Les situations à s’interdire quand on est une flippette

Sophie Riche est une grande flippette. Du coup, elle s'évite quelques situations pour ne pas rajouter de l'huile sur le feu de son angoisse.

Les situations à s’interdire quand on est une flippette

Publié initialement le 15 octobre 2015

Dans la vie, pour les choses importantes, j’essaie de ne pas avoir trop peur et j’apprends à remplacer la frayeur pure par un accès de trac stimulant pour ne pas me retrouver paralysée par la trouille. Sinon, je ferais rien de bien stimulant et je serais triste et frustrée, alors merci mais non merci.

Par contre, pour tout le reste, pour les petits trucs de la vie, je suis ce qu’on appelle une grande angoissée. Je crois que, globalement, j’ai un peu peur de tout.

Je supporte pas de regarder des films d’horreur parce que je sais que chaque scène va me marquer jusqu’à la fin de ma vie parce que oui, OUI, ça me fait peur même si je sais que c’est pas pour de vrai et que c’est du faux sang. En plus, j’aime pas sursauter parce qu’après ça me fait plein de sensations de picotements dans la peau des avants-bras et c’est pas très agréable. Et puis sursauter, ça me rend malpolie : l’autre jour, j’étais en train de courir dans la rue et y a un connard un mec qui m’a crié bouh dans l’oreille, du coup j’ai eu peur et j’lui ai fait un doigt d’honneur.

community troyVoilà quelqu’un qui a peur qu’on lui dise « Tire sur mon doigt ». Phobie du pet ?

J’aime pas être impolie (mais ça lui fera la bite à ce trouducu ah ouais). J’aime pas qu’on me fasse peur. J’aime pas avoir peur. Du moins pas quand ce sont des peurs irrationnelles, qui n’ont aucune source valable et ne peuvent pas être calmées avec des arguments solides.

Du coup, j’essaie d’éviter certaines situations qui feraient de ma vie un sale quart d’heure. Flippée de tout, prends ma main et suis le guide !

Aller sur les forums qui parlent du paranormal

Bon, on va pas tortiller : être flippée, c’est aussi et surtout être extrêmement bon public quand il s’agit d’histoires paranormales. Et il se trouve qu’Internet en regorge.

Ici même, sur madmoiZelle, I want to believe, un excellent topic, propose aux lectrices de venir partager leurs témoignages ou interrogations relatives aux fantômes, aux poltergeists, aux extraterrestres, aux apparitions… bref, aux phénomènes paranormaux qui sont à mon goût aussi fascinants qu’effrayants.

Et chaque fois que je mets le nez sur ce genre de topics, ou sur des sites qui parlent de tout ça, j’ai du mal à m’en détacher. Sur le coup, en plein jour, avec la télé allumée et quarante-cinq conversations en cours sur Facebook, je me sens forte ! Chaque fois, j’ai l’impression que j’ai trouvé le secret pour bien le vivre ! Que je suis enfin adulte face aux trucs qui me font flipper !

Mais que nenni, c’est chaque fois le même bordel : deux heures plus tard, quand le soleil se couche, je me souviens qu’à un moment dans la nuit, il faudra que je trouve le sommeil, de préférence sans laisser la lumière allumée. Et là, j’peux te dire, je m’en veux très fort d’avoir lu autant d’histoires de dames blanches, de mouvements dans les rideaux et autres hallucinations auditives (c’est le Tabasco de la culpabilité).

Grandir en fait, je vais te dire, c’est pas « ne pas flipper après avoir lu des histoires qui font peur ». C’est « ne pas les lire parce qu’on sait qu’on va flipper ».

ron weasley carMoi roulant sur la départementale du slip mouillé.

