Ce que je ne suis plus prête à accepter par amour

Queen Camille n'a pas toujours été la femme forte et indépendante que nous connaissons. Par amour, elle a enduré bien des choses qu'elle ne serait plus capable d'accepter aujourd'hui et a appris à fixer les limites de ce qu'un partenaire peut lui demander.

Ce que je ne suis plus prête à accepter par amour

Si, comme Enrico Macias et moi-même, tu as tendance à jouer les mendiants de l’amour, il t’est peut-être arrivé de te faire bolosser dans ton couple.

Moi, j’étais prête à tout changer pour plaire.

C’est chose commune pour qui est tellement content•e d’avoir quelqu’un à aimer, qu’il en oublie de s’aimer lui-même.

Mais amitiés néfastes et autres relations toxiques ont forgé chez moi une certitude : la bolosserie n’a de limite que celle qu’on veut bien lui fixer.

En clair, il nous appartient de prendre la responsabilité de notre bien-être en mettant des limites à ce que nous sommes prêt•es à faire et à endurer pour faire plaisir à l’autre.

Et ça fait chier, comme à chaque fois que quelqu’un te met face à tes responsabilités… C’est la vie, bienvenue.

Des règles pour faire fonctionner le couple

Deux personnes qui s’aiment restent deux personnes. Je ne vais rien t’apprendre en te disant que la caractéristique la plus répandue chez les autres, c’est qu’ils ne font JAMAIS ce que l’on attend d’eux.

C’est même à ça qu’on les reconnait.

C’est le drame de l’humanité si tu veux mon avis. Tout le monde pense qu’il a raison et les comportements des gens sont une déception permanente. Le drame, c’est de ne pas l’accepter…

Quand il y a plus d’une personne, il y a possibilité de friction et c’est ainsi.

Dans un couple, de nombreux ajustements sont donc nécessaires pour préserver une certaine harmonie.

Grâce à la magie de la communication (incroyable, nos bouches se parlent et nos s’oreilles s’entendent !), bien des divergences de point de vue peuvent être surmontées et il est même parfois possible d’arriver à un accord qui ménage les opinions de chacun.

C’est ainsi que Julie, une lectrice, et son chéri ont instauré quelques règles pour gérer agréablement le quotidien de leur binôme :

« Nos règles évoluent au fil du temps. Quand il y a quelque chose qui nous gêne, on apprend à en parler et on cherche des solutions ensemble. C’est comme ça que naît une règle dans notre couple.

Nous avons établi de nous voir, si c’est possible, au moins deux fois par semaine et de dormir une fois par semaine ensemble. Si ça ne se peut pas, tant pis, ce n’est pas la fin du monde. »

Ce genre de règles logistiques souples est parfois indispensable pour encadrer le bon fonctionnement d’une relation et assurer le bien-être de chacun.

Mais j’ai appris par la force que des règles qui visent à te contrôler et à restreindre ta liberté n’ont rien à faire dans un couple.

Ces règles abusives que j’ai acceptées dans le passé

J’ai eu la chance de me faire vacciner de la bolosserie très tôt.

À 16 ans, j’ai vécu ma première relation de couple et elle fût aussi chaotique que formatrice.

Déjà amoureuse de l’amour (je crois que c’est de naissance…), et après quelques histoires de patins roulés derrière le collège, je me réjouissais de former enfin un duo avec un individu mâle.

Le petit copain en question faisait preuve d’une possessivité qui n’avait d’égal que son manque de confiance en lui, comme souvent chez les jaloux.

Une possessivité qui s’exprimait par des pressions plus ou moins directes pour contrôler MON propre comportement afin de ne pas nourrir SES angoisses à lui.

Il m’était de ce fait interdit, plus ou moins explicitement, de me maquiller, de me détacher les cheveux et de mettre des jeans trop serrés.

Bonne élève, on peut presque dire que j’étais heureuse de n’avoir qu’à suivre ces quelques règles simples pour le rendre heureux.

Néanmoins, les crises de jalousie se multipliaient malgré toute ma bonne volonté de bolossée épanouie.

Mais un jour, ce fut la goutte d’abus qui fit déborder mon énoooorme vase de la gentillesse, celui qui était posé pile sur la commode de mes insécurités.

Je devais me rendre à une soirée chez des amis et il ne pouvait pas m’accompagner. Il m’a donc demandé de ne pas y aller.

Je ne saurais dire ce qui a enfin décliqué dans ma tête mais j’ai tout à coup ressenti le poids des règles qu’il faisait peser sur moi depuis des mois, et une grande fatigue.

