La cure de sébum, une nouvelle méthode pour prendre soin de ses cheveux

La cure de sébum, Marion a testé, et elle en est plus que ravie. Elle vous explique tout et vous donne ses conseils de Mad Gyver.

cure sébum témoignage blop

Publié initialement le 5 mars 2015

Un jour, au débotté, je suis tombée sur l’article de Virginie sur le No-poo. C’est une habitude qui consiste à arrêter définitivement l’usage de shampooing du commerce, et de le remplacer par de l’après-shampooing, du bicarbonate, et du vinaigre.

Moi à la base, j’ai les cheveux très fins, j’en ai très peu, et ils n’ont aucun volume, aucune texture. Je partais donc, à priori, sans rien à perdre. Et surtout, j’ai culpabilisé. Je me suis dit que si ça se trouve, j’étais responsable de cette matière pauvre et tombante.

Cette perspective m’a fait réfléchir : et si en changeant simplement mes habitudes capillaires, je réussissais au moins à avoir des cheveux plus beaux, voire carrément de vrais beaux cheveux ?

beyoncé cheveux hair

Yeah baby.

La cure de sébum, c’est quoi ?

Du coup, de sites en blogs, j’ai découvert ce que l’on appelle la cure de sébum. Je m’imaginais déjà lécher mes cheveux gras, ou me frotter des crackers sur la zone T ! Mais pas du tout : une cure de sébum consiste à ne pas se laver les cheveux (du tout du tout) pendant au moins un mois. En fait, ce que je ne savais pas, c’est que le sébum est bon pour les cheveux et le cuir chevelu.

Je croyais que c’était juste un excrément du diable qui ne servait qu’à me rappeler que je n’étais pas encore si loin de l’adolescence, mais que nenni. D’une part le sébum protège et hydrate naturellement le cuir chevelu et les cheveux, mais en plus, baigner dans son jus aide à réguler la peau, qui dégage alors moins de sébum, et empêche les cheveux de regraisser trop vite.

Les témoignages que j’ai lus m’ont paru tous unanimes : après un mois sans lavage, les cheveux sont plus fort, plus épais, plus volumineux, et il n’est plus nécessaire de les laver tous les deux jours, mais à tout casser une fois par semaine.

D’abord, j’habite en ville, donc il y a la pollution. Ensuite, j’ai les cheveux courts (au carré), et très fins, donc j’avais pour habitude de me les laver tous les deux jours parce que dès le lendemain de mon shampooing, ils s’imbibaient d’une couche grasse et peu ragoûtante.

Les jours de grande flemme, j’utilisais du shampooing sec ou du talc, mais j’avais de mauvaises habitudes capillaires entre les couleurs et les shampooing pleins de sulfates, le sèche-cheveux et les masque alourdissants. Je ne voulais plus me sentir responsable de pourrir la nature qui m’avait déjà dotée de cheveux nuls à chier.

Mon intention était la suivante : faire une bonne cure de sébum, puis à terme, arrêter d’un coup les shampooing du commerce. J’ai donc cherché des alternatives naturelles, et croyez-le ou pas, il en existe masse : les oeufs, le bicarbonate, l’eau seule ou avec des extraits de plantes, des poudres naturelles lavantes et j’en passe, le tout à des prix plus qu’abordables, et pas si compliqués à trouver.

Ce qui m’a le plus effrayée, ce n’était pas de devoir me passer de l’effet moussant parce-que-je-le-vaux-bien, ou de l’odeur de paradis et de fruits sauvages non : ce qui me faisait peur, c’était que mon scalp me démange salement.

De plus, tout ce que j’avais lu sur la cure conseillait de s’attacher les cheveux la journée pour que les cheveux reluisant se remarquent moins. Mais bien sûr, j’ai un petit carré court, donc va te faire un gros bun ou une tresse… J’avais donc aussi peur de ne pas être présentable.

sebum the grudge

À lire aussi : Je suis une fille aux cheveux courts (et je kiffe)

Parce que oui, j’ai commencé cette cure en plein milieu du beau mois de janvier, alors que je n’étais pas du tout en vacances, que je travaillais beaucoup, et qui plus est, je suis comédienne ! Je ne tourne pas encore pour Scorsese, mais quand même, jouer avec mes cheveux gras ne me tentait pas tellement.

