou sur les films qui ont marqué l’année, le tout en mangeant plein de trucs trop salés, trop sucrés mais surtout, trop gras. Alors oui, le dimanche, j’ai la sensation de n’être qu’une énorme tartine de saindoux, j’ai le cheveu qui trempe dans la sauce de mon steak et le front plus luisant qu’une frite oubliée dans la friteuse. Mais je savoure cette sensation en me disant que la prochaine fois que je pourrai agir de la sorte, ce sera six jours plus tard. Le dimanche, c’est no limit (pas que je me réfrène le reste de la semaine mais j’ai pas le temps de passer 24h à m’alimenter, les jours ouvrés). Mon foie me le fera payer plus tard, certes, mais pour l’instant on est plutôt copains comme jambon.

Aller au cinéma

Si tu vis dans une ville qui propose des tarifs préférentiels le matin au cinéma, c’est parfait : le dimanche, tout le monde ou presque déprime sans vouloir mettre le nez dehors, et vers 11h, une bonne partie de la population dort encore. Le moment parfait pour aller au cinéma, quoi. Ainsi, tu auras la salle presque pour toi toute seule, tu pourras t’allonger sur les sièges, retirer tes chaussures même si tes pieds sentent le pâté, manger des chips sans entendre personne grogner.

C’est ainsi que j’ai vu Amour de Michael Haneke un dimanche pluvieux. Alors oui, non, attends : je ne suis pas en train de te soumettre l’idée de le regarder un dimanche, loin de là… C’était probablement ma pire idée depuis la fois où j’ai fait boire du vinaigre à ma mère après lui avoir bandé les yeux comme j’avais fait à l’école pour la semaine du goût. Voir un film de Michael Haneke un dimanche reste le meilleur moyen de se saper le moral (comme quand on réalise qu’on n’a plus de glace au congélateur ou qu’un enfant avec de la morve plein le nez s’installe à nos côtés dans le bus).

Rassure-toi mon petit hibiscus : je ne suis pas ce genre de droïdes qui chantent la vie avec des fleurs dans les cheveux. Pour autant, étant de religion Grossglande, je ne puis m’empêcher d’aimer les journées où on me dit que j’ai le droit de ne rien foutre. 

Et toi, quelles sont tes petites astuces pour un dimanche réussi qui ne te laissera pas déprimée une fois la nuit tombée ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Nandyal
    Nandyal, Le 21 septembre 2015 à 10h53

    Han nan le Dimanche c'est trop le pied !! J'adore pouvoir faire ma grasse mat !! Les jours où je veux rien faire, j'adore prendre un bon petit déj vers midi, déjeuner à 14h, faire mon gouter au gras sucré à 15h30, apéritiver du gras salé vers 17h :d et commander des sushis à 20h, le tout en mattant des séries ou des bons films sous la couette !! C'est Trop bieng !!
    Et les dimanche ou j'ai envie de faire quelque chose, j'essaie de me motiver pour aller me balader à la campagne ou dans un parc ou dans un quartier que j'aime bien ou aller au restau :d héhé...
    Surtout j'essaie de ne JAMAIS penser au Lundi matin... j'essaye...
    Sinon c'est vrai que les retours de week end dans le train quand on a bougé, c'est un peu badant :sad:

    Courage aux déprimés du Dimanche :fleur:

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