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Violences sexuelles, GHB… Comment les bars et boîtes préparent une réouverture plus safe

La pandémie persiste, mais on va pouvoir de nouveau boire debout dans un bar, voire danser en club. Et ce, dans un cadre peut-être plus safe depuis #BalanceTonBar : les professionnels de la nuit se forment désormais pour lutter contre violences sexuelles et attaques au GHB.

Depuis l’automne 2021, en Belgique puis en France, le mouvement #BalanceTonBar amène les établissements de nuit à se remettre en question face aux violences sexuelles qui sévissent en leur sein. Notamment parce que plusieurs femmes ont déposé plaintes après avoir été droguées à leur insu au GHB dans ce genre de lieu.

Alors à l’occasion de la réouverture en France des bars (où l’on ne pouvait boire qu’en position assise dernièrement) et discothèques le 16 février 2022, des établissements de nuit veulent bien se former contre ces attaques au GHB et les violences sexuelles en milieu festif.

Grâce à #BalanceTonBar, Paris lance un plan d’actions contre les violences sexuelles

Cette vaste campagne de prévention s’incarne notamment par de jolies affiches ornées des slogans « Corps à corps, pas sans mon accord » et « Touche pas à mon drink » dans les lieux en question.

Le personnel des établissement se dote aussi de dépliants d’informations, ornés de QR Code qui permettent d’accéder à un tchat en ligne. Ouvert en permanence, celui-ci permet d’échanger avec des gendarmes et policiers formés et dédiés à cette plateforme du ministère de l’Intérieur qui est arretonslesviolences.gouv.fr.

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Ce genre d’affiche ornera désormais une cinquantaine de lieux partenaires de cette campagne de prévention des violences sexuelles en milieu festif à Paris.

En outre, l’association féministe de luttes contre les violences sexistes et sexuelles en milieu festif Consentis s’occupe justement de former les employés de discothèques, de bars et de salles de concerts, à mieux prévenir et réagir. Cela concerne uniquement une cinquantaine d’établissements à Paris dans un premier temps,.

Consentis forme le personnel de la nuit contre les attaques au GHB et les violences sexuelles

Auprès de Libération, Domitille Raveau, co-fondatrice de Consentis, a d’ailleurs élaboré sur l’importance de cette campagne de prévention :

« On lutte contre la déresponsabilisation des agresseurs et la culpabilisation des victimes, et on essaie de voir comment mener des actions concrètes pour avoir une nuit plus safe et plus inclusive.

[…] Droguer quelqu’un à son insu sans qu’il y ait forcément d’autres préjudices est déjà une action criminelle. Mais il peut aussi y avoir des conséquences physiques s’il y a une agression. Ensuite, ça peut être dangereux pour la santé de la personne, selon la quantité de drogue administrée, si elle prend un traitement médicamenteux, ce qu’elle a consommé auparavant… Il y a des questions d’incompatibilité qui peuvent être très graves : l’alcool et le GHB par exemple, ça peut être mortel. »

Comment aider une personne droguée à son insu au GHB ?

Dans la formation, la prise en charge des victimes présumées sous l’emprise d’une soumission chimique (droguée au GHB par exemple) occupe une place importante.

Car ce genre d’attaques explose en Occident depuis la pandémie — Paris enregistrait une dizaine de plaintes à ce sujet rien que cet automne… Et on peut malheureusement supposer que beaucoup plus de personnes en sont victimes, mais ne peuvent ou ne veulent pas forcément porter plainte.

Mais que faire si l’on soupçonne une attaque au GHB en milieu festif ? Domitille Raveau répond ainsi à Libération :

« En tant que professionnel du monde de la nuit, la première chose à faire est d’amener la personne dans un lieu calme, où elle peut se sentir en sécurité, raconter ce qu’il s’est passé si elle le souhaite, la rassurer et aller chercher de l’aide sans la laisser seule. Puis demander si la personne peut décrire son agresseur. Il faut aussi décider quelles mesures prendre vis-à-vis de cette personne si elle est retrouvée.

Pour nous, la première chose à changer dans les bars et les boîtes de nuit, c’est l’obligation des protocoles de prévention. Il faudrait que tout le monde sache qui fait quoi quand il y a une agression, comme quand il y a un incendie. »

La Ville de Paris, à l’initiative de cette campagne à laquelle participent également l’État, l’agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France, les organisations syndicales de professionnels et des associations, espère que « l’ensemble des clubs participe à ces formations », rapporte Le Monde avec l’AFP. 

Et parce que les violences sexuelles ne se limitent évidemment pas à Paris, on souhaite maintenant que la ville Lumière éclaire le reste de la France et au-delà sur cet enjeu de sécurité et de santé publique.

À lire aussi : Messages sexuels, baiser forcé… les comportements de Jean-Jacques Bourdin dénoncés par plusieurs femmes

Crédit photo de Une : pexels-inga-seliverstova-3394159

Les Commentaires
3

Avatar de Morgana Talbot
17 février 2022 à 11h32
Morgana Talbot
@Shiho ha tout à fait, et comme tu le précises le GHB est interdit en France. Mon propos ici, c'est surtout pour souligner que les chiffres officiels ne vont pas du tout dans le sens "GHB = drogue du viol". L'alcool demeure la drogue la plus incriminée dans les cas de violences sexuelles. La légende urbaine, c'est pour la drogue du viol, pas autre chose.
En fait c'est simple : en soirée, tu surveilles ta boisson pour éviter qu'on y glisse quoique ce soit. Et si tu comptes t'alcooliser ++, préviens tes potes pour qu'ils gardent un oeil sur toi. Si t'es seule, c'est pas recommandé de t'alcooliser, bédave, cachetonner ou autre. Réflexes et discernement amoindris par des substances psychotropes = combo parfait pour profiter de toi.
Et on arrête de flipper juste pour le GHB. Parce que ça n'a pas de sens. Craignez d'avantage l'alcool, le cannabis, les ecstasy, la MD, les sédatifs : c'est juste plus logique d'avoir peur de ces drogues la avant tout.
Pour conclure, un article de presse bien foutu (pour une fois) sur le GHB :
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