Deux mecs découvrent les douleurs de l’accouchement

Les douleurs de l’accouchement, dur de savoir ce que c’est sans y être passé. Deux hommes ont testé la chose pour une émission néerlandaise ! — Article publié le 18 janvier 2013 Le 18 janvier 2013 — Nous en rêvions, ils l’ont fait : deux hommes ont eu l’immense joie, que dis-je, l’honneur, d’expérimenter les douleurs […]

Deux mecs découvrent les douleurs de l’accouchement

Les douleurs de l’accouchement, dur de savoir ce que c’est sans y être passé. Deux hommes ont testé la chose pour une émission néerlandaise !

— Article publié le 18 janvier 2013

Le 18 janvier 2013 — Nous en rêvions, ils l’ont fait : deux hommes ont eu l’immense joie, que dis-je, l’honneur, d’expérimenter les douleurs de l’accouchement sur leur propre corps.

Dennis Storm et Valerio Zena, qui s’amusent à jouer les cobayes pour tout un tas d’expériences dans l’émission néerlandaise Proefkonijnen, ont bien voulu se prêter au jeu et « donner la vie ». Enfin, en quelque sorte. À l’aide d’électrodes placées sur leur jolis petits ventres plats, ils ont pu expérimenter la douleur de l’accouchement comme s’ils y étaient – et ils n’ont pas fait les malins bien longtemps.

Attention, si vous êtes du genre empathique puissance 8000, vous risquez de souffrir avec eux.

Edit du 26 janvier 14h14 – la vidéo a été sous-titrée intégralement en anglais, ce qui la rend plus abordable par un plus grand nombre d’entre nous, j’imagine…

Edit du 18 janvier 2013 : Almadmoizelle nous a donné une traduction approximative des paroles en néerlandais dans les commentaires, merci à elle ! Voici ce qu’elle a pu comprendre :

On leurs met les petits électrodes sur le bidon. Après le premier stimuli, les garçons demandent ce que ça représente par rapport au maximum de douleur (réponse : 2 à 3% seulement). Ils ont l’impression d’avoir des fils barbelés autour du bide. La brune explique qu’il ne faut pas essayer de combattre la douleur mais de l’accepter. Vers 4:40, le bonnet s’apprête à subir une grosse contraction. La femme lui dit qu’il peut le faire, qu’il faut qu’il fixe un point (alors que le plafond est blanc). Il explique à son pote qu’il va devenir fou si ça dure deux heures.

À la fin le brun apporte des biscottes avec des « muisjes » roses (espèces de granulés à l’anis) qu’on mange traditionnellement pour célébrer une naissance.

À partir de 9 minutes, voici les phrases échangées :

(La femme) – Davis, je te présente ta fille
(Le blond) – Ma fille ! Coucou !
– Les deux mains, mon chou, sinon elle tombe…
– Ah oui évidemment, je le savais.
– Félicitations, t’as été super !
(Le bonnet) – Donne-lui un bisou…
(Le blond) – Les cheveux de papa… J’ai trouvé que c’était une expérience fantastique, sérieusement, j’ai trouvé ça vraiment cool.
–  Je suis content qu’on ait quand même quelque chose à fêter. J’ai vraiment trouvé que c’était une torture. Je sais pas si j’oserai mettre ma femme enceinte maintenant !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • DestyNova_
    DestyNova_, Le 21 février 2014 à 0h14

    cleo-4;3874078
    Je suis pas convaincue que ce soit "enrichissant" pour les hommes de vivre ça de cette façon. Comme déjà dit plus haut, on assimile clairement cette pratique à de la torture : à froid, tu te couches, on te met des électrodes sur le ventre qui t'envoient des décharges électriques dans le ventre = C'EST CA L'ACCOUCHEMENT MEC. (Souuufffre !!!)

    Sérieusement, si on faisait subir ça à des jeunes filles / ados en passe de devenir mères un jour, PERSONNE ne voudrait revivre cette épreuve. Je trouve ça cruel et je pense que ça aurait pu être poussé plus loin que se focaliser sur la simple douleur continue pendant 2h, en ce sens, c'est incomplet ou biaisé, je m'explique :

    Comme les hommes-cobayes (blond et bonnet) n'ont pas du tout le background psychologique d'une femme enceinte (idée et envie de la conception, projets, préparations avec son conjoint, cours, corps qui change au fur et à mesure, douleur(s) qui arrive(nt) progressivement et auxquelles la femme enceinte s'habitue /accepte/se prépare petit à petit, plaisir de ressentir le bébé dans son ventre, communiquer avec lui et le conjoint, imaginer et acheter les futurs vêtements/accessoires/meubles, etc....) toutes ces choses qui rendent l'état d'être "enceinte" comme "enrichissant" justement et qui font de l'accouchement un aboutissement à tout cela, ils n'ont rien de tout ça, seulement la douleur extrêmement violente, sortie de son contexte.