— Oh regarde, c’est la vidéo dans laquelle j’ai tourné en janvier !
— Ah ! Pourquoi t’as les cheveux mouillés tout le long ?

Premier souci, première solution : je suis allée m’acheter une perruque. Une perruque qui ressemble presque exactement à ma nature de cheveux, à ma couleur, et avec une frange, pour qu’on ne voit pas la délimitation des faux cheveux. Et c’est passé, partout. J’ai aussi évité à plusieurs maquilleurs•ses coiffeurs•ses de subir mon sébum, et ça ça n’a pas de prix.

D’ailleurs, si je puis me permettre, je suis complètement pour une dédramatisation et une utilisation fréquente de la perruque. Pas forcément chère, et très pratique pour changer de tête et de coupe, pas nocive le moins du monde, c’est un artifice pas pire qu’une coloration ou que la pose d’extensions, donc venez, on met des perruques dans la vie !

Enfin, avant de commencer ce voyage au pays du sébum, j’ai demandé à mon copain s’il arrêterait de me désirer si j’avais les cheveux sales. Il m’a dit que pas du tout, donc je n’avais rien qui me retenait au shampooing.

Première semaine de cure de sébum

J’ai fait un bon shampooing bien nocif et plein de sulfate le mardi, le dernier avant ma cure. En général, mes cheveux, fins et peu nombreux, deviennent gras à peine deux jours après. Ça n’a pas manqué, j’ai eu les cheveux gras dès le jeudi. Vive l’hiver : j’ai planqué le tout sous un bonnet quand je n’étais pas en tournage. Et puis j’ai écumé Pinterest qui m’a offert tout un tas de coiffures « cache-misère » faciles et fort jolies. Le foulard sera ton meilleur allié, après la patience !

À lire aussi : Sélection de headbands et bijoux de cheveux pour pimper tes coiffures

Le rituel à suivre est le suivant :

  • Bien se brosser les cheveux deux fois par jour avec une brosse en fibres naturelles (poils de sanglier ou simili) pour bien étaler le sébum des racines aux pointes, et passer ses mains dans les cheveux pour décoller les racines et les aérer.
  • Changer sa taie d’oreiller le plus souvent possible.
  • Bien laver sa brosse après l’usage, à l’eau et au shampooing. Tu vois, en plus tu pourras quand même jouir des joies de la mousse et de l’odeur, mais sur ta brosse !

J’ai eu une belle frayeur la première semaine parce que des pellicules sont apparues, et même s’il m’arrive d’en avoir, savoir que je n’allais pas être en mesure de me laver les cheveux m’a mis un coup. Sauf que dès le lendemain elles étaient parties avec le brossage, et mon cuir chevelu semblait déjà reprendre du poil de la bête.

J’ai vraiment cru que j’allais craquer avant de commencer, mais pas du tout, ce n’était pas si dur que ça : le matin j’étais prête en dix minutes (douche comprise). Moi qui passais plus de temps sur mes cheveux que sur le reste, je pouvais dormir dix bonnes minutes de plus : une aubaine !

Et les premiers jours où j’étais encore un peu gênée par l’aspect poisseux/collant de mes cheveux, je mettais un beau rouge à lèvres flashy à souhait pour attirer le regard de mes interlocuteurs ailleurs que sur mes cheveux.

sébum anne hatthaway

Salut toi.

Deuxième semaine de cure de sébum

Il paraît que c’est la pire. Point pour moi, merci. C’était comme si mes cheveux avaient atteint leur maximum de sébum. Ils étaient gras et imbibés jusqu’aux oreilles, mais plus j’avançais dans la cure, plus j’avais l’impression que le gras n’était plus luisant, mais sec. L’effet mouillé était encore là, mais si je ne racontais pas mon expérience, personne ne pouvait deviner que j’avais les cheveux plus sales que mes chaussettes après le foot.

Je me brossais toujours les cheveux deux fois par jour en aérant bien mes racines, et je battais des records de rapidité le matin. Et à chaque fois que je parlais de ma cure à des amis, ceux qui ont des « hair issues » étaient directement très intéressés.

