Alors que Danse avec les Stars saison 3 doit commencer dans quelques semaines, une polémique est venue émailler l’émission de TF1 : Emmanuel Moire aurait demandé à danser avec un homme, requête qui lui aurait été refusée, mais en fait c’était une blague. Retour sur l’histoire.
>> Mise à jour du 05/09/2012 : hier, Emmanuel Moire est revenu sur cette affaire dans une interview accordée à tele-loisirs.fr.
Emmanuel Moire déclare à tele-loisirs.fr : « Non, je n’ai rien demandé et TF1 n’a donc rien eu à me refuser ! Lorsque j’ai accordé cette interview à Têtu, j’ai parlé de former un duo avec un homme sous forme de blague. » Têtu, en publiant une interview d’Emmanuel Moire aurait donc mal interprété le souhait du chanteur. Alors que Têtu évoque une « exigence », Moire parle de « blague ». Mais alors, si Moire n’a rien demandé à TF1, comment la chaine aurait-elle pu répondre « non » ?… Difficilement compréhensible.
Deuxième passage de l’interview surprenant : « C’est déjà bien qu’une chaîne très populaire comme TF1 prenne quelqu’un comme moi. ». Pour quelqu’un qui a fait un coming-out public et assuré quelques mois plus tard qu’il en était très fier, le « quelqu’un comme moi » (sous entendu donc, homosexuel), sonne bizarrement ou c’est moi ?… Faites-vous votre opinion, allez lire l’interview complète par ici.
>> Article initialement publié le 04/09/2012 : Le casting des 10 participants à Danse avec les Stars 3 se dévoile doucement depuis quelques semaines. Récemment, nous apprenions que le chanteur Emmanuel Moire était de la partie. Un bon choix, puisque c’est une personnalité appréciée du grand public, notamment pour avoir tenu le rôle principal de la comédie musicale Le Roi Soleil, spectacle pour lequel il esquissait déjà quelques pas de danse. Depuis, il a également tenu un rôle-clé dans le spectacle Cabaret.
Emmanuel Moire a fait son coming-out public depuis longtemps maintenant, et en toute logique (et aussi surement pour bousculer un peu l’ordre bien établi de l’émission, ce qui ne fait jamais de mal) il a demandé à la production de DALS s’il pouvait danser avec un homme.
Aujourd’hui, Europe 1 dévoile que TF1 a refusé catégoriquement qu’Emmanuel Moire danse avec un homme. La grande classe. Inutile d’aller chercher bien loin pour savoir pourquoi TF1 a refusé la demande du chanteur : montrer un couple d’hommes qui danse en prime time un samedi, c’est l’assurance de choquer une bonne partie de l’audience de la chaîne, probablement trop peu ouverte d’esprit pour voir ce genre d’images (mais suffisamment pour se lobotomiser la tête devant 20 andouilles enfermés dans une maison moche pendant des semaines). Dans la version autrichienne de DALS, un couple d’hommes a déjà participé et que tout le monde se rassure : ça n’a tué personne.
(Le monsieur tout blond, c’est le danseur pro, l’autre un comédien très connu en Autriche ! Maintenant j’ai envie de mettre un petit coup de fesses à tous les gens que je croise dans la rue)
Au casting de Danse avec les Stars 3, seront présents : Lorie, Estelle Lefébure, Amel Bent, Chimène Badi, Emmanuel Moire, Bastian Baker (un chanteur suisse), Taïg Khris, Gérard Vivès et Christophe Dominici. Pour le 10ème participant, les rumeurs veulent que Laura Flessel soit de la partie.
Côté jury, petit changement : Chris Marques et jean-Marc Généreux seront cette année accompagnés de Shy’m (gagnante de la saison 2) et Marie-Claude Pietragalla.








Le 06 septembre 2012 à 23:55
Je réagis juste sur ce paragraphe.
Et si ton copain avait ENVIE de se mettre en robe et de se maquiller ? Tu l'en empêcherais parce que "tu n'apprécierais pas" ? Ou si un homme que tu ne connais pas, que tu ne croiseras peut-être jamais dans ta vie veut se mettre en robe, il devrait se retenir sous prétexte que ce n'est pas ce qu'on attend d'un homme ? Ou alors le faire mais en craignant les insultes, les passages à tabac, le regard des autres ? (mêmes questions pour les femmes qui veulent faire de la muscu)
Et non, les femmes ne DOIVENT pas faire une carrière, les femmes doivent avoir le droit de faire une carrière, c'est ça la nuance importante du féminisme : donner le choix à chacun, et ce sans avoir à craindre une réaction négative de la société. Et ça, ça va d'avoir une carrière pour une femme à mettre du vernis à ongles pour un homme.
