The Mortal Instruments : La Cité des Ténèbres, du livre au film

The Mortal Instruments : La Cité des Ténèbres, adaptation de la saga littéraire à succès City of Bones, sort en octobre sur nos écrans, mais aujourd'hui un peu partout ailleurs. Une énième épopée fantasy avec des ados ? Oui, mais pas seulement !

The Mortal Instruments : La Cité des Ténèbres, du livre au film

Tenez-vous prêtes, ce dont je vais vous parler risque d’affoler les adolescentes en vous et de faire vibrer les petites culottes à l’automne prochain. Le premier volet de The Mortal Instruments : La Cité des Ténèbres sort le 16 octobre au cinéma en France. Aux États-Unis et en Angleterre, la sortie, c’est aujourd’hui. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça fait des vagues. Mais revenons aux bases.

The Mortal What ?

The Mortal Instruments, à l’origine, c’est City of Bones, une série de teen-lit écrite par une auteure américaine de 40 ans, Judith Rumelt, sous le pseudonyme de Cassandra Clare. Il s’agit de son premier travail reconnu.

Avant ça, elle a écrit, sous le pseudo de Cassandra Clair,e des fanfictions de… Harry Potter et du Seigneur des Anneaux ! Le premier épisode de la saga, qui compte pour le moment cinq tomes, est sorti en 2007. Depuis, quatre autres romans ont vu le jour en 2008, 2009, 2011 et 2012. Le sixième est prévu pour mars.

De l’amour, du sang, de la trahison, de la vengeance. Ouais gros.

Shadowhunters et Mortal Instruments

Ces livres racontent l’histoire de Clary, une jeune adolescente comme les autres qui vit à New-York City. Entre les disputes avec sa mère, les dessins sur son calepin et les sorties avec son BFF, Simon, sa vie est pareille à celle de toutes les adolescentes.

Jusqu’au jour où, alors qu’elle a traîné son meilleur pote en boîte, elle rencontre un trio de gens plutôt bizarres. Ils sont armés, tatoués, plutôt dangereux et, c’est embêtant, elle est la seule à les voir. À la suite de cette rencontre, les expériences insolites se multiplient pour Clary, jusqu’à l’apothéose : sa mère disparaît et des bébêtes craignos viennent squatter son appart’.

Heureusement, Jace, l’un des trois zozos précédemment cités, arrive au bon moment et la sauve. Il lui apprend au passage que le monde qu’elle connaît n’est qu’une façade, qu’il y a des démons partout et que lui, shadowhunter, a pour rôle de les chasser. Et, pire, que sa mère est un shadowhunter.

Et, encore pire, qu’elle-même en est un : un être mi-humain mi-ange destiné à protéger l’humanité de créatures gluantes, poilues, dotées de beaucoup trop de pattes et assoiffées de sang.

Dans son récit, il n’oublie pas de mentionner Valentine, un shadowhunter déchu, passé de l’autre côté de la force, en quête des fameux Mortal Instruments. Ils sont au nombre de trois : la Coupe Mortelle, l’Épée Mortelle et le Miroir Mortel, et sont les reliques des shadowhunters — mais entre de mauvaises mains, elles peuvent servir à de très vils desseins.

Deux choses inévitables arrivent à cette pauvre Clary : un, Jace lui met des papillons dans les ovaires le cœur ; deux, elle décide d’endosser le costume de shadowhunter pour sauver sa mômo, qui, selon toute vraisemblance, est entre les mains de Valentine. Et là, c’est l’aventure.

The Mortal Instruments, qu’est-ce que ça donne ?

Bien sûr, on n’échappe pas aux histoires d’amour entre adolescent-e-s. C’est écœurant de promesses et de bons sentiments mais c’est beaucoup moins puritain que dans Twilight, beaucoup plus réaliste aussi, notamment parce que, c’est triste mais c’est la vie, tous les amours ne sont pas réciproques.