Ça m’a pas mal encouragée à continuer et à prouver que sous couvert de ce que l’on appelle « hygiène », on habitue très mal notre corps entier à se défendre contre la saleté, ou ce qu’on pense être « sale » — le sébum par exemple. Tout ma vie j’avais cru que c’était un résidu néfaste qui me voulait du mal, alors qu’en fait c’était du soin naturel magique qui ne souhaitait que mon bonheur. Du John Freida gratuit !

Troisième semaine de cure de sébum

La question la plus récurrente à ce stade était :

« Mais ça ne te gratte pas ? »

Jamais, ma bonne dame ! Je ne sais d’où vient cette légende que les cheveux sales démangent, mais en tout cas je suis passée à travers easy. Je ne me grattais pas plus que d’habitude, c’est-à-dire rarement. Je perdais quatre fois moins de cheveux qu’avant, ceux qui tombaient naturellement la journée partaient avec le brossage, et le sébum était enfin arrivé jusqu’aux pointes. La dernière semaine de traitement allait être un super bonus.

Normalement, le but de la cure c’est de réguler sa sécrétion de sébum pour pouvoir espacer les shampooings, mais aussi de soigner l’intégralité de la longueur avec le sébum. Les articles et vidéos que j’avais vus parlaient d’un bon mois pour que le sébum arrive aux pointes : c’était déjà le cas pour moi la troisième semaine. Donc la dernière semaine, mes cheveux allaient baigner dans leur jus (bon appétit), profitant ainsi de tous les bienfaits du sébum.

sébum hérissonMes cheveux dans le sébum (une métaphore). 

À ce moment de la course, il était impossible d’abandonner. Je continuais à lire les avis des personnes qui avaient déjà essayé, et à être de plus en plus convaincue et impatiente.

Je m’imaginais déjà une matière épaisse, un volume formidable, une douceur de cachemire, et une brillance miroir. L’espoir d’un résultat flagrant me tenait en haleine !

Dernière semaine de cure de sébum

Les doigts dans le nez, R.A.S. Mes cheveux étaient gras comme un pavé de feta Salakis baignant dans leur huile d’olive, mais j’étais joyeuse. Bon, je commençais à en avoir carrément ma claque de cette mono-coiffure ou de porter un bonnet, je n’aimais plus ma tête, mais ce n’était plus qu’une question de jours, d’heures…

Entre-temps j’ai vidé ma salle de bain de tous les produits lavants, démêlants, texturants-mon-cul qui contenaient des sulfates, du parfum ou tout autre ingrédient corrosif. J’ai fait un tour dans une épicerie indienne (mais elle est aussi trouvable sur Internet) où j’ai acheté de la poudre de shikakaï (de la marque Hesh : 1,50€ la boîte, l’équivalent d’une dizaine de shampooings sur cheveux courts).

Il s’agit d’une poudre lavante naturelle qui ne contient aucun produit nocif, que tu mélanges avec de l’eau pour faire une pâte : tu la poses sur ton crâne (pas obligatoirement sur tes longueurs) et tu masses ton cuir chevelu avec. Ensuite tu rinces, et paf, propreté, bonne odeur, sans agresser ni tes cheveux si ton scalp.

Conseil beauté : si tu mélanges ta poudre avec du yaourt ou du lait de coco selon la nature sèche ou grasse de tes cheveux, et que tu laisses le mélange poser une heure, ça te fait un masque extrêmement efficace ! Je l’ai fait sur une copine aux cheveux rebelles, le résultat a été foufou.

Je suis aussi allée chez Aromazone (ou sur Aromazone.fr : ils livrent, les coquins) pour parfaire ma panoplie de la parfaite petite shampouineuse. J’ai pris de l’huile d’arbre à thé à mélanger dans mes shampooings, pour réguler ma production de sébum, et de l’huile de ricin pour favoriser la pousse. J’ai même craqué sur un mini-fouet pour mélanger mes préparations.

J’ai en gros de quoi me laver les cheveux pour l’année entière et le tout m’a coûté moins que ce que j’utilisais avant en shampooing du commerce.

