Les patchs hydrocolloïdes contre l’acné valent-ils vraiment toute cette hype ?


Depuis quelques mois, tiktokeuses et instagrameuses utilisent des patchs hydrocolloïdes pour éradiquer leurs boutons d’acné. Fatalement, on s’est demandées si ça valait vraiment le coup.

Les patchs hydrocolloïdes contre l’acné valent-ils vraiment toute cette hype ?

L’acné, c’est un peu notre kryptonite du moment. Avec le port du masque devenu obligatoire partout, on est plus ou moins toutes concernées par des irruptions de boutons sur les joues, la mâchoire et tout autour de la bouche. 

Des imperfections que l’on veut évidemment voir disparaître le plus rapidement possible. Et visiblement, nous ne sommes pas les seules puisque de nombreuses utilisatrices de TikTok ou d’Instagram se sont trituré les méninges pour trouver LA solution qui va nous sauver toutes.

Le topo ? Utiliser des patchs hydrocolloïdes (normalement dédiés à soulager ampoules, cors, œils-de-perdrix, durillons, escarres et brûlures superficielles) sur leurs boutons. Le but : les faire dégonfler et accélérer la cicatrisation grâce à un matériau hydrophile qui attire l’eau.

Mais alors ça marche ou pas ?

En réalité, le fonctionnement des patchs hydrocolloïdes est plutôt simple : ils absorbent tout simplement le pus du bouton sans que l’on ait à utiliser les doigts (ou les ongles) pour le vider manuellement.

Ce procédé est pas mal pour deux raisons : d’abord parce que les mains sont des nids à bactéries qui ne font que répandre le problème sur d’autres zones du visage. Mais aussi parce que ce sont les ongles qui, en appuyant sur l’épiderme, viennent créer des cicatrices. Dans ce sens, OUI ces pansements fonctionnent et remplissent parfaitement leur travail même si la dermatologue américaine Shereene Idriss affirme dans le magazine Glamour US qu’ils ne sont pas forcément rentables contrairement aux petits patchs circulaires contre les boutons qui utilisent la même technologie ! 

D’un point de vue économique, acheter un grand bandage hydrocolloïde au lieu d’un patch spécialement conçu pour un bouton n’est pas forcément dans votre meilleur intérêt. Comme il est plus grand, il n’adhère pas aussi bien que lorsqu’il est coupé en petits patchs de la taille d’un bouton.

Vous l’aurez compris, mieux vaut les utiliser sur de larges zones d’imperfections comme les joues, le menton ou le front…

Attention aux irritations

Parce que ces patchs contiennent un agent actif, ils ne conviennent malheureusement pas à toutes les peaux. Les plus sensibles ont tendance à constater des irritations plus ou moins sévères. D’autres utilisatrices, dont l’épiderme est moins réactive peuvent également réagir au contact prolongé avec l’hydrocolloïde, comme l’explique l’experte américaine :

Lorsque vous utilisez un pansement, il est très important de les changer toutes les 12 heures au moins et de bien nettoyer son visage. Sinon, vous risquez de créer un environnement humide et un terreau fertile pour les bactéries, ce qui aggraverait les choses.

Nous sommes donc prévenues !

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Barbara Olivieri

Barbara Olivieri


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Commentaires

ampw

Mine de rien, ça aurait été pas mal d'avoir l'opinion d'un.e dermatologue sur la question... Je n'ai pas d'opinion sur le principe du pansement en soi, et j'ai la chance d'avoir peu de souci de peau. Mais il se peut que des lectrices de Madmoizelle décident de tenter cette technique, et ce serait bien d'avoir le feu vert d'une personne médicale pour l'utiliser. Car on détourne un principe de pansement, avec potentiellement des trucs chimiques dedans, sur une peau qui n'est pas exactement la même que celle des pieds.

Du coup, y'a une dermato dans la salle ? :cretin:
 

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