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Féminisme

« J’étais complètement sous son emprise » : Camille Lellouche se livre sur les violences conjugales qu’elle a subies

La chanteuse et humoriste Camille Lellouche s’est livrée pour la première fois sur le calvaire qu’elle a vécu il y a bien des années. Victime de violences conjugales, elle espère que sa parole permettra à d’autres femmes de trouver la force de quitter leur bourreau.

D’ordinaire, elle nous fait plutôt rire. Mais le témoignage que Camille Lellouche a livré ce dimanche 28 novembre dans 7 à 8 sur TF1 nous a glacées.

Avant d’être révélée dans The Voice, Camille Lellouche a aussi été une rescapée, une survivante de violences conjugales. C’est cet enfer-là qu’elle a raconté à la journaliste Audrey Crespo-Mara, pour se libérer. Pour en parler une bonne fois pour toutes, et pour, elle l’espère, aider d’autres femmes comme elle.

Son témoignage montre l’implacable mécanique des violences conjugales : des coups, puis des pleurs et des pardons de la part de l’auteur, une mainmise psychologique qui enferme la victime, le doute permanent, la peur, la dissimulation aux proches, la culpabilité. La honte, aussi.

« J’étais complètement sous son emprise, ça me fait chier de le dire, mais je lui appartenais », résume à contre-cœur Camille Lellouche. Elle n’avait que 19 ans quand elle rencontre cet homme qui lui a fait vivre un calvaire, son « premier amour ».

« C’est la première et la dernière fois que j’en parlerai »

La chanteuse nous avait déjà montré que ce sujet des violences conjugales lui tenait à cœur, sans pour autant faire savoir qu’elle avait été elle-même concernée.

Le 8 mars dernier, elle a révélé la chanson N’Insiste pas, un hymne pour toutes les victimes : « Quand tu es une femme battue, non seulement tu es folle de la personne qui te bat, puisque c’est son but, mais en plus tu te demandes ce qui va t’arriver si tu pars », avait-elle expliqué auprès de Europe 1.

« C’est la première et la dernière fois que j’en parlerai », affirme-t-elle aujourd’hui.

Son témoignage est d’autant plus fort qu’il ne s’accompagne pas d’une injonction à agir comme ci ou à faire cela quand on est soi-même victime.

Camille Lellouche ne sait que trop bien que partir n’est pas si simple, que parler, même à des proches est loin d’être facile, que porter plainte est souvent hors de portée et trop lourd de conséquences. Elle n’en est que plus courageuse de prendre la parole.

À lire aussi : En 2020, les violences conjugales ont augmenté de 10% (et le confinement n’y est pas pour rien)

Crédit photo : 7 à 8 – TF1 (capture)

Violences conjugales : les ressources

Si vous ou quelqu’un que vous connaissez est victime de violences conjugales, ou si vous voulez tout simplement vous informer davantage sur le sujet :


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