J’ai pris sept boîtes de 100g de shikakaï à 1,50€ la boîte, plus 30ml d’huile essentielle d’arbre à thé à 5,50€, et 100ml d’huile de ricin à 4,90€ soit un total de 20,90€. Avec ça j’ai de quoi me faire environ 70 shampooings, donc entre un et deux shampooings par semaine et un masque une fois par mois pendant un an !

Avant, sur une année j’achetais une bouteille de 300ml de Head&Soulders tous les deux mois à 5,41€ la bouteille, soit environ 33€, plus un masque fructis à 5,50€ les 300ml pour une moyenne de trois pots par ans, donc 16,50€. Le calcul est rapide (non en fait j’ai mis du temps à le faire, mais c’est une tournure de phrase pour dire qu’une fois que le calcul est fait, y a pas photo). Et en plus mes cheveux étaient agressés ! Merci, hein.

Même si l’économie n’est pas dingue, genre comme quand t’arrêtes de fumer un paquet de clopes par jour et qu’à la fin de l’année tu t’achètes une Twingo, je sais que ce que je mets dans mes cheveux est bon et ne va pas les abîmer ou jouer sur leur qualité. Et bien entendu, ces produits naturels sont vegan.

Le lavage, le soulagement et le résultat tant attendu

À la fin du mois de cure, je me suis lavé les cheveux avec un mélange de shikakaï et d’eau, avec trois gouttes d’huile d’arbre à thé. J’ai posé le mélange sur mon cuir chevelu, j’ai bien massé partout pour décoller les impuretés et le sébum, et j’ai laissé poser dix minutes sur mes longueurs.

Ensuite j’ai rincé à l’eau fraîche, et bien rincé, parce que ça ne part pas comme de la mousse, il faut bien enlever tous les résidus de matière. Ça m’a fait tellement de bien de me mouiller la tête, ça faisait si longtemps !

sébum emma stone

Par contre, adieu la texture : plus de mousse onctueuse, plus de sensation de cheveux doux même sous l’eau. Et puis mes cheveux étaient plutôt emmêlés.

Et là, l’Internet m’a encore bluffée. Vu que je n’avais plus du tout de produits du commerce et donc plus de démêlant, j’ai cherché une solution pour un semblant d’après-shampooing. Et j’ai trouvé : le savon en pain mon pote ! Tu prends ton savon humide, tu le passes sur tes longueurs, et tu passes simplement tes doigts dans tes cheveux. La magie opère quasi-immédiatement et les mèches sont bien plus faciles à démêler.

J’ai ensuite séché au sèche-cheveux froid. Je n’avais pas envie de commencer à les brûler, donc j’y suis allée mollo, mais je ne voulais pas rester avec les cheveux mouillés (rapport que c’est l’hiver).

Et là, non mais là : un volume complètement surréaliste, ou qui en tout cas n’avais jamais daigné frôler mon crâne. Mes cheveux étaient légers, et semblaient plus épais. Ils avaient beaucoup plus de corps, et ça faisait honnêtement une belle différence avec avant.

Ils étaient brillants et plutôt heureux. Et ils avaient poussés ! Mes cheveux qui en général prennent un petit demi-centimètre par mois avaient poussé d’au moins un centimètre, et ça se voyait. J’étais comblée par le résultat… pour le moment. J’étais curieuse de voir si j’allais réussir à passer une semaine sans avoir besoin de me laver les cheveux.

Les lendemains de la cure de sébum

Le lendemain, la magie ne cessait d’augmenter. J’avais toujours du volume. Moi qui d’habitude avais les cheveux collés au crâne par une apesanteur puissante ! Et mes tempes qui d’habitude devenaient légèrement grasses dès le lendemain de mon shampooing étaient tout-à-fait parfaites, comme la veille. Là on touchait le sommet.

Comme j’ai eu la bonne idée d’arrêter ma cure un lundi, j’ai eu les cheveux propres pour la semaine entière. Rien à signaler de particulier : mes cheveux regraissaient doucement, mais rien de bien terrible. Au bout de cinq jours ils étaient plutôt gras, et j’ai tiré jusqu’au week-end en mettant des headbands. Du coup, je les ai lavés le lundi suivant.

