Les « croyances limitantes », ces fausses idées qui nous ralentissent

Penser qu'on est incapable de faire quelque chose et donc ne pas le tenter, c'est ce qui définit les croyances limitantes. Comment les repérer et surtout, comment les combattre ?

Les « croyances limitantes », ces fausses idées qui nous ralentissent

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J’ai longtemps été persuadée que jamais je ne pourrai plaire à personne, que ça ne servait à rien de chercher un travail épanouissant vu la crise de l’emploi ou bien que j’étais incapable de mener un quelconque projet jusqu’au bout. Tout ça, c’est ce qu’on appelle les croyances limitantes.

Des proches me tenaient des discours plus positifs sur ma situation mais je savais que ça ne collerait pas. À chaque fois que l’on me trouvait des solutions, j’y trouvais des problèmes. Je regardais avec mépris les articles de développement personnel en me disant que de toute manière, la sociabilité ou l’habilité à réaliser des projets ne sont pas des choses qui s’apprennent…

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Je pensais que c’était inné chez les autres (ou dû à de la chance) et que dans mon cas, c’était vain.

Un jour, je suis tombée dans la marmite du développement personnel et je n’en suis plus vraiment ressortie. C’est à cette occasion que j’ai découvert des principes comme les croyances limitantes, ce concept dont je veux vous parler aujourd’hui et auquel on est tou•te•s confronté•e•s un jour !

Les croyances limitantes, c’est quoi ?

Une croyance limitante est une pensée qu’on considère comme vraie… Alors qu’elle nous bride et nous fait renoncer à une ambition. Le plus souvent, elle provient de notre personnalité, de notre éducation ou d’expériences passées (de nous ou de nos proches).

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Pour prendre un exemple un peu basique, c’est un peu comme si une personne était persuadée qu’elle ne peut pas porter plus que 50 kilos alors qu’en réalité, son corps est capable d’en soulever 70. Du coup elle n’essaiera jamais de dépasser ce stade.

Il y a plein de raisons pouvant pousser à croire cela : un nombre de kilos plus élevé fait peur à cette personne, elle s’est fait mal au dos il y a trois ans en tentant le défi… ou bien on lui a dit un jour qu’elle n’est pas assez musclée et elle l’a cru.

Pourtant son corps peut porter plus, si si, je te le dis.

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Ces croyances sont un mal car elles empêchent de faire ce que l’on veut vraiment. Sans être justifiées, elles façonnent notre quotidien. Elles semblent être des évidences. Pire : plus on y croit, plus on trouve de « preuves » pour les justifier. Le verre à moitié vide ou à moitié plein, tout ça.

Repérer ses croyances limitantes

Repérer ses croyances limitantes n’est pas aisé car elles ne se distinguent pas clairement du reste des pensées. C’est d’ailleurs même le principe : elles s’incrustent pépouze comme si elles étaient normales.

Voici des architectures type de croyances limitantes :

— J’aimerais bien faire ça MAIS…

— Ce n’est pas fait pour moi.

— Je suis trop (âgé•e, gentil•e…) ou au contraire pas assez (sportif, fort•e…) pour faire ça.

— Mes parents/amis/employeurs ne me laisseraient pas faire ça.

— C’est différent pour les autres.

Ces phrases, retenez-les bien. Dès que vous vous entendez les prononcer ou les penser, il y a de fortes chances qu’elles soient ce dont je vous parle depuis le début de l’article. Elles concernent toutes des actions que nous aimerions réaliser « si seulement… ». Le truc c’est qu’avec des « si » on pourrait mettre Paris en bouteille ma p’tite dame !

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Alors bien entendu j’entends déjà des gens arguer que parfois on est VRAIMENT trop vieux pour certaines choses (même si on ne l’est jamais pour un Happy Meal), ou qu’ils aimeraient bien partir en Australie mais que là ils ont un emprunt sur le dos. Et c’est tout à fait justifié, mais ce n’est pas de ce genre de réalité que je vous parle ici !

Repérer ses croyances limitantes, c’est d’abord savoir qu’elles existent. Et le fait que certaines pensées n’en sont pas… n’annule pas le fait qu’il peut y en avoir.

Comment combattre ses croyances limitantes ?

  • Les repérer

C’était justement la partie précédente. Parce que l’idée est que si vous ne les repérez pas, vous ne pourrez pas les péter en mille morceaux. Capisce ?

À partir de là, inversez la tendance et faites en sorte de voir ces buts, que vous considériez à tort hors de votre portée, comme des rêves atteignables.

Exemple :

« J’aimerais bien faire de la danse mais je ne suis pas assez souple »

Il serait ambitieux de souhaiter devenir ballerine professionnelle en six mois. En revanche, vous pouvez penser à vous inscrire à un cours de danse pour, justement, travailler votre souplesse ! Ceci est un rêve tout à fait atteignable.