Les personnages de Simon (dont le cœur fait boom quand il voit Clary) et Luke (l’amoureux dévoué de la maman disparue) sont un peu la reconnaissance de cette situation pathétique (mais tellement admirable) (on se rassure comme on peut) qu’est la friendzone. Et puis il faut dire que l’auteure a décidé de compliquer un peu la vie sentimentale de ses personnages, ce qui n’est pas plus mal.

Et ça a pas l’air de la déranger plus que ça.

Niveau fantasy, malgré l’utilisation de nombreux poncifs du genre (coucou les vampires et les loups-garous), un manichéisme prégnant (Anges contre Démons) et des idées déjà exploitées par-ci par-là (l’utilisation de runes dans la magie a notamment été vue dans Eragon ou dans la trilogie d’Erik L’Homme, Le Livre des Étoiles), des nouveautés sont à noter.

Je pense à l’idée des runes en tatouages temporaires pour apporter de la puissance, ou des pouvoirs, au chasseur de démon qui les porte. Le monde réel et celui des shadowhunters s’imbriquent bien et l’auteure prend bien soin de ne pas laisser planer d’incohérences dans l’univers qu’elle a créé, via des questions naïves de l’un ou l’autre des personnages.

Les personnages, parlons-en ! Ils sont nombreux et variés. Chacun a ses forces, ses faiblesses, son caractère et ses détails irritants. Les dialogues sont percutants, parfois piquants avec des touches de sarcasme bienvenues.

Bon, évidemment, il y a de l’aventure et des combats, du coup le syndrome du sauveur énervant (dont souffrent Harry Potter ou Frodon Sacquet) est omniprésent. Cette fois-ci la palme revient à Jace, mais on lui en veut pas trop parce que son côté sociopathe équilibre le tout.

Sinon, on apprécie les clins d’œil à la culture geek, on kiffe grave que les femmes soient des combattantes autant reconnues que les hommes et on applaudit l’un des premiers couples ouvertement gay de la teen-lit à succès.

Un casting en or massif

Le combo teen-lit + fantasy ayant déjà fait des étincelles avec Harry Potter et Twilight, ce n’est pas une surprise de voir des producteurs de cinéma se jeter sur l’occasion.
Depuis le dernier épisode de Twilight, d’ailleurs, à part avec Percy Jackson (qui n’a pas créé un réel engouement et qui avait plutôt déçu les fans des romans) et Hunger Games, les fans de récits fantasy adolescents n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent.

La réalisation a été confiée au Néerlandais Harald Zwart, à qui on doit le remake de Karate Kid, sorti en 2010. Mais le point fort du film, c’est son casting au très très fort potentiel de fan-girling.

Le rôle titre est revenu à Lily Collins (fille de Phil), qui avait incarné Blanche-Neige dans la version avec Armie Hammer en 2010. Évidemment, la cible première étant les adolescentes hétérosexuelles, le paquet a été mis en ce qui concerne la distribution des rôles masculins.

Du geek filiforme au brun ténébreux en passant par le blond athlétique, il y en a pour tous les goûts.

  • Jamie Campbel Bower, qu’on avait vu jouer des rôles mineurs dans Harry Potter et Twilight, et qui avait poussé la chansonnette dans Sweeney Todd, prête ses traits à Jace.
  • Le rôle du piquant Simon a été confié à l’Irlandais Robert Sheehan, dont je ne sais que trop vanter les mérites.
  • Un autre Irlandais est à l’affiche de ce premier film : il s’agit de Jonathan Rhys-Meyers, dans le rôle de Valentine.
  • Dans les seconds rôles, on retrouve Aidan Turner (le Kili du Hobbit), Kevin Zegers (Gossip Girl), Jemina West (une Française d’origine britannique qu’on avait connue dans Maison Close sur Canal +) ou encore Godfrey Gao, plus connu en Asie.

Oh la belle brochette !

The Mortal Instruments : un succès garanti ?

