Shiloh Jolie-Pitt veut s’appeler John… et ses parents le respectent

Le premier enfant biologique du couple Jolie-Pitt, assigné fille à la naissance, veut se faire appeler John, un choix que ses parents respectent. Cette leçon de parentalité vous est offerte par Brangelina.

Shiloh Jolie-Pitt veut s’appeler John… et ses parents le respectent
Le français est une langue extrêmement marquée par le genre. Nous n’avons pas de pronom neutre pour désigner les personnes. Cependant, des pronoms neutres inspirés de l’anglais (« they ») sont en cours d’élaboration et sont utilisés pour désigner les personnes trans et/ou agenres, toutes celles qui ne se reconnaissent ni au masculin, ni au féminin. Dans le cas de Shiloh Jolie-Pitt, qui s’identifie au masculin tout en étant été assignée au féminin à la naissance, nous respecterons le neutre utilisé pour parler d’ellui dans la presse anglophone.

  • iel, ellui : il ou elle
  • Illes, els : ils ou elles

Shiloh Jolie-Pitt a deux grands frères et une soeur adopti•f•ves. Ellui est le premier enfant biologique de Brad Pitt et d’Angelina Jolie. En 2010 déjà, sa mère disait en interview à Vanity Fair que Shiloh était un vrai garçon manqué, qu’ellui se prenait pour l’un de ses frères.

Shiloh a désormais huit ans, et veut se faire appeler John. Un choix que ses parents ont décidé de respecter, tout simplement. Et nous aussi, logiquement.

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La transidentité n’est pas un drame

John est né•e avec un sexe féminin, et a donc été assigné•e au genre féminin : ses parents lui ont donné un prénom féminin et l’ont éduqué•e « comme une fille ». Or, depuis son plus jeune âge, aux dires de sa mère, John préfère les jeux de garçons, ellui refuse les vêtements féminins et souhaite s’habiller « comme ses frères ».

Ce comportement n’est pas sans rappeler celui de Ryland, également assigné fille, et dont les parents ont finalement décidé de le laisser s’identifier au masculin. Ils avaient alors réalisé une vidéo pour expliquer à leurs proches leur choix d’accompagner Ryland (à voir ci-dessous).

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Mais l’exploration identitaire n’est pas nécessairement le signe que l’enfant est transgenre : il est normal de se chercher à cet âge, et le fait que John s’identifie davantage à ses deux grands frères qu’à un genre féminin pour lequel ellui n’a pas de modèle direct aussi attrayant n’est pas surprenant. Il est tout à fait possible qu’ellui s’identifie par la suite au féminin, ou bien se reconnaisse finalement davantage dans le genre masculin, ou dans aucun des deux, et ce n’est pas grave.

Linda Blair, psychologue auteure d’un ouvrage intitulé The Happy Child, relativise ces hésitations identitaires :

« Il est normal pour un enfant de vouloir imiter ses frères et soeurs, de vouloir leur ressembler. C’est une phase assez normale pour beaucoup d’enfants ».

Ces propos ont été relayés par le Telegraph, dans un article très pédagogue à l’égard des parents, sur la manière d’aborder les explorations identitaires de leurs enfants. Que faut-il faire si votre enfant ne semble pas s’identifier à son genre d’assignation ? Le Telegraph vous propose une réaction en quatre étapes, que l’on peut résumer ainsi :

  • Ne paniquez pas, c’est normal (ce que Linda Blair explique)
  • Attendez
  • Vraiment, attendez
  • Acceptez

Il n’est pas nécessaire de chercher à établir un diagnostique psychologique avant la puberté : de toute manière, les choix d’identification pourraient n’être que temporaires. À partir de la puberté, si l’identité de genre de votre enfant est différente de son sexe biologique, la différence entre son apparence et son identification risque d’être insupportable. C’est le moment de l’aider et de l’accompagner dans sa transition si tel est son choix.

shiloh-john

John Jolie-Pitt, à l’avant-première de Unbroken

Et voilà. C’est pas si difficile, en fin de compte. John Jolie-Pitt est en âge d’exprimer ses préférences, que ses parents respectent. Et peut-être que plus tard, ellui aura d’autres préférences. Ce n’est vraiment pas un drame.

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Clemence Bodoc

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Je suis la rédactrice en chef de madmoiZelle.com, mais j'écris aussi des articles d'actu, société, politique, vie professionnelle & quelques témoignages parfois pour cette communauté fantastique que sont les lectrices de <3 madmoiZelle.com <3

Dans mes messages ici, je pratique les règles de proximité et de majorité dans les accords grammaticaux (parce que les règles actuelles sont encore sexistes, et que fuck patriarchy :rockon:

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Je suis trop jeune pour être déjà blasée de la vie, mais trop vieille pour encore ignorer les conséquences de mes (in)actions. J'ai trop d'énergie à revendre pour n'être que spectactrice, mais j'en ai pas assez pour remplacer Atlas et porter le monde sur mes épaules.

Je voyage pour réfléchir, écrire, rencontrer, confronter, avancer, revenir. Je suis végane parce que je suis convaincue que ce choix est juste.

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