Pour être honnête, je ne pourrais pas tenir toutes les semaines comme ça. À cause de l’hiver, du vent et de la pluie, mes cheveux tenaient impeccablement entre quatre et cinq jours sans lavage… ce qui est déjà assez fou par rapport à avant la cure où ils tenaient un jour et demi.

Les shampooings suivants

La suite ne perd pas de son glamour. J’ai lavé mes cheveux avec mes poudres mélangées à de l’eau et du savon. J’ai retrouvé ce volume rare et cette légèreté. J’ai d’ailleurs des ondulations que je n’avais pas vues depuis le CM2 ! Sur le court terme, cette cure a vraiment bien traité mes cheveux. Je les lave maintenant tous les quatre ou cinq jours (parfois plus quand je ne sors pas, mais pour le coup ils sont pas super présentables rapport au gras).

Si je te conseille cette cure ? Carrément ! Si moi, avec mes cheveux courts et mon métier, j’ai réussi à passer inaperçue un mois entier, toi (à moins que tu sois mannequin cheveux), tu peux complètement tenter. Ou au moins essayer d’espacer tes shampooings autant que possible : ta crinière te remerciera.

Au final, c’est un traitement gratuit dix fois plus efficace que ce qui est vendu en magasin et pharmacie. Et tant que ça ne peut pas nuire aux cheveux, je dis banco.

Parlons de la perte de cheveux : elle a été divisée par quatre. Je ne retrouve presque plus de cheveux dans le lavabo. Certains partent au brossage, d’autres au lavage, mais en petite quantité comparée à avant la cure : ils sont bien accrochés, et j’en perds vraiment moins. C’est un gros avantage !

Le truc nul

Vu que j’ai retiré de ma vie les soins du commerce mais que je veux quand même prendre soin de mes cheveux, je me suis fait un bain d’huile. J’ai mélangé huile de ricin et huile de coco, et paf, j’ai laissé poser toute la nuit.

sébum scrooge

Eh bien mon gentil shampooing naturel n’est pas assez fort pour rincer l’intégralité de l’huile de mes cheveux : il me restait des grosses mèches encore pleines d’huile… J’ai dû les laver trois fois avec un savon et bien faire mousser, et ce n’était pas pratique. Mon conseil : si tu veux rincer un bain d’huile avec un shampooing fait maison, change d’avis. Fais-toi plutôt un bain avec du lait de coco et pas une matière trop huileuse. À la différence de l’huile, le lait part très facilement, mais il est tout aussi nourrissant et bon pour nos poils de tête. Sinon, garde une bouteille de Fructis pas trop loin.

À lire aussi : Sélection de soins profonds pour cheveux sans silicones

Les petites astuces magiques pour les cheveux

Si toi aussi tu veux supprimer de ta vie les produits capillaires du commerce qui sont ou nocifs ou chers, voici ce que j’ai découvert en me baladant sur l’Internet dans ma quête du naturel-pas-cher-cool-pratique-mad-Gyver.