Avoir des pensées terrifiantes avant de s’endormir

Il n’est pas facile de contrôler les pensées qui nous viennent en tête quand on est dans le noir, c’est vrai. Le cerveau décide bien souvent de nous troller joyeusement en nous faisant penser à :

  • tout ce qu’on aurait dû faire et qu’on n’a pas fait
  • toutes les petites angoisses que tu as eu dans ta vie
  • la scène horrible de La Colline a des Yeux que tu as vue par mégarde il y a quatre ans
  • tous les bruits que te propose la vie, la nuit
  • les trucs gênants qu’on a fait dans notre vie, genre la fois où on a fait un bruit de pet avec la bouche sans faire exprès pendant un devoir de SVT et que tout le monde dans la classe a pensé qu’on avait vraiment pété.

À lire aussi : 4 exemples qui prouvent que notre cerveau nous veut du mal

Y a rien à faire pour lutter contre l’invasion de pensées nulles et empêcheuses de dormir en rond (ou sur le côté, ou sur le dos, je sais pas comment tu préfères dormir et je juge pas). En revanche, on peut très bien apprendre à ne pas s’y attarder, à ne pas laisser notre esprit se focaliser dessus ou à approfondir le sujet.

Parce que se dire « ah tiens, tu te rappelles ce truc effrayant que tu as vu y a cinq ans » est une chose. Mais se dire « ah tiens, tu te rappelles ce truc effrayant que tu as vu y a cinq ans et tous les trucs encore plus effrayants que tu as vu dans ta vie toute entière » en est une autre.

susan mayer desperate housewivesATTENTION ! DERRIÈRE TOI ! UN ASPIRATEUR ! OH MON DIEU !

Regarder un peu trop d’épisodes d’Esprits Criminels en étant toute seule

MAUVAISE IDÉE. C’est une MAUVAISE IDÉE.

Je sais pas pour toi mais moi, ces histoires de tueurs en série à l’enfance perturbée qui ne trouvent l’apaisement qu’en assassinant des femmes, ou des couples, ou des hommes pour de bien obscures raisons, ça me fait me demander ET SI C’ÉTAIT MOI UN JOUR ? Et si un tueur en série avait décidé de torturer jusqu’à plus soif toutes les femmes nées en 1989 et portant un slim avec des plis en bas parce qu’elles ont de petites jambes et que, comme par hasard, il croisait la route de mon slim avec des plis en bas parce que j’ai de petites jambes ? Et que comme par hasard, je laissais tomber ma carte d’identité PILE DEVANT LUI ?

Nan mais je veux dire, cette série, elle te rappelle ce qu’on passe notre temps à essayer d’oublier, sinon la vie serait un enfer : que certaines personnes ont dans leur esprit des atrocités qu’on n’imaginerait même pas pendant une partie de « Tu préfères ».

Franchement, je crois que si je suis un jour victime d’une partie de sonnette en plein milieu de mon quatrième épisode d’Esprits Criminels, mon intestin se fait instantanément la malle (mais bon, l’avantage, c’est que je pourrais m’en faire une écharpe).

À lire aussi : Comment les séries télé ont failli me rendre parano

L’avantage, c’est que haut les coeurs ! Les peurs, on peut les combattre. Tiens regarde, moi, j’ai eu peur pendant toute mon enfance, j’ai eu une peur panique des tracteurs (et pour quelqu’un qui a grandi à la campagne, c’est pas simple). J’aurais pu éviter les tracteurs toute ma vie, et continuer à rentrer en courant à l’intérieur dès que l’un d’entre eux passait, mais j’ai préféré vaincre ma frayeur absurde.

tracteurMaintenant, les tracteurs, je les chevauche ma gueule.

Et toi alors, quels sont les trucs que tu évites au maximum de faire en tant que grande flippée de la vie ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • SohoFinawel
    SohoFinawel, Le 2 novembre 2015 à 10h21

    Team flippette. Si je regarde une émission sur le paranormal, ou une série angoissante, ou dans laquelle il y a du sang, les meurtres, une atmosphère sombre, et bien après tout ca je regarde Kaamelott ou des vidéos du Palmashow pour me remettre de mes états de flippe

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