5 erreurs qui m’ont enfermée dans une relation nulle

Queen Camille a eu une relation de 2 ans... qui aurait dû durer deux semaines. Elle te confie les faux pas qui l'ont conduite à élire domicile dans les bras de la mauvaise personne.

5 erreurs qui m’ont enfermée dans une relation nulle

Publié le 12 janvier 2020

J’aime déballer mes aventures sentimentales en public telles de beaux fruits mûrs sur un étal.

Aujourd’hui, je m’en vais vous conter cette histoire qui a trop duré, et des erreurs classiques que j’ai commise au lieu d’y mettre un terme. 

En vérité, c’est par pur altruisme que je te partage un peu de mon intimité car ainsi tu ne feras peut-être pas les mêmes erreurs que moi.

Moi qui fais les mêmes erreurs depuis… 15 ans déjà. Facile.

Ma relation nulle qui aurait dû durer un mois

J’ai rencontré l’homme en question sur une appli il ya deux ans, et nous nous sommes quittés récemment.

Cet article n’a pas du tout pour but de faire son procès, mais plutôt le mien à vrai dire…

Attention, je parle pas ici d’une relation abusive, toxique ou violente !

Ces situations sont bien différentes de celle que j’ai vécu et mes réflexions ne concernent elles que ces relations dont on s’aperçoit qu’elles ont trop duré alors qu’on aurait dû vite dire « Thank u, next. »

C’était juste une relation nulle, qui ne me convenait pas, une relation où je ne trouvais pas (entièrement) mon bonheur et dans laquelle j’étais souvent frustrée.

Bref, c’était une relation qui me compliquait la vie au lieu de la rendre plus belle, contrairement à ce que m’a pourtant enseigné mon gourou de l’amour Matthew Hussey.

« La vie est difficile. Les relations devraient la simplifier. L’illuminer. L’enrichir.

Pourtant bien souvent, nous choisissons des relations qui la compliquent. »

Alors pourquoi ce qui aurait dû prendre fin en quelques semaine a duré 2 ans ? Pourquoi je suis restée si c’était si pourri ? J’ai quelques pistes…

Erreur 1 : J’avais envie d’avoir quelqu’un

J’avais envie d’être en couple parce que je venais de passer trois ans formidables avec quelqu’un et que revenir à la vie de célibataire n’a pas été facile pour moi.

Tout est meilleur quand on le partage, et l’hiver il fait froid. J’ai rompu en décembre et j’ai tout de suite eu très envie de « revenir sur le marché », surtout que Tinder avait été inventé entre temps.

Au début, je me suis dit que je cherchais juste un sunday boyfriend, un mec avec qui regarder Netflix et faire le sexe de temps en temps.

Bon, je me voilais sans doute la face mais c’est vrai que j’étais aussi un peu traumatisée par ma rupture, et l’engagement ne me disais rien qui vaille.

Tu sais, ces moments où l’on se dit qu’il vaut mieux n’aimer personne plutôt que de vivre à nouveau la souffrance de la séparation ?

Rodrigo (le prénom a été modifié) semblait parfaitement convenir pour le poste.

Ma première erreur a été de prendre le problème dans le mauvais sens : normalement, on rencontre quelqu’un de formidable PUIS on étudie la possibilité d’en faire un partenaire.

Le problème quand on cherche quelqu’un, c’est qu’on finit toujours par trouver. Mais ce n’est pas forcément la bonne personne pour nous…

Sauf que ça papillonne quand même, que l’excitation de la nouveauté est là et que les hormones du bonheur font le reste.

Résultat : on s’attache, et on s’empoisonne.

Erreur 2 : J’ai ignoré les drapeaux rouges

Si on est un minimum à l’écoute de son instinct, on sait en réalité très vite quand cela ne va pas marcher.

Je me rappelle précisément du jour où il m’a dit :

« On serait bien ensemble. »

C’était les débuts de notre « plan cul » et j’étais plutôt lucide sur sa personnalité, la mienne et ce que la friction des deux pourrait produire, alors je lui avais répondu :

« Non, je crois au contraire que ça ferait pas mal d’étincelle ! »

Je me souviens me dire au fond de moi que c’était quand même tentant mais qu’il fallait résister car les drapeaux rouges étaient là, sous mes yeux.

C’était casse-gueule comme un GR abandonné et ça se voyait à des kilomètres.

Pourtant, il y a bien eu un moment où j’ai décidé d’ignorer ces signaux, ou de le minimiser, pour m’engager plus avant avec Rodrigo.

Évidemment, mon diagnostic originel s’est révélé juste et nous avons passé 2 ans à nous séparer, à nous remettre ensemble, à nous insulter, à nous jurer notre amour, à nous engueuler, à nous séparer encore…

Yes les étincelles.

Erreur 3 : On passe des bons moments ensemble

Malgré tout, l’entente sexuelle est incroyable, et nous vivons beaucoup de moments de rire et de complicité. 

Je pense tout le temps à lui, on s’écrit souvent, on passe (en général) du bon temps : c’est pas ça l’amour ?

Je crois que l’une de mes erreurs a été de grossir le bon, pour mieux ignorer le mauvais… Je cherchais partout des signes et des preuves qui justifieraient qu’on reste ensemble, que c’était peut-être la bonne personne.

Je crois aussi que j’ai complètement confondu amour et dépendance affective.

Au prétexte que le sexe était fifou, je feignais d’ignorer que la relation en elle-même n’évoluait guère et qu’il ne faisait pas les efforts dont j’aurais eu besoin pour être totalement sereine.

