Tom McRae en concert (Lille – Splendid)

Quand Tom McRae se pointe à Lille, il est attendu avec impatience. D’ailleurs, ça n’est pas la looongue file qui s’était formée à l’entrée du Splendid qui fera mentir ce début d’embryon de tradition. Comme de bien entendu, le concert commence largement en retard, avec une première partie assurée par Chris Stills, après quoi Tom […]

Quand Tom McRae se pointe à Lille, il est attendu avec impatience. D’ailleurs, ça n’est pas la looongue file qui s’était formée à l’entrée du Splendid qui fera mentir ce début d’embryon de tradition. Comme de bien entendu, le concert commence largement en retard, avec une première partie assurée par Chris Stills, après quoi Tom McRae et son groupe arrivent enfin sur scène.

Est-ce que l’attente a chauffé un public déjà acquis à la cause, ou est-ce que certains artistes n’ont qu’à entamer quelques accords pour emmener un public avec eux ? En tout cas dès les premières chansons, n’importe quel retardataire qui déboulerait dans la salle pourrait croire qu’on est déjà bien loin des préliminaires. Bassiste, batteur, violoncelliste… C’est sur ces piliers-là que s’appuie Tom McRae, presque squelettique au milieu de la scène, pour élever le concert au rang de conversation entre amis. Ou amants. On sait pas vraiment.

Un instant, la salle est plongée dans une douceur fragile, et le public renvoie un silence quasi pur aux musiciens. Un silence captivé qui découle presque naturellement de ce qu’on perçoit du groupe : le visage étrangement serein du bassiste, la concentration calme du violoncelliste, cette paix trompeuse qui caractérise la musique de Tom McRae. Et puis tout à coup, l’équilibre change. Suffit qu’on passe à des titres comme The Boy with the Bubblegun pour que tout explose sur scène et que la salle s’accorde au mouvement, un peu comme la surface de l’eau qu’on s’amuserait tantôt à frapper, tantôt à caresser.

Ces changements d’humeur se font naturellement, comme si des fils reliaient les musiciens à la salle, sans qu’on sache qui donne vraiment l’impulsion à ce mobile humain. Et parfois, Tom McRae n’a plus besoin de chanter, puisque son public murmure les paroles de End of the World News pour lui. Et toujours, on sent que la salle l’aime, ce chanteur. D’un amour bienveillant, presque.

En retour, il y en a eu pour tous les amants, ce soir-là. Ceux qui ont aimé dès le premier album (A&B Song, End of the World News, 2nd Law…), ceux qui l’ont découvert par le second (Mermaid Blues, Walking 2 Hawaii…) et ceux qui se sont laissés entraîner par le dernier (For the Restless, My Vampire Heart…). Forcément, il y a eu rappel. Et puis encore rappel. Forcément, personne n’avait envie de les voir partir. Et forcément, on ne peut jamais être certain que l’amour qu’un public porte à un artiste ne soit pas à sens unique. Mais bon, c’est ptet pas trop s’avancer que de dire qu’hier, tout ça paraissait largement partagé. 

Pour les photos du concert, c’est par ici (merci Rock In Chair ! ;))

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Stellou
    Stellou, Le 19 octobre 2005 à 17h26

    Rata : ouais mais toi t'avais Tori Amos, après. Sale grognasse.

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