Me priver de cette fête que j’attendais avec impatience n’était pas une option. Il a tenté un « Si tu y vas, on est plus ensemble » et il n’a pas été déçu.

Ce jour-là, je l’ai quitté, j’ai cassé le vase de la gentillesse et je l’ai remplacé par celui de l’amour de soi, en jurant qu’on ne m’y reprendrait plus.

Ce que je n’accepterai plus dans mon couple, même par amour

Aujourd’hui, les règles que je suis prête à accepter dans mon couple, pour assurer son bon fonctionnement, n’ont qu’une limite : celle de mon bien-être.

Je sais à présent que le grand amour de ma vie, c’est moi. À quoi me sert de me corrompre pour correspondre aux attentes d’un autre ?

Je suis heureuse d’avoir suffisamment appris sur l’amour de soi et les relations saines pour être capable de ne pas TOUT accepter par amour.

Mymy l’a aussi intégré à ses dépens :

« Quand j’étais dans une relation toxique, l’un des gros soucis avec ce garçon, c’est qu’il n’était pas du tout remis de sa rupture avec son ex, même s’il me jurait le contraire.

Quand j’étais chez lui, il s’enfermait parfois pour appeler son ex pendant une heure, voire plus. Il la voyait souvent, il était son confident, l’épaule sur laquelle elle venait pleurer.

Lui me promettait que c’était bel et bien fini, mais je n’y ai jamais cru à 100%. Est-ce que j’aurais dû avoir la puce à l’oreille sur le fait que cette relation était vouée à brûler dans les flammes de l’Enfer ? Oui.

Est-ce que ce mec s’est remis avec son ex, l’a épousée et a eu un bébé avec elle ? ÉVIDEMMENT.

Toujours faire confiance à ses intuitions ! »

Je veux bien faire des efforts sur la vaisselle, mon impatience, le bruit que je fais quand je mange. Mais je ne peux pas faire l’impasse sur mes valeurs, mon intégrité, mon propre bien-être.

J’ai donc appris à m’écouter.

La sensation de faire un sacrifice, de taire mon ressenti ou de tordre mes convictions est pour moi un vrai signal d’alarme.

Aujourd’hui, les seules règles que je peux accepter sont celles qui respectent ma liberté. 

Parce que je n’ai aucune envie de plaire à quelqu’un qui voudrait me voir changer.

Et toi, qu’est-ce que tu n’es plus prête à accepter par amour ? Quelle relation ou quel événement aura été ton déclic, et pourquoi ? 

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Commentaires
  • Loooe
    Loooe, Le 3 août 2018 à 7h18

    En relation 1 an avec un homme à distance : c'était toujours moi qui allais chez lui (soit disant son travail l'empêchait de bouger facilement). Je m'arrangeais avec le travail pour cumuler les heures (autant vous dire que j'étais KO quand j'arrivais) pour me libérer des semaines complètes où j'allais donc chez lui. En 1 an, je n'ai jamais pu ranger mes affaires pour la semaine ailleurs que dans mon sac de voyage ou alors au sol à côté de mon sac. En 1 an, j'ai eu le droit à 1 seul compliment et encore c'est en entendant ce qu'il disait de moi et ma tenue à son meilleur ami.
    J'ai sacrifié énormément de choses pour faire fonctionner cette relation en laquelle je croyais malgré tout... Et puis il a rompu du jour au lendemain pour réessayer avec son ex pour ensuite revenir en disant "tu me manques. Je me rends compte maintenant de la chance que j'avais de t'avoir rencontrée". Je lui ai dit de retourner avec son ex qui lui correspondait beaucoup + (je l'ai vue une fois et elle l'avait draguée ouvertement devant moi... Gentille (ou bête selon le point de vue de chacun...) je ne fais jamais de scandale en public et ne pouvant pas partir comme ça (dépendant de lui pour me ramener à la gare où il y avait très peu de trains par jour....) j'ai du endurer ça toute la soirée (je lui avais dit que c'était désagréable pour moi et il m'avait dit "c'est sa façon d'être avec tout le monde").
    Bref, un manipulateur narcissique dans toute sa splendeur. Mais au moins, je sais tout ce que je ne veux plus endurer pour un homme... Et j'ai passé 30 ans (cette histoire date d'il y a peu de temps) donc on en apprend tous les jours et toute la vie sur soi même et sur ce qu'on peut/veut accepter.

    Bises à toutes et à tous

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