Chronicle, des super-pouvoirs sans super-héros

Le film de la semaine sur madmoiZelle, c’est Chronicle, l’histoire de trois lycéens qui attrapent des super-pouvoirs, le tout filmé « à la Cloverfield ».

Chronicle, des super-pouvoirs sans super-héros

Les super-pouvoirs, j’ai toujours aimé ça. Le surhomme, tout ça, c’est un truc qui m’excite le bulbe rachidien. Tout le trip super-héros aussi, ça m’inspire mais j’ai toujours eu du mal avec l’aspect « Chevalier Blanc qui sauve la veuve et l’orphelin ». J’ai toujours préféré voir du super-pouvoir dans la vraie vie de tous les jours, par toi plus moi plus eux plus tous ceux qui le veulent si tu vois c’que je veux dire.

J’étais impatient de voir ce que pourrait donner le côté « trois lycéens se retrouvent avec des pouvoirs télékinésiques foufous » mélangée à la sauce « found footage » (« films trouvés », façon Blair Witch / Cloverfield)… et je n’ai point été déçu. Mais avant d’aller plus loin, bande-annonce :

Andrew, Matt et Steve sont trois lycéens que rien ne lie au départ.

  • Matt, un curieux épris de philosophie mais néanmoins pas nerd pour un sou (merci) conduit néanmoins son couz au lycée.
  • Le fameux Andrew est le vilain petit canard du lycée, qui s’en prend plein la gueule à l’école ET à la maison (l’ultimate combo du petit sociopathe en devenir). Il décide donc de se réfugier derrière sa caméra plutôt que de rentrer en contact avec le reste du monde – il sera donc le réalisateur de la plupart des images du film.
  • Andrew et Matt sont certes cousins mais s’ils étaient proches durant leur enfance, leurs chemins se sont plus ou moins séparés en grandissant. Classic shit.
  • Enfin, Steve Montgomery, le mec populaire du lycée (ce qui ne l’empêche pas d’être noir), beau gosse, sourire parfait, bon pote, avec des ambitions politiques. Et comme en plus il jouait le rôle de Wallace dans The Wire (Sur Écoute) quand il était ado, on peut carrément affirmer que ce jeune homme est parfait.

Ces trois-là vont se retrouver on-ne-sait-trop-comment en contact avec un truc enterré à quinze mètres sous le sol. Ça ressemble à une chose extra-terrestre, ça fait de la lumière rouge et bleue, ça brouille la caméra d’Andrew, effectivement ça semble être dangereux. Bruit d’enfer, noir.

Ça va être tout noir…

On le comprendra quand Andrew se décidera à rallumer sa caméra pour « filmer ça » : cette rencontre du troisième type leur a filé des pouvoirs étranges, leur permettant de déplacer des objets.

Petit à petit, ils vont apprendre à les développer, tant en continuant à filmer leurs exploits. Au début, ils vont surtout s’en servir pour faire des conneries et mettre à l’amende ces pauvres humains qui sont obligés de se mouvoir pour se verser un verre de Coca…

Perso, j’avoue que l’aspect « petit pouvoir deviendra over-puissant » a mis en joie le gamer qui sommeille en moi. C’était un vrai pied de voir les trois mecs galérer à utiliser leurs capacités, les observer apprendre à maîtriser les différents aspects de leurs pouvoirs et pour le coup, l’aspect « caméra au poing » apporte un vrai plus.

Du found footage sans effet mal de mer

Car oui, il faut le noter, parce que c’est un gros reproche qu’on fait souvent aux films du genre : les réalisateurs poussent souvent un peu trop loin l’aspect amateur du cadrage… et ça fout parfois la gerbe. J’avais même dû fermer les yeux quelques instants pendant le premier quart d’heure de Cloverfield au ciné, tellement j’avais un début de mal de mer.

Dans Chronicle, les pouvoirs télékinésiques amènent une dimension que Josh Trank, le réalisateur, a parfaitement exploitée. Andrew – qui filme la quasi-totalité des plans, s’amuse à faire voler la caméra autour de lui, ce qui permet d’offrir des angles un peu plus variés.

Et même au sein du plus gros des scènes d’action, Trank – à qui la Fox a confié le prochain reboot des Quatre Fantastiques – a trouvé des tas de bonnes idées pour ne (presque) jamais sortir du concept « found footage ». Big up pour ça.

Un aspect sur lequel Chronicle s’attarde peu — le film dure 1h24, on aurait pu imaginer 15 minutes supplémentaires : la personnalité des protagonistes. Si on comprend assez vite qu’Andrew va se vénèr tout seul dans son coin, les deux autres sont légèrement en retrait et c’est fort dommage. Qu’est-ce qui se passe dans ta tête quand tu finis par être capable de déplacer des immeubles ? J’aurais aimé savoir.

Verdict ! Pourquoi faut-il voir Chronicle ?

  • Si le trip super-pouvoirs vous met en joie,
  • Si ça ne vous dérange pas qu’il n’y ait pas de mecs avec un slip au-dessus du collant dans un film avec des super-pouvoirs,
  • Pour l’immersion que la salle de cinéma permet,
  • Pour l’aspect hyper-spectaculaire de certaines scènes qui justifient à elles seules un visionnage sur grand écran avec Dolby THX Super Surround

À lire sur le sujet : un très chouette post de blog de FunCulturePop sur le genre « found footage ».

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Elzbieta
    Elzbieta, Le 9 mars 2012 à 17h53

    J'ai vraiment beaucoup aimé Chronicle. C'est bien foutu, intelligent ... franchement, on passe un très bon moment.
    Je n'avais pas pensé à la référence à Akira, mais maintenant que vous le dîtes, ça ne me paraît pas idiot du tout. C'est même plus que probable ^^

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