Une mannequin parle du Syndrome du Choc Toxique, qui lui a coûté sa jambe

Lauren Wasser, victime du Syndrome du Choc Toxique, a confié son expérience de cette bactérie attrapée avec l'utilisation de tampons et qui a causé son amputation.

Le Syndrome du Choc Toxique est une maladie très grave dont vous avez certainement vu le nom passer sur une boîte de tampons. Très rare mais potentiellement mortelle, elle est causée par une bactérie qui pénètre dans la peau puis dans la circulation sanguine, semblable au staphylocoque doré. Celle-ci peut être attrapée, comme un staphylocoque, dans une plaie infectée suite à une blessure, une intervention chirurgicale, ou par voie vaginale dans le cas de l’utilisation de tampons.

Se manifestant au départ comme une grosse grippe, le SCT peut rapidement affecter des organes dont le foie, les poumons et les reins ; il nécessite une aide médicale très rapide car c’est une maladie qui évolue vite. Repérée chez les enfants et les personnes récemment opérées, le SCT a été détecté chez des utilisatrices de tampon dans les années 1980, ce qui a permis de faire les liens entre cette maladie et cette protection hygiénique.

Attention attention, l’utilisation de tampons n’entraîne pas AUTOMATIQUEMENT un SCT : on recense un cas sur 100 000 personnes par an aux États-Unis. Le truc, c’est qu’il n’y a pas que les autres qui contractent cette infection — une constatation que Lauren Wasser a faite il y a presque trois ans, comme elle l’explique à Vice.

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Mannequin à Los Angeles, Lauren Wasser n’avait aucun problème de santé majeur jusqu’au jour où elle s’est sentie mal (les premiers symptômes semblables à la grippe, disait-on) et s’est réveillée quelques jours plus tard à l’hôpital. La bactérie ayant atteint son sang et son foie, son ventre était gonflé de fluide et la gangrène avait infecté sa jambe… au point que l’amputation est devenue nécessaire.

Après des périodes difficiles pour réapprendre à marcher et recommencer le mannequinat, Lauren Wasser est aujourd’hui la porte-parole d’une maladie que beaucoup ignorent et, par conséquent, ne savent peut-être pas éviter. Il existe pourtant des façons simples d’éviter des complications comme le SCT :

  • Changer son tampon toutes les quatre à huit heures (même pendant la nuit)
  • Utiliser des tampons normaux ou peu absorbants, quitte à les changer plus souvent (car les tampons super absorbants peuvent provoquer plus rapidement la naissance de bactéries et donc d’infections)
  • Utiliser des serviettes hygiéniques ou une coupe menstruelle selon ce qui vous convient le mieux
  • Laver ses mains avant de mettre ou d’enlever un tampon.

À lire aussi : Un tampon qui vous veut du mal – Le dessin de Cy.

Vous pouvez lire ici l’intégralité de l’article de Vice sur Lauren Wasser !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Crazy
    Crazy, Le 25 juin 2015 à 19h35

    Lis
    @Crazy j'aimerais insister sur les risques d'infections pendant les règles:

    Je voudrais préciser que si les muqueuses vaginales peuvent être plus sensibles aux risques d'infections pendant les règles, à cause d'un déséquilibre de concentration de la flore vaginale qui peut survenir. Se baigner n'est pas un facteur à risque. Par contre garder son maillot de bain mouillé contre sa vulve, ou même quoi que ce soit d'autre d'humide trop longtemps, peut en effet être une source d'infection.

    Je peux paraître pointilleuse, mais on dit tant de choses qui peuvent être contradictoire et qui peuvent restreindre les activités des personnes ayant leurs règles que je voulais vraiment être précise à ce niveau là :nod:
    Ca, et ça attire les requins :P

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