    La femme ne se couche pas un jour sur son lit en pleine forme, 50kgs, le ventre plat et le teint frais pour se réveiller en hurlant tout ce qu'elle peut avec des douleurs atroces dans le ventre... là c'est ce que vivent les cobayes et heureusement que PERSONNE ne vit ça de cette façon car c'est réellement de la torture.

    Du coup, je salue l'initiative du "Et si vous vous mettiez un peu à notre place pour mieux comprendre ce qui se passe ?" mais j'aurais préféré quelque chose de plus approfondi (ok pas sur 9mois non plus mais genre 5 jours ou 1 semaine maxi) ? Histoire qu'ils ressentent ce bouleversement psychologique et humain qui accompagne celui physique, qu'il y ait une réelle progression physique et psychologique qui les mènent vers ce côté "enrichissant" de la maternité (surtout qu'ils sont dans une maison de naissance, qu'il y a tout le décor autour + les sages femmes, mais qu'ils ne vivent toujours pas d'expérience entière / complète).

    Parce qu'après ça, que ça ait été fait sur des hommes ou des femmes n'ayant jamais eu d'enfants, on se dit juste "HEUREUSEMENT QUE JE SUIS UN HOMME (je suis tranquille) / JE NE SERAI JAMAIS ENCEINTE (femmes dégoûtées à vie de la maternité) !!!" et c'est pas le but, du tout.

    J'ai bien aimé réfléchir à ce sujet en tout cas, merci pour le partage et j'espère pouvoir lire une traduction complète bientôt du coup.
    Oui mais le fait que ça soit sorti de son contexte ça présente des intérêts aussi. Parce que si la grossesse peut être enrichissante, la douleur reste la même. Et le fait d'isoler les douleurs de la grossesse ça permet aussi d'éviter l'argument typique du "oui mais avec la montée d’adrénaline qui suit l'accouchement, la maman oublie tout quand elle a le bébé dans les bras". Ce qui est une façon de minimiser.

    Je crois qu'au delà de l'accouchement, cette vidéo permet aussi de faire accepter aux hommes (et ils en ont besoin vu les commentaires sur la vidéo) que les femmes, la plupart des femmes auront dans leur vie une expérience intense et difficile qu'ils n'expérimenteront jamais. Les femmes sont souvent considérées comme de petites choses fragiles qu'il faut protéger, mais c'est aussi parce qu'on minimise ce genre d'expérience et la douleur que ça peut engendrer. Ou alors on "glamourise" cette expérience en mettant surtout en avant le fait que c'est une expérience incroyable, qui fait que la mère se sent forcément bien, épanouie, heureuse d'avoir un bébé et d'y penser (ce qui est faux pour une partie des femmes qui ne vont pas oser l'exprimer par culpabilité de ne pas être des mères "épanouies").
    Ca me rappelle le sketch de Florence Foresti ou elle compare ça à avoir fait le Vietnam et elle n'a pas totalement tort. La plupart des hommes ne vivront jamais une expérience aussi violente dans le développement "normal" de leur vie, et pourtant on est toujours considérées comme le sexe faible.

    Par ailleurs tu parles des bons côté de la grossesse, mais tu oublies aussi les mauvais. La grossesse peut provoquer de grosses fatigues, des dépressions (notamment liées au transformations du corps, que toi tu présentes forcément comme qqch de positif, alors que beaucoup de femmes se voient comme "déformées" après ça). Le background psychologique d'une femme enceinte, ça peut être aussi tout ça, et la peur liée au fait d'être mère (le fameux "baby blues" qui cache une dépression profonde). Le background psychologique d'une femme enceinte c'est aussi avant l'accouchement, toutes les visites gynécologiques et le fait qu'un défilé de médecins, d'infirmières et de sage-femmes vont venir mettre leurs doigts entre tes cuisses. C'est aussi pendant l'accouchement déverser du sang et vider parfois ta vessie (ou plus) devant des médecins. Pour finir c'est porter des culottes en plastique pendant plusieurs semaines, parce que ton vagin s'est déchiré et que tu continues à perdre du sang.
    Je ne veux pas peindre un tableau tout noir, mais tout ce que je viens de te dire autour de la grossesse est presque tabou, on n'en parle peu, et si on commence à l'aborder, on finit bien vite par rappeler à quel point c'est "merveilleux" d'avoir un enfant. C'est dangereux d'oublier systématiquement une partie de l'équation, et je pense que c'est important de le dire aux hommes, autant qu'aux jeunes filles, plutôt qu'elles le découvrent en live au moment de l'accouchement, et que ça amplifie leur dépression post partum.

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