Des filles en école d’ingé – Épisode 11 : financer ses études part. 2

Découvrez le quotidien de 10 étudiantes en école d’ingénieur-e-s avec cette série, en partenariat avec l’ESME Sudria, l’EPITA et l’IPSA !

Des filles en école d’ingé – Épisode 11 : financer ses études part. 2

Les études, c’est cher. Les études dans une école privée, encore plus. Entre les frais de scolarité, le logement et la vie quotidienne, le montant fait très vite tourner la tête, autant que renifler un verre de pastis pur. (N’essayez pas. Certains ont perdu des facultés cérébrales pour moins que ça).

Dans cet épisode, concentrons-nous sur l’une des méthodes les plus efficaces pour financer ses études : le job étudiant. C’est ce qu’a choisi Mélissa, en parallèle de sa 1re année à l’IPSA, « et je ne prends jamais de vitamine C ou d’EPO. Je suis juste hyperactive de nature« , m’a-t-elle promis. Une façon efficace de s’en sortir en évitant l’appel régulier du conseiller bancaire puisqu’un salaire tombe mensuellement sur son compte en banque.

Des fiches qui voyagent

Mélissa travaille comme vendeuse dans un magasin de vêtements sur les Champs-Elysées. Certains jours, après les cours, elle saute dans sa voiture pour aller directement sur son lieu de travail où elle révise et fait quelques exercices en attendant son service. Elle connaît le patron et a la chance de pouvoir moduler ses horaires en fonction de ses heures de cours. Elle profite aussi des pauses ou moments moins chargés pour relire ses fiches entre deux clients, mais il n’empêche qu’elle travaille plusieurs soirs par semaine de 19h à 23h, en plus de journées entières le week-end.

Je lui ai soumis l’idée de remplacer la musique passée dans l’établissement pour lequel elle travaille par l’enregistrement de ses cours, mais ça nuirait probablement à l’ambiance. J’ai toujours su que j’aurais dû prendre option DJ – ambianceur à la fac.

Le gros avantage, au-delà de l’aspect financier de la chose, c’est que ça lui permet de se remotiver pour les cours. « Dans ma situation, être vendeuse, c’est fatigant et ça ne correspond pas à ce qui me captive. Alors, quand j’ai un petit coup de mou, ça me rappelle que je fais des études super épanouissantes pour faire un métier passionnant. Ça me permet d’avoir les pieds sur Terre, aussi. ». L’inconvénient, c’est qu’elle a forcément moins l’occasion de réviser qu’un-e étudiant-e qui n’a pas à travailler en parallèle.

Du beurre dans les épinards

Ceci-dit, un job étudiant, avec des heures pas trop contraignantes, peut également permettre de s’offrir une certaine qualité de vie quand il est mené en parallèle d’un prêt, comme c’est le cas pour Maïté, en 4e année à l’EPITA. Elle est tutrice pour les étudiant-e-s en 1re année de son école et donne des cours dans une société de soutien scolaire. « Ça me permet de mettre du beurre dans les épinards, comme on dit. ». À titre personnel et avec tout le respect que j’ai pour Maïté, je refuse cette expression : tout le monde sait que les épinards sont meilleurs avec de la crème fraîche.

Finalement, c’est à chacun de décider, Mélissa est la preuve qu’avec une énergie un peu hors du commun, une organisation assez rigoureuse et la possibilité d’adapter ses horaires semaine par semaine, on peut conjuguer des études d’ingénieur et un job étudiant. Pour l’instant, ça lui convient : la dernière fois que je lui en ai parlé, elle venait justement de prendre connaissance de ses 1ères notes de ses partiels et elles étaient plutôt bonnes. « Et si tu ne tiens pas le coup ? », lui ai-je demandé, en bonne rabat-joie que je suis. « Mes études sont ma priorité, alors je laisserai tomber le travail à côté. Mais bon, j’ai besoin de ce job alors je ferai tout pour ne jamais avoir à en arriver là. ».

Retrouvez tous les épisodes de la série, les portraits mensuels et l’actu des femmes dans le secteur high-tech sur Femme Ingénieure.

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