Le 07 septembre 2012 à 00:05
Eh ben ça serait plus mon copain parce que j'ai le droit de sortir avec un mec qui me plait et un mec maquillé ne me plait pas. Il irait vivre sa vie il y a pas de problème. Et effectivement, ça ne me pose pas le moindre problème des mecs en robe chacun fait ce qu'il veut;
Et pour la carrière, je pense que les femmes doivent travailler parce que l'indépendance financière c'est toujours pratique si tu te rends compte que ton mari est un gros con. Après faire une grosse carrière, il y a certainement trop de femmes qui y ont renoncé alors que secretement c'était leur désir. Que les femmes pouvaient bien s'occuper des gosses elles l'ont prouvé mille fois, maintenant faut qu'elles prouvent qu'elles ont de l'ambition.
Le 07 septembre 2012 à 00:20
Merci je suis au moins rassurée sur ce point
Et pour la carrière, je pense que les femmes doivent travailler parce que l'indépendance financière c'est toujours pratique si tu te rends compte que ton mari est un gros con. Après faire une grosse carrière, il y a certainement trop de femmes qui y ont renoncé alors que secretement c'était leur désir.
Certes, là-dessus, je suis totalement d'accord avec toi et je ne vois pas en quoi ça contredit ce que je dis dans mon précédent message ("donner le choix à chacun, et ce sans avoir à craindre une réaction négative de la société")
Que les femmes pouvaient bien s'occuper des gosses elles l'ont prouvé mille fois, maintenant faut qu'elles prouvent qu'elles ont de l'ambition.
Mais il y a des femmes qui n'ont pas d'ambition ! Comme il y a des hommes qui n'ont pas d'ambition, comme il y a des femmes dont l'ambition est d'être une mère parfaite, comme il y a des femmes dont l'ambition est de devenir patronne d'une multinationale ! Avoir de l'ambition, ce n'est pas forcément être carriériste.
Et prouver à qui ? Le but, c'est pas de dire au monde "Tiens dans ta gueule, tu pensais pas que je pouvais avoir de l'ambition, hein ?!", le but c'est que chacun-e puisse être la personne qu'ille veut être, sans être tout le temps sur la corde raide parce qu'ille ne répond pas aux stéréotypes de genre. Enfin, dans mon monde idéal, en tout cas, et je ne pense pas que "forcer" toutes les femmes à faire carrière soit mieux que de toutes les forcer à être des femmes au foyer.
Le 07 septembre 2012 à 00:26
Sur le fond et le coeur je dirais que je suis tout à fait d'accord avec toi. Malheureusement, si le monde était idéal on serait pas en train de parler de ça maintenant. Et oui suffiit pas de balancer à un gros macho que t'es égale à lui point barre, il est trop con pour comprendre sans preuve. Et bien sûr, que je compte forcer personne à faire carrière mais je pense que si toutes celles qui la veulent secretement la font alors le féminisme aura tout gagné.
Le 07 septembre 2012 à 00:44
Ça ne se fait pas en un claquement de doigts malheureusement….
Et puis, comme disait @Caliodë, c'est dur de se dire "je peux avoir une carrière !" quand on n'a pas de modèle qui en a fait autant.
Une petite analogie : la plupart des enfants sourds naissent de parents entendants, et souvent, ne rencontrent des adultes sourds que très tard dans leur vie : ils rencontrent des enfants sourds, dans les écoles avec un accueil spécialisé par exemple, mais rarement des adultes sourds. Eh bien ces enfants en arrivent parfois à croire qu'ils ne vont pas grandir, parce que dans leurs représentations quotidiennes, un adulte sourd, ça n'existe pas.
Tu vois le rapport ? Une petite fille à qui on ne montre comme modèles que des femmes qui sont sous la protection/sous les ordres des hommes, comment peut-elle imaginer pouvoir faire une carrière, être patronne d'entreprise, diriger des hommes ? Elle n'a jamais vu ça, dans son esprit, ça n'existe pas.
C'est pour ça que, dans les petits gestes dont je parlais plus haut, il y a aussi "mettre en avant des personnages/des images de femmes qui sont fortes/réussissent sans les hommes/etc" mais aussi, dans l'autre sens "mettre en avant des personnages/des images d'hommes qui sont hommes au foyer/qui se maquillent/qui ont des loisirs """""féminins"""""/etc"
Le 07 septembre 2012 à 00:52
Je suis d'accord avec toi pour les modèles. Sauf que ça ça n'a rien à voir avec le fait de s'habiller en rose ou en bleu, jupe ou pantalon, muscu ou pas, Et c'est pour ça que je dis qu'il faut que nous déjà on fasse carrière (celles qui veulent hein avant de me refaire engueuler^^) pour que petit à petit ces modèles existent de plus en plus et que leur nombre grandisse de façon exponentielle
Le 07 septembre 2012 à 13:41
Mes exemples n'étaient peut être pas parfaits. Et puis il y a autant de conductrices que de conducteurs, mais il y a plus de garagistes hommes, et il y a plus de femmes en medecines que d'homme, or la médecine fait aussi partie du domaine du soin, donc ça n'enlève pas que les choix de metiers dépendent de ce que l'on nous a appris qu'il était normal d'aimer. Je t'assure qu'il y a une incidence.
