Comment boire avec modération ?

Queen Camille t'initie à l'art de boire sans gâcher sa vie et te donne ses meilleurs conseils d'ex-fille torchée.

Comment boire avec modération ?

Le vendredi est mon jour préféré.

À l’heure où j’écris ces lignes, je sais déjà qu’à 18h30 je me trouverai devant un verre de rosé glace, relâchant toutes mes membranes tendues par une semaine de labeur, avec deux jours pour glander devant moi. 

Une certaine idée du bonheur.

Pourquoi boire avec modération ?

Je sais aussi avec certitude que je ne finirai pas la soirée à vomir/perdre mon portable/ma dignité/trou de mémoire/m’endormir sous une table/trou de mémoire/coucher avec le dernier mec encore debout.

Cinq ans de soirées étudiantes m’ont en effet enseigné l’art de boire sans gâcher ma vie, une compétence essentielle pour qui souhaite s’enivrer dans la joie.

Boire raisonnablement est un plaisir qu’on découvre en général vers trente ans, quand ton corps ne te laisse plus le choix. Encore faudrait-il survivre jusque-là car l’abus d’alcool t’expose à bien des dangers.

Entendons-nous bien, il n’est pas obligatoire de boire pour s’amuser.

Mais lorsqu’on choisit de le faire, mieux vaut être armé pour gérer ce qui reste une drogue et un facteur de risque énorme. 

Entre deux faits divers de soirée étudiante qui tourne mal, une étude de l’OMS rappelle que l’alcool tue plus que le Sida, la tuberculose et la violence réunis. 

Les morts liées à l’alcool dans le monde représentent 5,3% des décès, entre les maladies, les homicides et les divers accidents. Un chiffre qui monte à 13,5% pour les jeunes de 20 à 29 ans.

Si se torcher la gueule est à la portée du premier pékin, boire de manière responsable demande de la maitrise et de la subtilité.

Voici ce que 120 litres de vodka tonic et 24 500 heures de gueule de bois m’ont appris.

Boire avec modération : bien choisir son soir

L’alcool n’est pas l’aliment préféré de ton corps, il vaut donc mieux être en bonne forme physique si tu prévois d’en consommer, ce qui n’est clairement jamais le cas quand tu fêtes la fin de tes deux semaines de partiels.

Boire parce que tu es déprimée est également une idée bof. Même à petite dose, l’alcool risque de t’enfoncer loin dans ton seum et de te faire prendre des décisions pourries, telle que rappeler ton ex, pleurer sur l’épaule du videur ou monter en haut de cette grue pour réfléchir à la vie.

Mieux vaut réserver l’ivresse pour les jours où tu te sens plutôt satisfaite de l’existence. 


Le bon état d’esprit

Anticiper pour quand tu seras éméchée

Il est possible d’atteindre un palier d’ivresse gentille, sans basculer du côté obscure de la force. TOUTEFOIS, la consommation d’alcool produit toujours un état modifié de conscience qui limite la capacité à prendre des décisions censées.

Il est donc préférable de prévoir certains détails logistiques en amont.

Afin d’éviter de laisser la moitié de ta vie sur une banquette en sky du Pachamama Night,  sélectionne soigneusement ce que tu emportes avec toi (pas ton passeport, pas tes lunettes pour lire, pas la totalité de ton compte en liquide)

De même, anticiper ton trajet du retour est plus sage que finir par faire du stop déguisée en super-héroïne, réussir à arrêter la BAC, glisser en voulant monter dans la voiture et tomber sur les dents. Une anecdote véridique.

Tu peux aussi passer un pacte avec un·e ami·e qui boit peu et mettre en place un code pour qu’il ou elle te signale lorsqu’il ou elle estime que tu as assez bu. Choisissez aussi un deuxième code pour quand tu nieras que tu as assez bu.

Manger

Quand j’étais étudiante, la devise de mes beuveries tenait en trois mots : « Manger, c’est tricher ».

Au fil des années, je me suis finalement lassée d’être minable dès l’apéro et de vomir à 23h.

Manger, c’est la santé. Ça ne fera pas baisser ton niveau d’alcoolémie en soi, mais tes intestins seront contents.

Retarder l’heure du premier verre

Une technique pour boire moins consiste à boire moins longtemps.

Si tu es comme moi, le concept de boire UN verre te semble absurde et quand tu commences, plus rien ne t’arrête.

Des solutions existent. Personnellement, comme il m’est difficile de stopper ma course, j’en retarde le départ pour commencer à boire le plus tard possible.

Je repousse aussi de la même façon le premier verre d’alcool fort au plus tard de la nuit. Un shooter de tequila à 20h ? Dis non et ouvre une bière.

Boire lentement

Les effets de l’alcool peuvent mettre un certain temps à se manifester, mesure donc ta fougue mon jeune poney.

Sirote ton drink et patiente un peu entre chaque verre.

Pour t’aider à tempérer tes ardeurs, tu peux te fixer la limite d’une verre par heure par exemple, ou te caler sur le rythme d’un buveur reconnu pour sa consommation responsable.

L’astuce numéro un des vieux routards de la biture : alterner alcool/verre d’eau. C’est pas plus cher, pas trop chiant et ça change TOUT.

