Le petit guide de survie du syndrome pré-menstruel

Le syndrome pré-menstruel touche beaucoup de femmes, et il peut être très difficile à vivre. C'est souvent le cas pour Lucie qui te donne tous ses conseils pour surmonter cette période de l'enfer.

syndrome pré-menstruel

Si tu as cliqué sur cet article, c’est soit que tu es régulièrement concernée par le syndrome pré-menstruel, soit que tu n’as aucune idée de ce dont il s’agit, mais dans le doute, tu as bien fait de cliquer.

Le syndrome pré-menstruel ou SPM, c’est quoi ?

Pour celles qui font partie de cette seconde catégorie, le syndrome pré-menstruel, aussi appelé SPM de son petit nom (ou PMS pour les anglophones), est un phénomène qui surgit chaque mois un peu avant les règles chez certaines femmes.

En gros, tes hormones te rendent à la fois irritable, parano et ultra sensible, tu as envie de bouffer tout et n’importe quoi et tu te questionnes au sujet du sens de la vie de façon très anxiogène pour aucune raison apparente.

Cela peut survenir une semaine, deux-trois jours ou même quelques heures avant tes règles, de façon tout à fait fourbe et très violente à la fois, à tel point qu’il est parfois difficile de le prévoir.

Tu te reconnais dans cette description succincte ? Bravo à toi, tu fais sans doute partie des nombreuses victimes du syndrome pré-menstruel !

C’était mon cas ces derniers jours, et autant te dire que je n’ai pas passé une super semaine.

J’ai alors eu l’idée de t’écrire un petit guide du SPM pour passer de bons moments même lorsque tu te trouves au fond du gouffre des hormones.

J’espère qu’il te sera utile et qu’il adoucira les soirées qui précèdent l’arrivée de tes règles.

Savoir qu’on est en SPM pour mieux anticiper

Mon premier conseil serait d’arriver à prévoir le début approximatif de ta période de SPM.

« Connais-toi toi-même » disait Socrate, et même si je suis presque sûre qu’il ne parlait pas de poussées de progestérone, ça reste un très bon conseil en ces temps sombres qui précèdent les menstrues.

Chaque mois, environ une semaine avant mes règles, j’ai l’impression que l’entièreté de mon entourage me chie dessus en permanence, que le monde cherche à me nuire et que ma vie n’a aucun sens.

Je passe des soirées entières à pleurer dans mon pot de Nutella en me demandant si je ne ferais pas mieux de partir m’exiler tel Victor Hugo à Jersey et Guernesey pour écrire des poèmes déprimants sur la mort.

Et puis au bout de plusieurs jours à faire vivre un enfer à mon mec, mes collègues, ma famille et mes amis, je me rappelle que mes règles arrivent.

D’un coup, tout va mieux, puisque mon mal-être a une raison d’exister : le SPM !

Tu l’auras compris, mon conseil est donc de ne pas faire comme moi et d’ANTICIPER.

Ça te permettra non seulement de te préparer psychologiquement à être plus sensible que d’habitude, mais aussi de relativiser quand les contrariétés arriveront (car elles arriveront, crois-moi).

Pour ça, je te conseille des applications mobiles comme Clue qui t’aident à mieux connaître ton cycle et les manifestations physiques et psychologiques qui y sont liées.

N’hésite pas à te mettre une alarme le jour où ta période de SPM commence, comme ça dès le réveil tu sais à quoi t’en tenir !

Ne prévois rien de spécial les jours de SPM

Une fois que tu sais à peu près quand surgira le fameux syndrome du démon, je te suggère de libérer ton agenda au maximum.

Les interactions sociales étant la source de beaucoup de problèmes de communication et d’inter-compréhension, deux aspects qui ne seront peut-être pas ton fort à ce moment-là, la meilleure solution est sans doute d’éviter de multiplier les soirées entre potes.

C’est bien simple : plus tu favorises les échanges avec d’autres êtres humains, plus tu multiplies tes chances de mal prendre quelque chose ou de dire quelque chose de blessant sans le vouloir.

Et est-ce que la période du mois où tu es le plus vulnérable est le bon moment pour perdre un ou une amie ? Je ne pense pas, non.

