Typologie des horreurs les plus fréquentes sur Facebook

Facebook, c'est un peu comme une recherche Google Images avec une faute de frappe : ça peut être très bien, ou vraiment très mauvais. Alfrédette vous aide aujourd'hui à reconnaître ceux et celles qui pourrissent vos timelines.

Typologie des horreurs les plus fréquentes sur Facebook

L’an 2012 est truffé de moult périls tous plus effrayants les uns que les autres. Nous devons jongler dans la jungle d’une crise financière sans précédent, au sein d’un pays aussi uni qu’une paire de tongs à rayures vertes, dans lequel l’hiver arrive à grands pas : et comble de malheur, la Star Ac’ va bientôt refaire une fourbe apparition sur nos petits écrans.

Mais dans ce monde plein de fracas et de fureur, il est une institution qui surpasse en horreur Georges Bush en string panthère : j’ai nommé Facebook, responsable numéro 1 (ex-aequo avec madmoiZelle) de nos coupables procrastinations (et de l’échec à nos partiels de droit administratif).

Voici donc une petite typologie des infamies les plus fréquentes au royaume de Saint Marc Zuckerberg. Ne me remerciez pas, c’est cadeau.

Celui qui étale ses états d’âmes politiques

Branché sous perf’ au flux RSS de divers sites d’info à peu près aussi fiables qu’un bouquin sur l’éthique écrit par Berlusconi, ce sinistre individu inondera votre wall de contenus plus ou moins fascisants. Sa photo de profil ? La couverture de Tintin au Congo. Son passe-temps favori ? Troller à tout va, et faire des vannes scabreuses sur la profession réelle ou supposée de la maman de François Hollande. À moins que vous n’adoriez voir le faciès de Jean-Marie tous les matins lorsque vous vous connectez, il est préférable de bloquer céans ce triste individu : ce sera un petit pas pour l’humanité, mais un grand pas pour votre compte Facebook.

Celui qui s’invente une vie

Il a 38 ans, vit toujours en compagnie de sa maman, son papa et son caniche empaillé à Bécon-Les-Granits. Il n’a jamais fait d’études, ni travaillé, ni entretenu quelconque relation avec qui que ce soit depuis 1996. Ce nonobstant, le bougre passe son temps à poster moult statuts plus mensongers les uns que les autres Hey ! Steven Spielberg vient de me contacter pour que je reprenne le rôle d’Indiana Jones » ; « Trop cool ! Je viens de me mettre en couple avec le lapin de Justin Bieber et on va couler des jours heureux à Hollywood » ; « J’ai été pris à Sciences-Po sans passer de concours, Mickael Vendetta m’a pistonné hihi »). À l’instar de Cindy Sanders et des dos-nus en été, il ne sert à rien.

Celle qui vient d’accoucher

C’est l’histoiiiiiire de la viiiiie le cycle éterneeeeeeel.

Se reproduire, c’est bien. Enfin, il paraît. Depuis que Jeanne-Eulalie, vague copine de CE2, a donné vie à un hideux sosie du monstre du Loch Ness un charmant bambin, vous ne pouvez plus passer le tiers du quart de la moitié d’une minute sans tomber sur le faciès grimaçant de Jean-Kévin, 2 mois, trois cheveux et une tête de serial killer. Depuis, vous envisagez de vous faire ligaturer les trompes en chantant la Marseillaise.

Celui qui n’est pas tout seul dans sa tête, mais s’en porte très bien, merci

Avant, Brandon-Coriolan n’avait pas de vie. Mais ça, c’était avant. Depuis qu’il s’est inscrit sur facebrother, il poste une moyenne de 435,98 statuts inutiles par jour, mais personne n’y répond : en effet, ce triste individu a autant d’amis que de jugeotte et se répond à lui-même lorsque personne ne daigne réagir à ses élucubrations. La schizophrénie, ce mal du siècle.

Celui qui n’a pas été philosophe dans une vie antérieure

Que celui qui n’a jamais rêvé d’étouffer ce spécimen avec un exemplaire de La philosophie pour les nuls me jette le premier tonneau au faciès. Cette sinistre personne, que la raison a désertée depuis bien longtemps, ne trouve rien de mieux à faire que de pondre des statuts non-cautionnés par la fédération française des profs de philoLes meufs, toutes des salopes sauf ma maman » ; « J’adore la moustache de Hitler, elle est trop swag hihi » ; « Cette jeune Liza Monet est délicieusement distinguée, si elle pouvait me prodiguer quelques privautés orales, j’en serais fort aise », etc.)

Celui qui vit une douloureuse crise d’adolescence

Sur une échelle de 1 à Jena Lee, à quel point ta crise d’ado fut-elle déprimante ?

Si j’étais maîtresse de l’univers, il me semblerait judicieux de mettre fin à un problème plus dramatique encore que celui du port de vêtements fuschia dans des lieux publics : j’ai nommé l’accès à Facebook par les 10-15 ans, ce terrible drame. Malheureusement, ce poste ne figure pas au rang des débouchés offerts par mon école, et il semble que les pré-ados pourront innonder nos walls de clips de Selena Gomez et de duckfaces zombiesques pour des siècles et des siècles. Faites des gosses, qu’ils disaient.

Celui qui aime d’amour son animal 

Pour combler le vide de sa triste existence, cet individu a acheté une bestiole poilue à Amizoo, lui a créé un compte et s’est « mis en couple » sur Facebook avec sa bébête. Même si vous soupçonnez cet individu d’entretenir une relation non-cautionnée par la morale catholique avec Carotte, ravissant hamster roux qui ne doit pas son nom au hasard, vous ne pouvez rien faire d’autre que d’appeler la SPA en priant pour le salut de la pauvre bête. Le monde est cruel, sérieux.

Et toi, quel-le-s sont les ami-e-s les plus « freakys » de ta timeline Facebook ? Raconte-nous tout ça dans les commentaires !

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Viens apporter ta pierre aux 57 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Chouke't
    Chouke't, Le 16 août 2013 à 16h39

    Et quid de ceux qui te trollent ta page d'accueil avec des dizaines de clips tirés de Youtube (et toujours du premier choix : Hélène Ségara, Eve Angeli, Larusso (si, si...), Jena Lee (parlons-en)...)
    C'était la spécialité d'un mec avec qui j'étais en primaire (et que j'ai accepté comme "ami" davantage par pitié qu'autre chose), et qui bossait de nuit : plutôt que d'essayer d'avoir une vie dans la journée, il préférait jouer au video-jockey tendance 90' dépressif.
    Il a fini dans le cimetière virtuel des amis supprimés, le pauvre... (le pire, c'est que depuis il m'a relancée...)

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