  • La méthode Coué

Eh non, je ne parle pas d’un célèbre animateur radio (ou télé ?) (tout se mélange). Le principe est de se répéter une phrase contraire à sa croyance limitante pour l’imprimer dans sa tête.

Exemple : À chaque fois que vous pensez « Je suis trop timide pour bien me vendre en entretien », répétez-vous « Je suis tout à fait capable de gérer en entretien ».

Le point « oui mais… j’y crois pas » : la réussite de cette méthode est… limitée. Mais elle permet de commencer à affronter sa croyance.

  • Cherchez des exemples inspirants

Trouver de bonnes raisons de ne pas faire les choses est souvent plus aisé que le contraire. Alors, cherchez des exemples, interrogez vos proches… et s’ils ne vous aident pas, tournez-vous vers le Web ! Ce monde est plein d’histoires inspirantes.

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Exemple :

« J’aimerais bien devenir graphiste mais c’est trop bouché comme filière, ceux qui réussissent sont chanceux. »

Au lieu de vous laisser guider par votre peur, trouvez les graphistes qui ont réussi et écoutez-les !

Le point « Oui mais … ce sont mes proches qui m’ont raconté de mauvais exemples » : parfois, les proches ne sont pas les meilleurs conseillers et cherchent plus à enfoncer qu’autre chose. Ce sont souvent eux qui ont planté la graine de la croyance limitante dans votre petite tête. Fuyez-les, ou du moins n’abordez pas le sujet sensible avec eux !

  • Imaginez votre réussite

Essayez de vous visualiser en train d’atteindre votre but. Imaginez-vous le scénario positif, avec vous dedans. Je suis la première à me troller en imaginant les options « catastrophe » de toutes les situations à risques… Mais le positif est bien plus apaisant !

Mieux encore : si vous avez un entourage qui peut vous réciter ce scénario positif, c’est top.

Exemple :

« Voyager seule, ce n’est pas fait pour moi, j’ai trop peur que ça se passe mal. »

Et pourquoi donc ? Visualisez-vous dans un scénario idéal où vous rencontrez plein de gens et faites plein d’activité. Tout de suite, on se sent mieux.

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Le point « oui mais ça me met la pression quand mon entourage croit trop en moi » : cela peut effectivement engendrer une peur de décevoir. C’est à ce moment là qu’arrive le syndrome de l’imposteur, un autre petit troll de nos vies qu’il faut dégommer…

À lire aussi : J’ai testé pour vous… le syndrome de l’imposteur

Si on vous dit que vous pouvez faire quelque chose, chopez l’information et gardez-la bien au chaud pour vous booster. Si on vous l’a dit, c’est que ça doit être vrai ! Même si par la suite, vous échouez, vos proches seront probablement plus tristes pour vous que déçus par vous. Nuance très importante.

  • Passez à l’action !

Sortez-vous les doigts, sautez le pas et tentez le coup. Vraiment. C’est à ce moment que votre croyance limitante disparaîtra.

Exemple :

« Si j’arrête tout pour changer de voie, mon entourage va mal réagir ! »

Primo c’est votre vie pas la leur. Deuzio… Tentez, vous verrez bien ce qui se passe. On ne peut jamais être certain de la réaction des gens, même des proches. Alors autant vivre votre vie comme vous l’entendez !

Et si je me plante ?

Pas de panique, ce n’est que partie remise. Vous être planté•e cette fois n’empêche pas de cultiver la fierté d’avoir tenté et d’analyser ce qui n’a pas marché. Pourquoi pas réessayer en étant mieux préparé•e ?

Les pessimistes penseront que cet échec prouve vos failles et valide vos pensées limitantes. Les optimistes répondront avec un grand sourire qu’il serait sacrément triste de revenir à ces croyances après tout ce que vous avez déjà vécu pour les combattre. Bon courage, vous êtes sur la bonne voie !

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Comme dirait une célèbre philosophe du XXIè siècle, il faut avoir « la positive attitude ». Allez, dites-moi tout : quelles sont vos croyances limitantes ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • EleanorRigby
    EleanorRigby, Le 16 avril 2016 à 20h16

    C'est génial de voir que les Madz s'intéressent au développement personnel ! J'avoue qu'il y a quelques années le développement personnel était pour moi une espèce de mouvement new age voire sectaire qui m'inspirait pas franchement confiance et puis il y a 4 ans j'ai rencontré le père de mon copain qui a consacré à vie à ça. Et je dois dire que ça a été la rencontre la plus déterminante dans ma vie. Il m'a ouvert les yeux sur tellement de chose et je me suis vraiment découverte en tant qu'être humain à ce moment là.

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