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Actualités mondiales

Au Japon, un discours sexiste et âgiste de l’ancien Premier ministre Taro Aso scandalise (et il y a de quoi)

Lors d’un discours officiel, Taro Aso, vice-président du parti au pouvoir au Japon, a multiplié les remarques âgistes et misogynes envers Yoko Kamikawa, ministre des Affaires étrangères. Le politicien n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai.

C’est une polémique qui enfle au Japon. L’ancien Premier ministre et vice-président du Parti libéral-démocrate au pouvoir Taro Aso est accusé de sexisme, après avoir tenu des propos misogynes sur l’apparence et sur l’âge de la ministre des Affaires étrangères Yoko Kamikawa.

Selon lui, Yoko Kamikawa, « n’est pas très belle », a-t-il déclaré lors d’un discours officiel. Le tout, avant de tenter de louer maladroitement ses capacités en tant que ministre : « Mais elle parle avec dignité, s’exprime correctement en anglais et prend seule des rendez-vous avec les personnes qu’elle a besoin de voir, sans l’aide de diplomates. » Taro Aso, âgé de 83 ans, a également qualifié Kamikawa, 70 ans, de « obasan ». Un mot couramment utilisé pour désigner et dénigrer les femmes plutôt âgées.

Taro Aso déjà connu pour sa misogynie

Mais ce n’est pas tout. Taro Aso s’est également trompé à deux reprises sur le nom de famille de la politicienne, l’appelant « Kamimura ». Lors du discours, il a également suggéré à tort qu’elle était la première femme ministre des Affaires étrangères du Japon. Or, elle est en réalité la troisième, après Makiko Tanaka et Yoriko Kawaguchi, nommées au début des années 2000.

De son côté, Yoko Kamikawa, a balayé les commentaires d’Aso : « Je suis consciente qu’il existe de nombreuses opinions différentes et j’apprécie tous les commentaires », a-t-elle déclaré aux journalistes. Tandis que les propos de l’ancien Premier ministre sont très largement commentés par ses opposants politiques, des journalistes ou des internautes, l’appelant à démissionner.

Car Taro Aso, n’en est pas à son coup d’essai quant aux propos misogynes. En mai 2018, alors qu’il était ministre des Finances, il avait déclaré que « le crime de harcèlement sexuel n’existait pas » après qu’un haut fonctionnaire de son ministère ait été accusé d’avoir harcelé sexuellement une journaliste. Aso avait également émis l’hypothèse que ce fonctionnaire avait été « piégé » par sa victime…


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