Quatre films (d’animation) qui mériteraient d’être (plus) connus

Les films d'animation sont les compagnons parfaits des week-ends paresseux et des longues vacances pluvieuses. En voici quatre que vous ne connaissez peut-être pas !

Quatre films (d’animation) qui mériteraient d’être (plus) connus

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—  Publié le 18 novembre 2014

Les films d’animation ne se résument pas aux grosses machines Disney/Pixar qui envahissent les salles chaque hiver. D’autres petits chefs-d’oeuvres, moins connus, indépendants ou plus tout jeunes méritent le détour ! Voici donc quatre films d’animation pour agrandir votre collection et embellir vos dimanches pluvieux.

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Les cinq légendes (Rise of the Guardians), pour replonger dans l’enfance et ses rêves

Les cinq légendes est « l’autre » film du créateur de Dragons, et c’est toujours chez Dreamworks que ça se passe.

C’est l’histoire de Jack Frost, un être magique pouvant créer du froid à volonté, qui s’éclate à provoquer des tempêtes de neige et à faire des glissades sur la glace avec des gosses tout autour du monde. Petit problème : personne ne peut le voir, ni l’entendre… parce que personne ne croit vraiment en lui.

Un jour, il est réquisitionné par les Gardiens, qui protègent l’innocence, les rêves et la magie dans la vie des enfants : le Père Noël, le marchand de sable, le lièvre de Pâques et la fée des dents (l’équivalent de notre petite souris). Ils doivent affronter un ennemi de taille, Pitch Black, le Boogeyman, ou croque-mitaines dans nos contrées, bien décidé à prendre sa revanche sur les Gardiens en changeant les rêves en cauchemars et en faisant disparaître la joie et la foi dans le coeur des petit•e•s. C’est l’occasion pour Jack Frost de trouver son rôle dans l’univers, et peut-être de lever le voiles sur ses mystérieuses origines…

Les cinq légendes est à la fois un film d’animation « pour les grands », avec un humour savoureux et des intrigues somme toute assez sombres, et un vrai conte qui plaira à tous les âges grâce à son côté magique. C’est aussi assez ambivalent, puisque le grand méchant n’est pas juste-le-vilain : il a des doutes, des envies, il souffre que les enfants ne croient plus en lui… et il est si foutrement cool qu’il est presque difficile de souhaiter son échec. Heureusement, les Gardiens sont tout aussi chouettes : je suis un peu amoureuse de Jack Frost (je l’assume moyennement), j’adore l’accent australien du lièvre de Pâques en V.O. (c’est Hugh Jackman qui le double, en plus) et je valide totalement le Père Noël russe couvert de tatouages badass !

Les rois de la glisse (Surf’s Up) : des manchots et des boards

Les rois de la glisse est le deuxième film de Sony Pictures Animation, arrivé tardivement dans le game derrière les grands studios. Sa forme est assez originale pour ce genre puisqu’il s’agit d’un faux documentaire sur une compétition de surfs, où les sportifs sont (presque) tous… des manchots !

Le héros, Cody, a été marqué à vie par la visite dans son petit village glacé de Big Z, un surfeur de légende. C’est sûr, il deviendra lui aussi un grand surfeur, et réussit à se qualifier pour une compétition d’envergure mondiale en l’honneur de Big Z, qui a trouvé une mort tragique en tentant de prendre une vague trop grande pour lui. Sur la petite île tropicale où s’affrontent les candidats, il va trouver ses premiers amis, ses premiers rivaux, et se confronter au regard des autres… qui n’est pas toujours tendre.

J’ai vu Les rois de la glisse un peu à reculons, échaudée par le très banal Happy feet, qui met en scène des manchots dansant sur la banquise et n’avait au final qu’un seul argument : oui, des bébés manchots, c’est mignon. Mais je n’ai pas tardé à être rassurée ! C’est un vrai bon film bourré d’humour, son côté parodique est excessivement sympathique et on trouve au casting de vrais surfeurs de légende comme Kelly Slater et Rob Machado. Pour ne rien gâcher, la bande-originale est très chouette (c’est un de mes albums préférés pour dandiner du boule en faisant mon ménage) et l’animation vraiment sympa, avec de belles vagues et de superbes paysages tropicaux !

Mary et Max, la chialance version claymation

Direction l’Australie avec Mary et Max, un film en claymation sorti en 2009.

Dans les années 70, Mary, une fillette de huit ans solitaire qui grandit dans une famille pauvre et souffre de harcèlement à l’école, décide de se trouver un ami à New York, à l’autre bout du monde. Elle choisit, au hasard, dans l’annuaire, Max, 44 ans, souffrant de troubles mentaux et tout aussi isolé qu’elle. Entre eux se développe une amitié épistolaire qui durera plusieurs décennies, pendant que l’une cherche un sens au monde adulte et que l’autre lutte quand bien que mal pour trouver le bonheur malgré ses ennuis de santé.

De base, je déteste la claymation et les films d’animation que je ne trouve « pas jolis ». J’ai mis des années à voir Mary et Max parce que le design des personnages me rebutait totalement… et j’avais tort. C’est un des rares films d’animation à m’avoir fait pleurer, tant j’ai été touchée par l’histoire de ces deux losers un peu paumés, que tout sépare et qui pourtant développent l’un pour l’autre une affection et une tendresse sincère, dépourvue de tout sous-entendu malsain. C’est aussi un bon moyen de se confronter au sujet des troubles mentaux, trop peu souvent traité dans le cinéma, notamment d’animation…

Interstella 5555, pour partir dans l’espace avec les Daft Punk

Souvenez-vous : c’était en 2001 (il y a 13 ans) (aïe) (je) (treize ans ?!) (bon ok), Daft Punk sortait l’album Discovery, et sur les chaînes de télé du monde entier fleurissaient des clips version anime qui mettaient en scène un groupe de musique à la peau bleue, enlevé par de mystérieux personnages pour se produire sur scène.

Ces clips, qu’on doit au monstrueusement talentueux Leiji Matsumoto (AlbatorGalaxy Express 999…), ont donné un long-métrage sorti en 2003, Interstella 5555: The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem. Dans ce film d’animation muet, qui utilise les morceaux de Daft Punk en lieu et place des dialogues, se déroule l’histoire d’une conspiration intergalactique, avec un méchant kidnappant des aliens talentueux aux quatre coins du cosmos (qui n’en a pas) (de coins) pour leur laver le cerveau et s’enrichir grâce à leur musique — parodie à peine déguisée des majors qui font leur beurre sur le dos des artistes. Mais un justicier le traque et tente de libérer ses victimes pour les rapatrier sur leurs planètes d’origine…

Interstella 5555 est un vrai bijou d’animation japonaise, bizarrement assez peu connu malgré son lien avec les Daft Punk en pleine gloire mondiale. L’histoire est joliment ficelée, les dessins sont superbes, Matsumoto oblige, la musique est bien évidemment parfaite… Même si les anime ne sont pas votre tasse de thé, vous manqueriez quelque chose en vous privant de ce petit chef-d’oeuvre !

À vous ! Quel(s) film(s) d’animation aimeriez-vous faire connaître au plus grand nombre ? Rendez-vous dans les commentaires pour vos suggestions !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • RhinestoneEyes
    RhinestoneEyes, Le 13 juillet 2016 à 10h58

    J'ai regardé Interstella 5555 hier et j'adore ♥ Je me rappelle avoir regardé quelques clips dans le désordre et qu'ils m'avaient fortement intriguée ^^ Puis y a 2 jours j'ai entendu Something About Us à la radio et j'ai décidé de m’intéresser de plus près à leur album, et ce film !

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