Que vaut Control Z, la série mexicaine aux airs de Gossip Girl et Pretty Little Liars ?

Une nouvelle série mexicaine a fait son arrivée il y a peu sur Netflix. Mais que vaut Control Z, la série aux airs de Gossip Girl et Pretty Little Liars ?

Que vaut Control Z, la série mexicaine aux airs de Gossip Girl et Pretty Little Liars ?

Le week-end, une fois mon mode larve/lendemain de soirée activé, je me suis posée dans mon canap’ à la recherche d’un programme à binger pour comater en paix.

Et c’est de façon un peu hasardeuse que j’ai cliqué sur Control Z, l’une des dernières séries sorties sur Netflix.

Mais alors du coup, qu’est-ce que ça vaut ?

Control Z, ça parle de quoi ?

Après une longue absence, Sofia, une élève solitaire retourne au lycée.

Elle est renfermée sur elle-même, les autres élèves se moquent d’elle et la traitent de folle, mais ça ne l’atteint pas.

Car Sofia se sait différente. C’est une jeune fille observatrice qui sait utiliser ses capacités de déductions pour se défendre (et défendre les plus faibles).

Le même jour, un nouvel étudiant, Javier intègre le Colegio Nacional et se lie d’amitié avec Sofia.

Mais ces deux arrivées au lycée ne vont pas être les éléments le plus marquants de cette journée de cours aux allures ordinaires.

Lors d’une conférence sur les dangers des réseaux sociaux animée par le directeur du lycée, un hacker pirate le projecteur et diffuse une vidéo qui révèle de façon terriblement cruelle le plus gros secret d’une étudiante.

Exit, le « control Z » rien ne saura effacer ce qui a été vu par tous et toutes.

Au contraire, ce n’est que le commencement pour ce hacker sadique qui compte bien distiller les secrets de tout le monde.

Une série dans la lignée de Gossip Girl et de Pretty Little Liars

Cette série de huit épisodes nous vient tout droit de Mexique et peut sans aucun doute s’inscrire dans la lignée des séries Gossip Girl et Pretty Little Liars.

En bien plus crue, bien plus sombre, bien plus trash.

Comme dans Gossip Girl, on a le système d’une personne mystère qui divulgue des secrets sur les autres.

Mais la série sur la richesse dorée de Manhattan est sortie en 2007, alors la mystérieuse XOXO Gossip Girl et son blog paraissent bien old et sages à côté du hacker de Control Z qui menace et fait chanter en envoyant des textos et se servant de l’équivalent d’Instagram et de Twitter avec ses comptes « @_allyoursecrets_ ».

Ce hacker pourrait donc se rapprocher de -A dans Pretty Little Liars (qui n’est pas de toute bienveillance non plus, on ne va pas se mentir) mais en bien pire.

Car le hacker a accès, grâce au wifi de l’école, au contenu des téléphones de tous les étudiants et donc à beaucoup de (voire tous) leurs secrets.

Sacrés portables…

Tu pourras aussi retrouver des petits airs d’Elite dans le lycée privé, les soirées dans des maisons de folies et les personnages caricaturaux (la peste friquée girly, le gentil garçon ami avec l’héroïne, le couple emblématique du lycée…) et quelques réf à Mentalist avec les capacités d’observation et de déduction de Sofia.

On pourrait même trouver quelques ressemblances avec 13 reasons why (si on cherche bien bien, je t’assure) dans le sens où la série traite de sujets graves comme le harcèlement scolaire (surtout), la dépression, la violence…

Control Z, un créateur qui en jette

Derrière Control Z se cache Carlos Quintanilla, un illustre inconnu pour moi je l’avoue, mais une pointure dans l’univers audiovisuel mexicain !

Auteur prolifique de séries et télénovelas, patron des contenus chez Televisa (numéro un de l’audiovisuel du monde hispanique), enseignant en écriture de scénario, formateur en showruning, vice-président de Lemon Studios (autre leader en Amérique latine), chargé des projets avec Netflix…

On peut dire que le mec pèse un peu quoi.

Et je pense qu’il est important de replacer la série et ses éléments dans leur contexte que nous ne connaissons pas forcément tous histoire de l’analyser au mieux.

Un casting connu au Mexique pour Control Z

Car mis-à-part son créateur, je ne m’étais pas non plus rendu compte de la fame de ses jeunes acteurs au Mexique !

Ana Valeria Becerril, dans le rôle de Sofia, avait été révélée à Cannes en 2017 dans Les Filles d’Avril réalisé par Michel Franco (prix spécial du jury d’Un certain regard).

Michael Ronda qui prête ses traits à Javier est un chanteur et acteur mexicain aux millions d’abonnés.

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El cachorro acuático.

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Ou encore Macarena García, actrice et mannequin.

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La série comprend aussi la présence de Zión Moreno, actrice et mannequin transgenre américano-mexicaine, qui avait d’ailleurs été annoncée pour le spin-off de Gossip Girl pour HBO, en cours de production avant le début du Covid.

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Why do you think people body shame women so much?

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Control Z, une (teen) série sombre et sous-tension

Bon mais du coup Control Z ça donne quoi du coup ? te demandes-tu peut-être. Patience, j’y arrive !

Dès l’épisode un, tu es projetée au cœur de l’intrigue avec la scène de la conférence et au fil des épisodes, la tension ne redescend pas.

Le hacker agit de façon toujours plus sadique rendant l’atmosphère et l’intrigue toujours plus anxiogènes.

Qui est le hacker ? Pourquoi fait-il ça ? Qui sera la prochaine victime ?

Tout le monde est suspect, personne n’est à l’abri et la révélation des secrets s’avère parfois bien plus sombre que le plus sombre des secrets. Les masques vont tomber et pas toujours pour le meilleur.

C’est en ça que la série se distingue des « teen-séries » dont on a l’habitude, elle est sombre as fuck. Sans te spoiler, il y a une scène que j’ai trouvé particulièrement violente et qui a heurté ma sensibilité (et c’est rare) de spectatrice.

Control Z, une série qui ne craint pas de choquer

Car Control Z n’est pas vraiment une teen-série. Elle se passe dans un lycée, certes mais elle n’est pas destiné à un jeune public.

Elle est interdite aux moins de 16 ans, et je suis d’ailleurs étonnée que Netflix n’ait pas mis davantage en avant le fait qu’elle comportait des scènes qui pouvaient choquer.

J’ai trouvé que le trash et la violence étaient parfois un peu too much, manquant presque de crédibilité, flirtant souvent avec le côté bourrin « choquer pour choquer ».

En ça, la série s’égare un peu parfois et tombe dans le cliché.

Mais d’un autre côté, ça m’a changée des séries de lycéens et lycéennes un peu trop lisses. Control Z n’hésite à suivre son intrigue tordue et oppressante et à mettre ses personnages dans des situations terribles s’il le faut.

La série se termine sur un cliffhanger en apothéose qui appelle presque à coup sûr une saison 2.

Est-ce que je regarderais la saison 2 ? Probablement. Le début en tout cas, pour trouver des réponses aux questions que le dernier épisode m’a laissé.

Mais peut-être pas en entier, par crainte de redondance. À voir.

Et toi, tu en as pensé quoi de Control Z ? Est-ce que je t’ai donné envie de lui laisser sa chance ou contraire pas du tout ?

À lire aussi : Lettre à mon amie qui a infiltré les réseaux sociaux de son mec

Philippine M.

Philippine M.


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Commentaires

Gargouillette

ça n'a pas l'air très amusant tout ça :hesite:
Je passe mon chemin, je risque des trouver les personnages antipathiques :cretin:
 

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