Lettre d’excuses à moi-même : pardon pour le mal que je t’ai fait #62jours

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Faire la paix avec soi-même, se remettre au centre de sa vie, c'est ce que Clémence essaie de faire en 62 jours d'introspection. Dimanche 2 juillet : l'heure des excuses.

Lettre d’excuses à moi-même : pardon pour le mal que je t’ai fait #62jours
Clémence veut mettre à profit cet été pour développer 62 réflexions introspectives, dans le but de devenir sa meilleure alliée… et donc une meilleure version d’elle-même. Rendez-vous tous les jours sur #62jours pour devenir meilleure : un exercice de développement personnel en pratique.

Précédemment dans #62jours : #62jours pour devenir une meilleure version de moi-même

Je suis désolée de tout le mal que je t’ai fait.

Je me rends compte aujourd’hui que je t’ai souvent manqué de respect, et que j’ai eu tort. C’est intolérable. Tu aurais pu me lâcher un million de fois, et malgré mon manque cruel de considération envers toi, tu tiens bon.

Je te demande pardon

Pardon pour toutes les fois où je ne t’ai pas écoutée, préférant retenir mille avis extérieurs plutôt que le tien, toi qui me connais et me comprends si bien.

Je nous ai fait perdre un temps fou à te répéter que tu avais tort, forcément. Si tu es la seule à penser ça, contre tous les autres, tu as forcément tort… Alors que non.

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J’aurais dû prendre en considération le fait que ta voix est importante pour moi. Pour nous. Au lieu de ça, j’ai laissé les autres influencer nos choix, envers et contre ton meilleur jugement.

Je te demande pardon pour ma négligence

J’ai pris notre santé pour un acquis, et la maladie pour un désagrément, malédiction du hasard. C’était plus facile que d’accepter ma responsabilité dans notre bien-être physique et psychologique.

C’était pourtant évident. Ça ne me serait pas venu à l’idée de fumer, sachant les dommages que cette habitude pouvait nous causer.

Mais ça ne m’a pas dérangée de reléguer toute idée d’activité physique régulière au rang de lubie bonne à faire mousser les fitgirls sur Instagram.

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Ça ne m’a pas dérangée de lever le coude 4 soirs par semaine, parce que juste un verre par-ci, juste un verre par-là, c’est l’art de la table à la française, pas du tout une habitude de consommation néfaste pour nous.

Je suis désolée pour toutes les fois où j’essayais de me convaincre que c’est normal que la vie soit dure et pénible, que ça s’arrangerait peut-être un jour, mais qu’on avait pas le choix.

T’en avais plein, des suggestions de choix. Mais j’avais peur de les écouter, peur qu’elles me séduisent, peur qu’elles nous emmènent trop loin des chemins tous tracés où le risque d’échec est moins grand, et suscite plus d’empathie, le cas échéant.

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Je te demande pardon pour mon intransigeance mal placée

Je suis désolée d’avoir considéré qu’on avait à subir un destin, quand tu m’as toujours poussée à prendre les commandes de notre vie.

Je suis vraiment désolée d’avoir toujours pris pour acquis tous tes efforts, et toutes tes réussites, des plus petites victoires aux plus grandes batailles.

Jamais un merci de ma part, jamais une once de considération pour le chemin parcouru, le travail accompli, les étapes franchies, les marches gravies.

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J’ai systématiquement regardé notre progression d’un oeil négatif, extrêmement critique, et souvent dépréciateur. T’étais jamais assez bien. J’étais toujours trop sévère. Je croyais, avec arrogance, nous tirer vers le haut. La vérité, avec humilité, est que je nous enfonçais.

La vérité, c’est que si je pouvais faire « reset » au jeu de la vie, et choisir un nouveau personnage pour repartir de zéro, je te choisirais toi.

Mais au lieu de jouer contre toi, je jouerais avec toi, tes forces, tes atouts, ta vulnérabilité, tes passions et ta voix. Avec tout ça comme les forces qu’elles sont, depuis le début.

On défoncerait tout, toi et moi. Mais il n’est pas trop tard pour commencer, et (re)partir du bon pied : en équipe.

Si tu acceptes mes excuses, cher moi-même, je suis prête à t’apprécier, et à construire avec toi la vie dont on a toujours rêvé. C’est juste que j’osais pas me l’avouer…

Pardon et merci

Pardon pour tout le mal que je t’ai fait. Sincèrement.

Et merci. Merci pour ta patience, merci pour ta persévérance, merci pour ta résistance, merci pour ta résilience, merci pour avoir tenu bon, merci pour ta force, merci aussi pour tes faiblesses et ton humilité, qui m’ont gardée les pieds sur Terre et la tête sur les épaules.

Merci pour ta clémence, merci pour ton pardon.

Si je suis fière de nous, c’est grâce à toi. Merci pour ça.

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Clemence Bodoc

Clémence Bodoc a été jeune cadre dynamique dans une autre vie, avant de rejoindre la Team madmoiZelle. Elle s’intéresse à l’actualité et à l’écologie, aime la politique et les débats de société. Grande fan de sport (mais surtout à la télévision), et de cinéma (mais seulement en VO), son nom de scout est dinde gloussante azurée. Elle ne mord pas mais elle rit très fort.

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Commentaires
  • _s-krey_
    _s-krey_, Le 18 février 2018 à 5h41

    Réflexion sur la haine
    C'est marrant :hesite: pour moi la colère est un sentiment incontrôlable alors que la haine est plus latente .Elle permet une réflexion sur le pourquoi de son existence quand la colère n'est analysable qu'une fois libérée. Comme si la colère était de l’énergie en barre et la haine ton entrepôt de stockage.
    Mais enfin soit ça n'empêche rien à l'idée de la haine qui pourrit et qui détruit de l'intérieur.Il faut juste savoir la remettre en question et ne pas l'oublier risquant qu'elle s'insinue en nous.
    Quand je faisais du basket ou quand je m'investissais dans une nouvelle lubie:vieux:,je traduisais mes émotions en rage et ça me donnait l'adrénaline dont j'avais besoin. Je me rend compte que j'ai énormément plus de mal à me gérer maintenant que j'ai arrêtée le sport et que je ne me passionne pour rien. Je n'ai plus rien pour investir le trop-plein.

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