En plus de ça, tu risquerais de te coucher tard, et tu sais ce qu’il y a de pire que d’être en SPM ? Être en SPM ET fatiguée.

Au lieu d’aller à cette teuf, pourquoi ne pas prévoir une petite soirée tranquille toute seule chez toi où tes hormones ne pourront détruire personne d’autre que toi-même ?

Et puis ça te fera une bonne occasion de prendre soin de toi et de chiller, surtout si tu as l’habitude de courir partout en temps normal !

En revanche, si tu penses que ce qu’il y a de mieux pour toi est au contraire de ne pas rester toute seule, la solution peut être tout simplement de communiquer sur ton état actuel pour que ton entourage soit prévenu.

Prévois de quoi te changer les idées en syndrome pré-menstruel

Maintenant que tu es all by yourself en mode Bridget Jones, tu penses sûrement être tirée d’affaire, mais détrompe-toi.

Le SPM est un fourbe, et il frappe souvent quand tu t’y attends le moins, avec son pote l’autre syndrome : celui de l’imposteur.

Ton pire ennemi désormais, ce sont les pensées noires.

Tu sais, celles qui te font te dire que tu n’es qu’une sombre merde incompétente qui ne réussira jamais rien dans la vie et dont l’entourage fait sans doute semblant de l’apprécier.

En soirée de SPM, d’autant plus si tu es seule, ces pensées noires trouveront toujours un moyen de s’infiltrer dans ta tête et de niquer ton moral.

Je suis sûre qu’elles sont macronistes, les pensées noires

L’idée est donc par dessus tout de trouver des distractions positives à ton cerveau, distractions positives qui seront une sorte de bouclier contre l’épée acerbe des pensées noires. J’ai un peu envie de les appeler Emmanuel, maintenant.

Surtout, trouve ces distractions AVANT ton SPM, parce qu’une fois plein d’hormones, ton cerveau ne répondra plus de rien.

Exemple concret : il y a quelques jours, en plein SPM, j’ai commencé à chercher un appartement sur Internet pour déménager prochainement, en me disant que la perspective de vivre dans un lieu plus grand me ferait du bien.

GRAVE ERREUR. Après une heure à tomber sur des annonces plus chères les unes que les autres pour une surface pas si importante que ça, je suis devenue très en colère contre le prix de l’immobilier à Paris.

Je me suis dit que c’était une ville de merde, que tout ce que je voulais, moi, c’était vivre dans une grande maison à la campagne. Sauf que j’ai un métier à Paris, moi, et j’aime mon métier, donc comment je fais, moi ?

Mais à quoi bon aimer son travail si c’est pour vivre malheureuse dans le bruit et la pollution ?

Ensuite j’ai pensé à mon avenir, aux tomates de mon père qui mûrissent loin de moi, à ma future nièce qui va grandir loin de moi elle aussi, à ma Bourgogne natale qui me manque, et puis j’ai chialé pendant environ 3h50.

Mes pensées noires à ce moment-là

Alors que si j’avais regardé une série réconfortante que je connais par cœur comme New Girl ou Pretty Little Liars, que j’étais allée à la douche en écoutant la musique d’High School Musical, et que j’avais fini dans mon lit à regarder quelques tutos make up avant de tomber de fatigue, rien de tout ça ne serait arrivé.

Alors quels que soient les moyens qui te permettent d’éviter de réfléchir au sens de ta vie, utilise-les en masse afin de combler les failles de ton cerveau jusqu’à ce que ta journée se termine.

Et surtout, SURTOUT, ne pense pas à des choses importantes. Elles sont le toboggan lubrifié qui mène au bassin de tes pensées noires.

Ce n’est pas DU TOUT le moment d’envoyer ta candidature pour le stage de tes rêves, ni de déclarer ta flamme à ton crush ultime.

Voici donc la liste non-exhaustive des choses auxquelles tu dois absolument éviter de penser quand tu es en SPM :

  • ton avenir
  • ton passé
  • ta vie sentimentale
  • la sincérité des gens de ton entourage
  • l’argent
  • ton orientation scolaire ou professionnelle
  • ton physique
  • les injustices sociales
  • la fin de Game of Thrones

Attends de reprendre le contrôle sur tes hormones avant de faire quoi que ce soit qui pourrait avoir de grosses conséquences sur ta vie.