Ceci parlera mieux que moi Socialisation genrée : grandit-on dans un monde sexiste ?
Par ailleurs, je n'ai jamais dit qu'il fallait empécher les petites filles de jouer à la poupée, je dis juste qu'il est aussi important de dire aux petites filles et aux petits garçons qu'ils ont le DROIT de jouer à la poupée mais qu'ils ne sont pas obligés qu'il est important de leur dire qu'ils ont le DROIT de faire une carrière.
J'ai pas envie de "faire avec" le fait que les gens n'acceptent pas qu'un petit garçon joue à la poupée. J'ai envie de leur dire que moi je trouve ça normal. Et si on est plusieurs à le dire, et si on le dit à nos enfants, et que nos enfants n'ont pas honte de jouer à la poupée, ben peut être qu'un jour tout le monde trouvera ça normal.
Moi aussi je souhaite (et me bat pour) que les femmes aient le même accès au travail que les hommes, avec tous les éléments que tu as cité. Et je rejoins @Foxey hommes comme femmes devraient avoir le droit de faire carrière si ils le veulent. Et pour que tout le monde le pense, il faut inculquer aux enfants dès leur plus jeune âge qu'ils ont droit d'avoir les gouts et les rêves qu'ils veulent : poupée, voiture ou mongolfière.
Pour finir, je trouve moins hystérique la personne qui avance que l'égalité des sexes se fait dès le berceau en combattant des stéréotypes et qui argumente son idée, que la personne qui refuse un argument parce que sociologie et "séries débiles" n'ont rien à faire ensemble.
Je pense, comme ce que @Foxey a expliqué, que tu es un peu extrème dans ton voeux que TOUTES les femmes fassent carrière pour PROUVER au monde qu'elles en sont capables. Je suis d'accord sur le fait qu'on a besoin que des femmes fassent de belles carrières pour servir d'exemple à tous que "on a le droit". Ca permettra à celles qui en ont envie mais n'osent pas, comme tu le disais, de se donner la force.
Mais pourquoi tu veux nous obliger ? Moi j'ai envie de faire une carrière "moyenne", parce que faire un boulot que j'aime et qui m'épanouisse est plus important à mes yeux que avoir des responsabilités. J'ai le droit, non ? Et si j'avais décidé que ma famille passe avant mon job parce que j'ai envie de passer beaucoup de temps à éduquer mes enfants, j'aurais le droit aussi ?
Ah et Merci @Foxey, j'ai eu envie de dire Amen à tous tes posts ^^
Le 07 septembre 2012 à 14:12
L'éducation a un réel impact sur ce qu'on devient ensuite. Les jouets avec lesquels on joue, les jouets auquel on s'attend à ce qu'on joue, etc..Une expérience a été faite durant laquelle on plaçait des enfants dans diverses situations, dans une pièce remplie de jouets "de filles" et "de garçons". Donc d'un côté les poupées, la cuisine, l'aspirateur miniature (si vous aussi vous trouvez ça abhérrant qu'on apprenne aux petites filles à faire le ménage dès leur plus jeune âge, levez le doigt !), le maquillage et autres activités dépourvues de violence, et de l'autre, les petites voitures, les camions, les petits soldats etc. On comparait entre autre deux situations : l'une ou l'enfant jouait sans savoir qu'on le surveillait, donc seul dans la pièce. Là, il touchait à tous les jouets, c'était quasiment 50/50. Dans une autre situation, où l'enfant est surveillé par un adulte (pas forcément ses parents), l'enfant ne jouait quasiment plus qu'avec les jouets correspondant à son sexe.
Donc non seulement les jouets avec lesquels va jouer un enfant sont totalement différents, ont un impact sur leur développement, leur vie d'adulte, mais en plus, les enfants dès leur plus jeune âge savent avec quels jouets ils sont censés s'amuser, tout comme ils savent très bien, s'ils sont un petit garçon, qu'ils ne doivent pas pleurer s'ils se font mal, parce qu'un garçon, c'est fort, tandis qu'une fille, on la console, on lui fait des bisous magiques, une vraie princesse, chochotte jusqu'au bout. On est enfermés dans cette case dès l'enfance, ça c'est sur et certain.
De même à l'école. On parle très peu de femmes dans les programmes d'histoire - et pourtant, elles ont une place prépondérante. Pas forcément dans la lumière, mais pas moins importantes pour autant, et les auteurs étudiés en français sont très majoritairement des hommes.