Ce film a de la concurrence cette année avec la sortie des deuxièmes volets de Percy Jackson (sorti le 14 août en France) et de Hunger Games (sur nos écrans en novembre) mais, en France, il pourra profiter du calendrier en se présentant comme le film de la rentrée.

Enfin, ce qui peut rassurer les fans des livres, à la manière de J.K. Rowling pour Harry Potter, Cassandra Clare s’est beaucoup impliquée dans le processus de création du film. Elle a notamment été vue à de nombreuses reprises avec les acteurs sur les tapis rouges. Lorsque des lecteurs lui demandent son avis quant au film sur Twitter (où elle est très active), elle répond :

« Est-ce que le film est aussi génial que le livre ? C’est différent ! C’est un film. C’est comme demander si un tiramisu est aussi bon que la clim. »

Un peu plus enthousiaste, la créatrice de Page To Premiere, un site consacré aux adaptations de romans sur grand écran, répond de cette manière aux fans inquiets des possibles changements, notamment quant à la fin de l’intrigue :

« Eh les gars : le twist super cool de City of Bones a été conservé, ils ont simplement changé un peu de point de vue. C’est fidèle, juste un peu modifié pour le film ! »

Mais le mieux est encore d’en juger par vous-mêmes ! Vous avez jusqu’au 16 octobre, date de sortie du film en France, pour dévorer les livres. C’est parti !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Castette
    Castette, Le 31 octobre 2013 à 0h36

    Attention attention, voici ma première participation sur le forum de madmoizelle :P


    Je viens mettre mon grain de sel dans cette discussion, parce que les histoires d'inspiration/plagiat dans la littérature ça me passionne !
    Je ne sais pas si d'autres ont comme moi suivi un cursus L au lycée et étudié les réécritures en français... Mais depuis ces cours je pense que s'inspirer de ses lectures pour écrire ensuite est TOTALEMENT normal...

    "Tout livre pousse sur d'autres livres" a dit Julien Gracq.

    On n'écrit jamais à partir de rien. On est forcément touché par ce qu'on lit et voit (dans des films aussi). Et ces choses qui nous touchent (un thème, un caractère de personnage, une ambiance) s'évincent très difficilement des écrits qui s'ensuivent. Parce que, d'après moi, tout à coup ça fait partie de nous, de notre monde intérieur, de notre imaginaire.

    Les plus grands auteurs se sont influencés les uns les autres, parfois même auto-réécrits. Et ce depuis la nuit des temps. Est-ce vraiment Homère qui est à l'origine de son Iliade, ou est-ce une reprise d'histoires entendues çà et là ?
    Aujourd'hui on diabolise le plagiat. Oui la propriété intellectuelle c'est très important, mais il ne faut pas chercher du plagiat partout tel des chasseurs de sorcières...
    La Fontaine qui a repris les fables d'Esope, ça fait pas hurler grand monde et pourtant y a de quoi !

    Donc voilà, d'après ce que j'ai lu (merci pour tes informations Pauline C. !) je n'ai pas du tout l'impression que ce soit du plagiat... Après je n'ai pas lu les livres et j'ai simplement vu le film, donc je ne sais pas s'il y a des choses qui m'ont échappées, mais à aucun moment je n'ai fait de lien entre Draco/Jace et Ginny/Clary :)Restent les trois reliques... Là ça fait vraiment écho à Harry Potter... Mais il faut garder en tête que JKR a bien dû les trouver quelque part elle aussi ;) Et puis qui sait, ça instaurera peut-être ces objets comme étant des éléments récurrents en fantasy, à l'image des dragons :P

    En tout cas, pour moi TMI est un bon divertissement qui nous transporte dans notre imagination et ça fait du bien ! Je trouve dommage que toute cette polémique noie les critiques :/

    Voilà, désolée si j'ai un peu ramené ma science, mais je trouve qu'on oublie bien trop souvent que la réécriture c'est la base de la littérature :P

    Bonne soirée les Mad' ! :)

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