Et si tu penses à un truc que tu as vraiment peur d’oublier, à la rigueur note-le dans un carnet, mais change-toi aussitôt les idées avant qu’il ne soit trop tard.

En SPM, mange ce qui te fait plaisir sans culpabiliser

Dernier point qui pourrait avoir toute son importance lors de ton SPM : la bouffe.

Il est possible que le syndrome pré-menstruel te transforme en espèce d’ogre capable d’ingérer tout et n’importe quoi de façon plus ou moins obsessionnelle et très peu healthy.

C’est important que tu l’anticipes parce que je vais te demander quelque chose qui risque d’être compliqué sur le moment : ne pas culpabiliser.

Si tu es du genre à t’écouter et à manger ce qui te fait envie quand ça te fait envie, tant mieux pour toi, mais si ton rapport à la nourriture est plus compliqué que ça, sache que ça n’est pas grave non plus.

Je ne te dis pas de te forcer à manger tout et n’importe quoi sous prétexte que tu es en SPM. Si la meilleure façon pour toi de prendre soin de toi est de manger une salade et une pomme, fais-le.

Ce que j’essaie de te dire, c’est par dessus tout de t’écouter, sans jugement et sans culpabilité.

Parce que la culpabilité, elle risque d’arriver à un moment ou un autre, et parmi toutes les émotions que tu risques de ressentir pendant ton SPM, peut-être que celle-ci n’est pas la plus essentielle, surtout si elle concerne la bouffe.

Si tu as besoin d’engloutir trois burgers, fais-toi plaisir. Si tu as besoin de te nourrir exclusivement de crêpes pendant une semaine (c’est souvent mon cas), ça ne fera pas de toi quelqu’un de moins qualitatif.

Moi chaque jour qui passe en SPM

Si tu crèves d’envie d’une salade de fruits digne des meilleures instagrameuses, file t’acheter ce dont tu as besoin. Ta journée a été assez compliquée, pourquoi t’infliger plus de frustration ?

Tout passe, même le syndrome pré-menstruel

J’aimerais finir ce long article en te rappelant que cette période pré-menstruelle, aussi éprouvante soit-elle, est normale, et surtout éphémère.

Que tu te comportes comme la pire des connasses une semaine par mois, ça n’est pas le plus grave. L’important, c’est que tu surmontes ce moment de la façon qui te convient le mieux, et si ça implique de pleurer 14 litres de larmes en une soirée, ainsi soit-il.

Ces conseils ne sont bien sûr que le fruit de ma propre expérience de fragilette du SPM, et il est possible qu’ils ne correspondent pas du tout à ta manière de fonctionner. Ne te sens donc pas obligée de les appliquer !

Mois après mois, fucking SPM après fucking SPM, tu finiras peut-être par développer tes propres astuces pour contrer les hormones.

Ou peut-être pas, et tu pourras alors rejoindre mon club des gens qui pleurent devant les pubs pour Pampers.

Quoi qu’il en soit, j’espère que cet article t’aura été utile, et je t’attends bien sûr en commentaires pour en discuter !

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Lucie

Lucie

Lucie est la rédactrice beauté de madmoiZelle (quand elle n'est pas trop occupée à chanter des chansons des années 2000 ou à manger des crêpes).

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Commentaires

Nastasja

L'article est d'utilité publique. Merci @Lucie !
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Quelques façons de soulager les symptômes qui fonctionnent pour moi (au cas où ça puisse aider quelqu'un ici):
- des gélules d'onagre et bourrache (à prendre tout au long du mois; l'inconvénient c'est que ce genre de complément alimentaire a un certain coût qui peut avoir un impact sur les budgets serrés).
- baume du tigre pour les migraines
- comprimés aux plantes pour dormir
- beaucoup de fruits et de légumes, du thé, de l'eau d'Hépar
- du chocolat, et Netflix, non mais oh.
 

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