Le temps passant, il est devenu de plus en plus difficile de sortir de cette bulle. Ok, ce n’est pas le top, mais c’est mieux que rien ?

Alors non, déjà on est TOUJOURS mieux seule que mal accompagnée. Et ensuite, j’avais surtout le flemme de tout recommencer à zéro avec quelqu’un d’autre, alors que j’avais bien pris mes marques avec Rodrigo.

Note pour plus tard : ce n’est pas parce qu’une relation est confortable qu’elle est épanouissante.

Erreur 4 : « Ça irait mieux si… »

La situation présente ne me convenait pas mais je me raccrochais à un hypothétique futur dans lequel tout irait bien puisque telle et telle donnée serait modifiée.

Il fallait être encore un tout petit peu patiente, parce qu’après tout, si ces tout petits détails changeaient, tout serait parfait !

Sauf qu’en attendant, rien ne changeait, et que le temps passait…

Après les breaks, je revenais à chaque fois persuadée que cette fois serait la bonne, que les choses seraient différentes, que notre relation allait évoluer, qu’il fallait faire plus d’efforts

Mais tu sais quoi ? Les mêmes causes produisent les mêmes effets, et de toute façon, une relation n’est pas faite pour travailler, mais comme te l’a expliqué Matthew plus haut, pour KIFFER.

Petit à petit, j’ai appris à repérer ces mensonges que je me faisais à moi-même :

Ce n’est pas sa faute, c’est parce que tel truc le perturbe.

Je suis trop exigeante, je devrais me contenter de ce que j’ai.

Il a fait des promesses qu’il n’a pas tenues (ça n’engage que celle qui les croit…), mais j’ai surtout fait l’erreur de vivre perpétuellement dans une projection idéale de notre relation, plutôt que de regarder la vérité en face.

Erreur 5 : Je me mens à moi-même

Bref, j’ai passé beaucoup de temps à me mentir à moi-même, principalement parce que j’étais accro à cette personne et que je n’arrivais pas à la quitter. 

Mon mensonge pref était que, de toute façon, je ne me fermais pas de possibilités. Je pouvais continuer à le voir, tout en aspirant à trouver mieux.

Notre relation a connu beaucoup de rebondissements, de rabibochages, et nous n’avons jamais été vraiment en couple tel que je le conçois.

La plupart du temps, je me disais que c’était « mon régulier », un flirt à durée indéterminée que je remplacerais par une vraie relation quand j’aurais trouvé quelqu’un qui me correspondrait davantage.

Sauf qu’en réalité, le garder dans ma vie ne faisait que renforcer mon attachement pour lui, et notre relation chaotique me prenait tant d’énergie que je ne cherchais absolument pas l’amour ailleurs.

Quand j’ai enfin décidé de prendre mon courage à deux mains et de mettre un terme à cette relation, deux années s’étaient écoulées durant lesquelles j’aurais pu bien mieux investir mon temps…

Bien sûr, il y a beaucoup d’autres erreurs qui nous poussent à nous enfermer dans des relations qui ne nous satisfont pas, je te laisserai donner les tiennes en commentaires !

Rappelle-toi surtout que l’on peut toujours agir pour soi, parfois avec de l’aide, et qu’on a toujours le choix de rester… ou pas. 

À lire aussi : Lettre à celles qui ne tombent que sur des connards

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Commentaires

pi.cassoux

@pi.cassoux Je suis en partie d'accord avec toi. Ça me paraît en effet pertinent de dire les petites choses qui ne vont pas et de les améliorer, faire des compromis...

MAIS pour nuancer, je dirais qu'il faut etre capable de faire la différence entre faire des compromis, et se forcer à accepter des choses qui ne nous satisfont pas, ou qui pourraient être plus facile.

Par exemple, ta situation avec ton copain où vous avez eu chacun votre tour des périodes de maniaquerie et d'autres de laisser-aller, ça équilibre la situation pour vous mais malheureusement dans les couples hétéro il y a encore une grosse disparité niveau tâches ménagères et charge mentale : les femmes font plus. Et pour beaucoup de femmes, "le couple c'est faire des compromis" ça se termine souvent en "c'est à moi d'accepter que ce soit le bordel, je suis trop à cheval, oui je fais plus que lui mais j'ai accepté que je pourrai pas le changer" ... Et c'est pas sain.
Et pour prendre un exemple perso : quand je suis partie en voyage avec un de mes ex, on s'est pas bien entendu du tout, on partait sac sur le dos pour dormir en tente, promiscuité ++, et je voyais bien que ça collait pas, qu'on avait pas le même rythme, qu'on ne voulait pas faire les mêmes choses, bref compliqué. Et lui était là "oui mais c'est le temps qu'on s'apprivoise, apprends-moi à te comprendre"... bon on s'est pas séparé spécifiquement à cause de ça, mais aujourd'hui je vois bien que le fait qu'avec mon copain on s'entende super bien de ce côté-là ça me rend la vie beaucoup plus facile, les vacances ne sont pas une frustration constante... Et cette facilité est devenue nécessaire pour moi.
Je comprends et j’approuve complètement. C’est vrai que j’ai pas fait la nuance parce que je parlais du travail dans un couple où on a déjà passé le cap du « en fait on va pas du tout ensemble » (c’est pour ça que je parlais de la vision du monde et des limites qu’on a en commun et qui s’accorde mais j’ai pas été assez étendue sur les détails ^^)
 

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