L’alcool déshydrate et prendre des plages de pause avec le « soft » de ton choix te permettra de gérer l’ivresse de façon optimale. Trust me.

Se servir des verres normaux

Je dédie ce conseil à cette amie qui a décidé un soir que le rhum n’avait pas besoin de jus de fruit et pouvait se servir tel quel dans un plein verre, un peu comme de l’eau quoi.

Cela l’a inévitablement conduit, une heure plus tard, à parler une langue connue d’elle seule, et à dormir dans son vomi quatre minutes après.

Pour mieux gérer ta consommation, je te recommande de doser les cocktails avec prudence et d’utiliser des verres « normaux », c’est-à-dire adaptés à la boisson choisie. Histoire de pas te servir des pintes de vin et des chopes de whisky coca.


Elle sait qu’elle est en train de faire une connerie 

Éviter les mélanges

Lors de mes toutes premières soirées alcoolisées, je n’avais ni l’âge ni les moyens d’acheter de l’alcool et trouvais mon bonheur dans les placards de ma grand-mère.

Il fallait donc nous contenter de Suze, de Pastis et de vin de noix artisanal que nous mélangions de manière intrépide.

Après toutes ces aventures gustatives et gastriques, je me contente aujourd’hui de choisir UN alcool « pas fort » en début de soirée et de basculer le plus tard possible sur UN alcool fort.

Il est important de connaitre les alcools qui te réussissent.

Moi par exemple, je sais que je dois me tenir loin du rhum me rend bête, du gin qui me rend agressive, du vin rouge qui me fait dormir et du moscovite qui me transforme proprement en ZINZIN.

Pour les non-initiés, le moscovite est un demi citron auquel on ajoute de la vodka. Ça se boit comme la limonade et ça te plie sans prévenir. Ne le faites pas.

Éviter les situations à risque

Il existe en soirée des pièges évidents dans lesquels il est facile de ne pas tomber.

Nous nommerons « à risque » toute configuration qui se rapporte à une absorption massive et rapide de substance : jeux à boire, tournées de shooters, open bar… Le genre de situation dans lesquelles redoubler de vigilance.

Écouter son corps

Tu te sens fatiguée ? Reprendre un verre ne pourra rien pour toi et il n’y a pas de honte à se coucher avant les autres. Tu vas rien rater, il est 2h, les meilleures blagues ont déjà été faites et le point Godwin a été atteint trois fois.

Si tu as envie de vomir, la tête qui tourne, du mal à parler et à comprendre ce qui se passe : tu n’as pas suivi mes conseils et tu es déjà trop saoûl·e.

Il est temps d’écouter ton corps et d’arrêter de boire de l’alcool pour ce soir. Prends une eau qui pique et va engueuler la pote qui était censée te surveiller.

Voilà mes briques de vin blanc sec, je vous souhaite un excellent weekend avec les gens que vous aimez et juste assez d’alcool pour en profiter. Je vais boire mon rosé à votre santé !

Et toi, tu as d’autres tips pour pas finir torchon chiffon carpette ? 


L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Si vous sentez que vous perdez le contrôle de votre consommation, n’hésitez pas et prenez contact avec un centre d’alcoologie.

Pour aller plus loin :

À lire aussi : Je n’aime pas l’alcool, et ça me regarde, bon sang !

COMMENT AVOIR UN TEINT PARFAIT ?

QueenCamille


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Commentaires
  • ClemChad
    ClemChad, Le 24 octobre 2018 à 14h30

    Ah-ha, un sujet que je maîtrise! Neuf ans, x cuites et n gueules de bois plus tard, j'ai amassé une certaine sagesse. Mes conseils ne sont pas tous bons à prendre, mais ils ont au moins le mérite d'exister.

    Pour me "mettre dans l'ambiance" et éviter de me ruer sur l'alcool dès mon arrivée, je bois généralement une cannette de RedBull sur le trajet vers ma soirée en écoutant une musique bien punchy.
    Après, pendant la soirée, je vais régulièrement aux toilettes, déjà parce que la bière, ça s'achète pas ça se loue, ensuite parce que ça m'occupe et m'empêche donc de reprendre un verre/rouler une autre clope, et enfin parce que j'en profite pour jauger mon état: est-ce que j'arrive à me désaper/m'essuyer (désolée) correctement, est-ce que je pense à me laver les mains, est-ce que je reste juste légèrement dégoûtée face à mon reflet dans le miroir ou est-ce que je me tords de rire/éclate en sanglots...
    Il y a aussi le "test de la clope": rouler une chaussette, ça peut arriver à tout le monde, mais si je galère systématiquement, c'est que j'ai trop bu.

    Une dernière chose que je fais depuis peu, c'est boire plus souvent, mais moins. C'est comme s'autoriser un carré de chocolat par jour plutôt que de s'acheter une tablette par semaine et de la dévorer en un quart d'heure.
    Le problème, c'est qu'en écrivant ces lignes, je me rends compte que j'ai du mal à ne pas boire ne serait-ce que deux soirs par semaine, et surtout que je bois seule. Donc attention à ne pas tomber dans le piège inverse...

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