  • L’aloe vera en gel. Tout simplement vendu en tube ou en bouteille, ce gel naturel qui est tout aussi bon pour la peau que les cheveux aide à fixer les boucles et les ondulations, et hydrate les cheveux. Tu peux en mettre sur cheveux mouillés comme sur cheveux secs, et il remplace très bien les produits coiffant comme les mousses, les gels, les cires…
  • Le savon en pain. Tu peux en choisir un dont la composition est totalement vegan ou juste bio, et même pas cher, il en existe de très bons. Il remplace le shampooing et l’après-shampooing selon si tu le fais mousser ou pas. Le savon d’Alep par exemple est tout à fait adapté : il ne laisse pas les cheveux texturisés, ou « doux sous l’eau » (c’est-à-dire enduits d’une couche de matière bizarre qui te donne l’impression que tes cheveux glissent comme une cascade même sous l’eau de rinçage), mais il lave à la perfection et un petit morceau peut s’avérer très pratique quand tu pars en voyage.
  • L’eau salée. Pour fixer une coiffure fouillis genre retour de plage avec vent de force 3 à 6, un peu de gros sel dilué dans de l’eau dans un vaporisateur tient bien et abîmera moins tes cheveux : il suffit de me vaporiser de loin et de froisser tes cheveux. 
  • Le gommage, avec du gros sel ou du marc de café. Faire un gommage une fois de temps en temps permet de bien débarrasser ton cuir chevelu de la poussière, la pollution, le sébum, les plantes tropicales et les petites peaux mortes. Tu peux mélanger du gros sel avec ton shampooing (quel qu’il soit d’ailleurs : fait maison ou fait industriellement), et masser ton scalp doucement. Le sel a aussi la vertu de faire circuler le sang, et donc de favoriser la pousse. Si tu prends du marc de café, ce sera un gommage plus doux, et c’est bien si ton cuir chevelu est sensible.
  • Pour faire des boucles sans chaleur, on connaît plein de techniques, mais j’ai découvert celle de garder les cheveux enroulés dans un headband la nuit. Le lendemain, bim, ça fait des ondulations magiques.
  • Le lavage de la brosse. Ça a l’air con, mais laver régulièrement ses brosses à cheveux évite d’y remettre le sébum de la veille. C’est rapide, ça se fait à l’eau et au savon, ça sèche plutôt vite, et ça permet vraiment de garder des cheveux propres plus longtemps.
  • Pour les cheveux fins, j’ai trouvé comment donner une fausse épaisseur. Ce qui trahit en général mes cheveux fins, c’est qu’on voit mon crâne. Ma raie apparaît fluorescente tellement mon cuir chevelu est blanc, et quand je m’attache les cheveux, ils ne recouvrent pas l’intégralité de mon crâne, du coup on dirait que j’ai des mini calvities. Ma solution miracle : je me mets du fard à paupière marron (vu que j’ai les cheveux plutôt châtain foncé) sur mon crâne, avec un pinceau, là où il apparait et où je trouve ça disgracieux ! Du coup on ne voit plus mon cuir chevelu, et ça donne une impression de matière dense et recouvrante. Bien sûr, préfère un fard sans paillettes, ça passe mieux.
  • Le vinaigre. Rincer tes cheveux au vinaigre de cidre les rendra brillants. Ça ne sent pas forcément bon, donc tu peux te préparer une eau de rinçage avec de l’eau, du vinaigre et des huiles essentielles, comme ça tu ne sentiras pas la salade trop longtemps. Tu peux aussi vaporiser de l’eau de rose dessus après les avoir essorés pour enlever l’odeur du vinaigre.
  • Pour les lendemains ou surlendemains ou lendemains de surlendemains, bref, quand tu n’as plus le volume d’après le shampooing, prends de la farine ou de la Maïzena et saupoudres-en sur tes racines. Non seulement ça va absorber le sébum, mais ça va aussi donner de la densité à la racine et plus de matière !

Alors, la cure de sébum, ça te tente ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Tim126
    Tim126, Le 21 novembre 2016 à 14h06

    @Cakahlni J'y pense seulement aujourd'hui, mais tu peux aussi regarder les soins régulateurs de sébum. Tu as de très bons produits naturels qui régulent la production de sébum et calme les démangeaisons :)
    Par exemple ça : http://www.aroma-zone.com/info/fiche-technique/poudre-ayurvedique-nagarmotha-aroma-zone
    Ou ça si tu aimes te faire des petites popotes maisons un peu plus poussées : http://www.aroma-zone.com/info/recette-cosmetique/masque-regulateur-de-sebum-pour-le-cuir-chevelu

    Voilou ! Et effectivement dans le pire des cas l'hibernation (et les bonnets) de l'hiver seront tes meilleurs amis ;)

    P.s : L'avantage d'avoir les cheveux qui graissent vite pour la cure de sébum, c'est que tu va pouvoir bien étaler le gras dans tes cheveux (et par conséquent faire durer ta cure moins longtemps par exemple). Moi j'ai les cheveux qui graissent très très peu, et même en 15 jours de cure ça à bien marché, alors avec des cheveux qui produisent un max de gras ça jouera en ta faveur :)

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