Couper Facebook, le secret du bonheur ?

Par  |  | 46 Commentaires

Au lieu de nous stimuler, les réseaux sociaux auraient un impact négatif sur notre bien-être au quotidien. Justine vous explique pourquoi.

Couper Facebook, le secret du bonheur ?

Depuis plusieurs années, les réseaux sociaux sont devenus des objets d’études pour les chercheur•ses en sciences sociales. Quels sont leurs effets sur notre bien-être ? Ont-ils transformé notre manière d’être et d’interagir ?

Plusieurs recherches ont déjà pointé les impacts (positifs et négatifs) des réseaux sociaux sur notre bien-être.

À lire aussi : What’s on your mind, un court-métrage sur le bonheur feint sur Internet

Une étude menée par Morten Tromholt s’est penchée sur notre utilisation de Facebook et son effet sur notre moral.

Le chercheur danois et son équipe ont analysé les données de plus de 1 000 usagers du réseau social. La quasi-totalité d’entre eux indiquait consulter Facebook au moins une fois par jour.

big-essena-oneill-ado-star-instagram-envers-decor

Changer ses habitudes sur les réseaux sociaux

Avant de démarrer l’expérience, les chercheur•ses proposent aux participant•es d’évaluer leur quotidien en répondant à plusieurs questions (à propos de leur satisfaction à l’égard de leur vie, de leur niveau de stress, de leur vie sociale…).

Ensuite, les scientifiques proposent :

  • à une moitié des volontaires de ne rien changer à leur usage habituel du réseau social (ce sera le « groupe contrôle »)
  • et à l’autre moitié (que les chercheur•ses appellent « le groupe traitement ») de ne pas consulter le réseau pendant une semaine entière (13% de petits fifrelins ont craqué au cours de la semaine et ont consulté Facebook au moins une fois).

Enfin, après cette semaine d’utilisation ou de non-utilisation, Morten Tromholt repose les mêmes questions aux participant•es afin d’évaluer à nouveau leur vie, et les interroge sur ce qu’ils ont ressenti au cours de l’expérience.

À lire aussi : Les angoisses générées par les réseaux sociaux

On serait plus heureux en se déconnectant des réseaux sociaux

Les résultats de l’expérience, publiés dans la revue Cyberpsychology, Behavior and Social Networking, suggèrent qu’une « déconnexion »  d’une semaine suffit pour augmenter les sentiments positifs chez les usagers de Facebook.

Les membres du « groupe traitement » seraient en effet plus heureux•ses, moins tristes, moins seul•es, plus satisfait•es de leur vie sociale…

image1

Source

Bien sûr, l’impact positif de la déconnexion dépend de votre usage du réseau social ! Si vous ne consultez Facebook que très ponctuellement, il est probable que vous ne soyez pas concerné•es par ces questionnements.

Facebook peut avoir un impact sur notre humeur.

Morten Tromholt souligne que Facebook, et plus largement les réseaux sociaux, peuvent détériorer notre humeur et diminuer notre satisfaction de vie parce qu’ils créent des « comparaisons sociales irréelles ».

Au lieu de nous préoccuper de nos propres besoins, ces plateformes peuvent nous mener à centrer notre attention sur ce qu’ont les autres.

À lire aussi : Les angoisses générées par les réseaux sociaux

En fin de compte, pour ne conserver que les avantages des réseaux sociaux, nous pourrions utiliser deux stratégies :

  • faire des « déconnexions » régulières dès que nous sentons qu’Instagram nous pourrit le moral,
  • utiliser les réseaux sociaux pour interagir et créer des expériences positives (et éviter la seule observation ou le stalking, qui nuiraient à notre propre bien-être) !

À lire aussi : Comment Facebook m’a rendue jalouse

Pour aller plus loin…

À lire aussi : Les selfies sont-ils bons pour le moral ?


Voici le dernier commentaire
  • Skippy01
    Skippy01, Le 22 mai 2017 à 11h52

    C'est à cause de la mentalité ricaine. Le sexe, c'est horrible, mais la violence, pas de problèmes. Il y a sans doute des raisons sociologique derrière tout ça.

    Et tant que j'y suis, je vais allonger ma liste:

    -Des notifications me disant "un de vos amis a aimé une publication de quelqu'un que tu ne connais ni d'Ève ni d'Adam".
    -Les notifications d'événements qui ont lieu "près de chez moi" (traduisez "à 150 kilomètres de mon bled").
    -Des amis qui m'invite à un événement qui n'a aucune chance de m'intéresser (et qui en plus est super loin).

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Désactive ton bloqueur de pub ou soutiens-nous financièrement!