The Postelles, un groupe New-Yorkais prometteur

Qu’on ne s’y méprenne pas, The Postelles cache bien son jeu. Une poignée de fans sur Deezer, à peine 2000 sur Facebook, les jeunes new-yorkais ont pourtant assuré la première partie des prestigieux Kings of Leon, le 23 juillet dernier, à St Louis, Missouri. Ces jours-ci en première partie d’Interpol, ils devancent tout soupçon de […]

The Postelles, un groupe New-Yorkais prometteur

Qu’on ne s’y méprenne pas, The Postelles cache bien son jeu. Une poignée de fans sur Deezer, à peine 2000 sur Facebook, les jeunes new-yorkais ont pourtant assuré la première partie des prestigieux Kings of Leon, le 23 juillet dernier, à St Louis, Missouri. Ces jours-ci en première partie d’Interpol, ils devancent tout soupçon de concurrence.

Formés dans la brèche de l’Upper West Side de Manhattan, Billy Cadden (batterie), David Dargahi (guitare), John Speyer (basse) et Daniel Balk (voix et guitare) pourraient lézarder, ils préfèrent se faufiler, envahir, s’immiscer, investir, l’industrie du disque. Avec un nom pareil, on les croirait tout droit sortis des sixties, ils veulent reporter la torche sacrée, des influences comme Buddy Holly ou les Beatles, ou encore des Clash aux temps modernes.

On s’attarde sur la pochette, décor d’une époque passée, drap tiré jusqu’aux reins, costards froissés, le quatuor nous dévisage, la bouche entre-ouverte, un sourire esquissé, le regard serein d’américains dont la musique ne demande qu’à être dévoilée.

Vertigineuse White Night aux prémices de l’album, la voix posée de Daniel Balk assure qu’il ne va ni partir ni rester, hésitation, maintenant il bouge et on transpire, explication, qu’on lui dise quoi faire, imploration, il veut aller mieux, la cause c’est une perpétuelle descente à New York City, justification. Tout à coup, on s’apaise, on abrège la fébrilité, expiration d’une nuit agitée, attraction d’une fille comme Stella, troublante et troublée. 123 Stop, ils sont forts, ils concoctent un titre miroitant, un bonbon détonent, un lampion incandescent, « I can’t resist », à vrai dire, nous non plus, et sans effort.

Travailleurs acharnés pendant près de deux ans, déjà un premier EP sorti en mars, ils prouvent aujourd’hui qu’ils sont capables du meilleur dans un son chatoyant aux accents arctic monkéen.

Qu’on se méfie d’eux, l’album des Postelles est disponible depuis le 27 juillet, une pépite de onze titres co-produite avec le guitariste des Strokes, Albert Hammond Jr. Rien qu’en tendant l’oreille, on pourrait bien en entendre parler.

-> A noter que White Night est à télécharger gratuitement sur le myspace du groupe.

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 11 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Monies
    Monies, Le 19 août 2010 à 11h31

    Devotchka;1649219
    Je trouve ça trop propre, trop scolaire, quelque part. Ca ne me transporte pas bien loin, et j'ai l'impression que toute la ligne de chant est bien trop "plate", tout en suivant un rythme qui est beaucoup trop en décalage du fond instrumental.
    Idem, je trouve qu'il manque quelque chose à leur musique pour qu'ils se démarquent réellement (parce que des groupes comme eux, il y en a pléthore)

Lire l'intégralité des 11 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)