Des scientifiques parviennent à lire dans les pensées (ou presque)

Hier, c’est un frisson d’angoisse qui m’a parcouru le dos quand j’ai lu cet article sur le site du Nouvel Observateur. Une étude menée par des neuroscientifiques et publiée avant-hier dans la revue Current Biology a permis de « scanner l’activité cérébrale » de trois cobayes. Et donc, de lire « un peu » dans leurs pensées en « décod[ant] […]

Hier, c’est un frisson d’angoisse qui m’a parcouru le dos quand j’ai lu cet article sur le site du Nouvel Observateur. Une étude menée par des neuroscientifiques et publiée avant-hier dans la revue Current Biology a permis de « scanner l’activité cérébrale » de trois cobayes. Et donc, de lire « un peu » dans leurs pensées en « décod[ant] des signaux cérébraux pour reconstruire des images visionnées ».

Le but de l’expérience est de permettre à des gens dans l’incapacité de communiquer de le faire en contrôlant « un ordinateur à distance, avec la seule force de l’esprit », selon Jack Gallant, co-auteur de l’étude.

C’est super, tout ça, mais notre intimité intra-crânienne, faite de pensées lubriques, d’insultes et d’absurdités en tout genre, est-elle menacée ?

Rien n’est moins sûr : des cobayes ont regardé des vidéos de quelques secondes pendant 1 à 2h, tout empêtrés qu’ils étaient par des fils leur sortant de la tête et les reliant à des ordinateurs. L’expérience a démontré que le cerveau « répond plus aux silhouettes des objets en mouvement » qu’aux éléments qui permettent leur identification.

Bon, je veux pas me la raconter mais ça, je le savais déjà : au lycée, avec des amies, nous restions parfois dans les couloirs de l’établissement pendant les heures libres parce que nous ne voulions pas aller en étude dirigée et qu’il faisait froid dehors. Lorsque notre CPE ou un surveillant passait dans lesdits couloirs, nous nous mettions dans un coin, arrêtions de bouger et de respirer et EUMEÏZINGUE MAIS VRAI, des fois, on passait inaperçues. Grâce à notre absence de mouvement, nous faisions figure de meubles. (Bon et puis des fois ça marchait pas et on passait pour légèrement retardées). Les scientifiques auraient dû me poser la question au lieu de faire une étude. Ils auraient fait des économies.

Tente l’expérience, toi aussi : la prochaine fois que tu croiseras ton ex et sa nouvelle copine mannequin et étudiante à l’ENA dans la rue, plus besoin de jouer à la fille épanouie, pour qui tout va bien, et heureuse de leur bonheur. Freeze-toi : ils ne te remarqueront même pas, ce qui t’évitera une humiliation ULTIME (au moins).

Donc, aucune raison de paniquer. Une étude dont les résultats sont flous au point de ne pas permettre de différencier Dick Rivers et René Descartes est une étude inoffensive pour nos pensées honteuses.

En parlant de Dick Rivers et de René Descartes, leur ressemblance est à ce jour ma première et unique découverte. Mesdames et mesdemoizelles, sous vos yeux ébahis..

— Source montage: Sophie-Pierre Pernaut, docteur ès Paint

Me voilà rassurée: le jour où tout le monde pourra lire dans mes pensées et apprendra ainsi que je fantasme sur Bernard Menez n’est pas arrivé.

>> Pour lire l’étude en anglais c’est ici

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Lilie-Rose
    Lilie-Rose, Le 29 septembre 2011 à 19h19

    C'est un beau progrès pour la recherche.

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