Après, on peut dire "oui, bah moi j'ai joué aux barbies et je suis féministe" (je ne sais plus qui a dit ça), mais ce qu'il faut bien se dire aussi, c'est que tout le monde n'est pas capable de se détacher de l'influence qu'ont eu les parents pendant l'enfance. Il y a des gens à qui ça ne viendrait jamais à l'idée de remettre en cause la façon dont ils ont été élevés ou de dire "moi je veux aussi jouer aux petites voitures/barbies". Certaines personnes se complaisent dans la case au fond de laquelle on les a collés étant jeunes. Je vois certaines de mes amies qui n'ont même pas 22 ans, qui sont déjà casées et qui se comportement comme si ça allait durer toujours et surtout comme si leur vie n'avait de sens que maintenant qu'elles ont un mec, et ça leur convient, elles sont heureuses comme ça. Je ne crois pas qu'on puisse forcer des femmes qui n'ont aucune étincelle féministe à se sortir les doigts du cul et à s'inventer une idéologie qu'elles n'ont pas. C'est dur à accepter, mais au final, il y a des femmes qui trouvent totalement normal que l'homme détienne l'autorité à la maison, par exemple.
On devrait juste être qui on veut être, et pas "qui on veut que l'on soit" ou "qui on a le droit d'être". Le féminisme tel que je le vois, c'est "Sois qui tu veux".
Le 07 septembre 2012 à 14:35
Le souci, c'est qu'on fait partie d'une génération qui n'a pas eu ces modèles, donc on a du mal à se dire qu'on peut faire carrière. C'est un cercle vicieux, tu vois ? Il ne suffit pas que je me dise du jour au lendemain "Ahaha ! Je vais faire carrière !" pour que PAF ! ça fasse des chocapics !
Alors qu'il est possible (dans le sens plus facile à mettre en place), comme je le disais plus haut, de mettre en place des modèles dans tout un tas de domaine - la pub, la littérature, les séries, ou que sais-je encore - qui touchent le grand public. Et ça comprend aussi le fait de ne pas attribuer des couleurs/des comportements aux gens selon leur sexe/genre.
Je reviens juste sur ça, parce que ça m'a échappé hier soir. Non, ça ne suffit pas. Imagine qu'on arrive à faire en sorte que celles qui veulent faire carrière la fassent, mais qu'à côté de ça le nombre de viols reste le même, les moqueries/attaques sur les LGBTQ continuent… tu penses que le féminisme aurait "tout gagné" ?
Non. C'est toute une société qu'il faut changer, c'est tout un point de vue sur les femmes et, à plus grande échelle sur le genre qu'il faut changer, c'est toutes les idées sur les homosexuel-le-s qu'il faut changer. Que les femmes puissent faire carrière, c'est bien, mais ça ne suffit pas.
De rien
Le 07 septembre 2012 à 15:50
Je n'ai pas encore lu les deux dernières pages du sujet, toutes mes excuses (je tiens à réagir avant de partir sinon je vais oublier, et je crois que le débat est parti sur des choses plus générales après donc ça va)@Aiika @Binjoo.
Je suis pas du tout d'accord avec vous, sur plusieurs points :
- la façon de danser d'un homme ou d'une femme : y a rien d'inné là dedans, tout se travaille. Et des danseurs pros savent travailler ça, et bien souvent l'ont déjà fait.
- les portés : ils n'ont rien à voir avec la force, c'est une question de technique. Un danseur petit peut très bien réussir un porté avec une danseuse grande et plus lourde, et réciproquement, vice et versa et en inversant tout (le sexe, le poids, qui porte qui).
Pour pratiquer une danse de couple depuis un certain nombre d'années maintenant (moins codifiée et plus ouverte que les danses latines, certes, mais quand même), je peux certifier que la problématique de l'échange des rôles n'est pas une incongruité, et c'est souvent que les filles prennent le rôle des garçons, et inversement. D'ailleurs, j'ai rencontré des professeurs qui ne parlent plus de hommes ou femmes, garçon ou fille, mais de guideur-se et guidé-e, comme ça pas de problème de sexe.
Les bons danseurs sont justement ceux qui savent s'adapter, et un homme qui ne sait pas se laisser guider c'est juste quelqu'un qui a mal appris et qui n'a pas un bon niveau en danse. On ne remplit vraiment bien son rôle que quand on connaît le rôle de la personne en face !
Les profs que j'ai eus étaient tout à fait capable de prendre l'un ou l'autre rôle - ils excellaient peut-être moins dans celui auquel ils étaient le moins habitués mais savaient se débrouiller quand même. Et en soirée, ça arrive que deux garçons dansent ensemble, et en général ils font sensation, les gens adorent
(moi-même j'ai déjà dansé du blues avec une fille, paraît que je me débrouille super bien dans le rôle de guideuse huhu)