Trois qualités inculquées par le butternut, ou comment une courge a changé ma vie

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Un jour, un butternut est rentré dans la vie de Lucie pour ne plus jamais en ressortir. Récit de cette rencontre entre un légume et une pro-friture.

Trois qualités inculquées par le butternut, ou comment une courge a changé ma vie

Au cours d’une existence humaine, on tire des leçons des gens qui croisent notre chemin, des épreuves que l’on traverse, des expériences que l’on choisit ou non de connaître.

Cela fait de nous de meilleures personnes, promptes à aider leur prochain et à s’aventurer dans les méandres de la vie avec plus d’assurance et de combativité.

Parfois, ces enseignements nous tombent dessus avec une dimension aussi inattendue qu’un album surprise de Beyoncé.

Au cours de ma propre vie, cela avait notamment été le cas en regardant l’émission Les Marseillais South America, qui m’avait énormément appris sur l’amour et les relations sociales.

Récemment, c’est en mettant au fond de mon panier Monoprix un (ou une ? Je n’ai jamais su où se situait la vérité) butternut que j’ai pu porter un nouveau regard sur le monde m’environnant. Et grandir.

Avant de raconter mon histoire sur ce légume automnal, j’en profite pour vous glisser que la box madmoiZelle de ce mois d’octobre a pour thème la nourriture, qu’elle refermera 7 produits dont deux se mangent (et sont végétariens)(il n’y aura malheureusement pas de butternut à l’intérieur, ça faisait trop cher pour les frais de port).

N’hésitez plus, il ne vous reste plus que ce week-end pour la commander !

 

Le butternut m’a appris l’audace

Je ne suis franchement pas ce qu’on peut appeler un exemple de maturité en ce qui concerne la nourriture.

J’aime faire des raclettes, manger des bagels, des pizzas, des pommes noisette et plus généralement de la friture.

Il n’est pas chose aisée à mes yeux d’intégrer (toute seule surtout) des légumes dans mon quotidien.

Mes yeux brillent devant un burger, pas du céleri. Fatalement, cela oriente mes courses alimentaires vers le saucisson plutôt que vers les légumes frais.

Pourtant, ce jour béni où je suis passée pour la première fois devant un butternut, je l’ai observé.

J’ai contemplé sa jolie couleur qui hésitait entre le jaune et le orange. Je me suis extasiée devant la variété de ses formes, ses courbures séduisantes, insolentes.

J’ai été épatée par cette courge qui cachait bien son jeu, redoutablement plus lourde que ce qu’elle laissait croire de visu.

Alors tant de charisme cucurbitacéen, j’ai osé. Moi, la fille qui a du mal avec les légumes, sans y être encouragée ou forcée, j’ai eu l’audace de mettre un butternut dans mon panier. Avec fierté et détermination.

Et plus incroyable encore, je ne l’ai pas laissé moisir dans le bac à bières légumes, et j’ai décidé de le cuisiner.

Le butternut m’a appris la persévérance

« Persévérance est mère de réussite » est un proverbe qui, en plus d’être le préféré de Christophe Maé selon une interview accordée à Star Club, semble avoir été créé par quelqu’un qui cuisinait le butternut pour la première fois.

Le butternut est une courge qui ne se laisse pas faire. Le butternut se mérite. Le butternut est réservé aux téméraires, obstiné•es, aux opiniâtres, aux pugnaces.

La découpe du butternut mériterait d’être une épreuve à Fort Boyard tant elle demande de la force, de l’ingéniosité. Et de la prudence, car les plus fougueux•ses se seront sans doute coupé•es les doigts en tentant de la dominer.

On attend d’ailleurs les conseils de Mike Horn pour réussir à dompter cette courge invincible.

Nous toutes et tous contre le butternut, une allégorie

La dernière fois, il m’a fallu près d’une demi-heure ne serait-ce que pour éplucher et découper un demi butternut. Sachant que j’ai du mal à supporter de passer plus de dix minutes à cuisiner mon repas, c’était une performance.

J’ai alors compris que j’étais capable de relever des défis. J’étais capable d’aller au bout de mes envies. J’étais capable d’être à la hauteur mes ambitions.

À lire aussi : L’ambition et moi : histoire d’une révélation

Après ça, je me sentais dès lors capable de toucher les étoiles.

Le butternut m’a appris la confiance

Après avoir dépassé mes limites en achetant pour la première fois un légume, puis en passant un temps socialement inacceptable à le cuisiner, le moment décisif de le goûter fut venu. L’audace allait-elle être récompensée, ou le désamour envers les légumes allait-il être plus profond encore ?

Ce fut une purée de butternut qui passa l’épreuve du feu. Et elle la surmonta haut la main (haut le pédoncule ?) !

C’était une explosion de saveur pour les papilles. Une joie irrépressible anima mon esprit à la dégustation : j’aimais donc la courge !

À partir de ce moment, je décidais d’avoir une confiance absolue envers toutes les personnes qui s’enthousiasmaient au sujet du butternut autour de moi.

Et j’allais décider de laisser leur chance aux légumes, avec l’espoir qu’ils me feraient peut-être le plaisir d’autres surprises aussi agréables que celle du butternut.

Et toi, quel légume a changé ta vie ? Comment cuisines-tu le butternut ?

À lire aussi : Les champignons des bois, ma madeleine de Proust automnale

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Lucie Kosmala


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Commentaires
  • ChoOkette
    ChoOkette, Le 13 novembre 2017 à 11h45

    Mon amoureux a découvert une recette de tourte au butternut et volaille, je la teste demain pour manger devant Le Meilleur Pâtissier (et un bon p'tit gâteau :cretin:)

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