Les violences obstétricales au cœur d’un rapport commandé par Marlène Schiappa

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Une nouvelle polémique au sujet des violences obstétricales a éclaté après que Marlène Schiappa a annoncé avoir commandé un rapport sur le sujet.

Les violences obstétricales au cœur d’un rapport commandé par Marlène Schiappa

Lors de son audition par la commission Droits des femmes de l’Assemblée Nationale, Marlène Schiappa, Secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes a abordé le sujet des violences obstétricales.

Les questions liées à la maltraitance gynécologique ont plusieurs fois émergé ces dernières années, notamment suite au témoignage d’Agnès Ledig qui avait dénoncé le tabou du « Point du mari », pratiqué suite à l’épisiotomie.

Le nombre d’épisiotomies en France est-il trop élevé ?

Lors de cette audition, Marlène Schiappa a fait cette déclaration :

« J’ai commandé un rapport au HCE sur les violences obstétricales qui est un sujet qui revient dans l’actualité.

Vous savez qu’en France on a un taux d’épisiotomie par exemple, à 75% alors que l’Organisation Mondiale de la Santé préconise d’être normalement je crois à 20 ou 25%. Le chiffre est à vérifier mais il me semble que c’est cela. »

C’est le chiffre de 75% qui a provoqué la colère du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et en particulier de son président, Israël Nisand.

Il est revenu dessus ce mardi matin sur RMC :

Comment faire la lumière sur ce chiffre ?

Le chiffre de 75% d’épisiotomies est issu d’une étude de l’association Maman Travaille, que Marlène Schiappa a fondé elle-même, menée sur 983 femmes en 2013.

On peut en effet le lire dans le communiqué de presse du Secrétariat d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes :

On peut espérer que ce rapport commandé pourra permettre de mettre de vrais chiffres sur une réalité qui ne doit pas être niée, comme le fait remarquer cet interne en gynécologie, répondant au CNGOF :

On ne sait pas encore quand seront rendus publics les résultats de ce rapport, mais comptez sur madmoiZelle pour vous tenir au courant.

À lire aussi : Gynéco & consentement : mon corps, mon choix !

Commentaires
Forum (13) Facebook ()
  • Gabelote
    Gabelote, Le 26 juillet 2017 à 15h03

    @DvasssT ah ok, je pensais qu'il n'avait dit que la première citation (qui est certes stupide mais pas dénué de fondement - la liberté de choisir son praticien). Mais ce gars est vraiment médecin ?
    edit : à la lecture de plusieurs de ses interviews (pour le Figaro et Elle), ça se confirme : ce mec est indigne de sa fonction

    re-edit : interview Elle du 12/06/2017

    Je suis surpris d’entendre des femmes qui disent pis que pendre d’un médecin et qui restent chez lui. Quand on a un médecin qui ne convient pas, mon conseil n’est pas d’essayer de changer le médecin, mais d’en changer
    => bienvenu en désert rural et dans les villes ou la surdemande fait que personne ne prend plus de nouvelles clientes / patientes
    Une patiente qui peut démontrer en justice qu’on ne lui a pas demandé son consentement libre et éclairé gagne son procès et des dommages et intérêt. Dans les faits, il n’y a pratiquement pas de plainte portant sur l’absence de consentement. Cela ne veut pas dire que le consentement est toujours sollicité, mais que les femmes n’utilisent pas les voix judiciaires pour obtenir gain de cause. Il faut qu’elles le fassent davantage.
    => ben oui, c'est tellement simple de prouver qu'on ne vous a pas demandé votre consentement ! c'est la parole de la patiente contre celle de tout le corps médical (solidarité, confraternité...)
    Mais parfois la femme ne s’en souvient plus parce qu’elle est un peu endormie ou parce qu’elle a perdu du sang. Beaucoup de femmes ne se souviennent plus qu’on leur a donné des informations parce qu’elles n’ont pas pu les intégrer à ce moment-là. C’est pourquoi leur témoignage a posteriori ne reflète pas toujours la réalité.
    => et ben c'est encore plus pratique de prouver qu'on a pas donné son consentement, puisqu'on ne se souvient plus bien de ce qui s'est passé
    Mais je suis contre préparer les femmes au pire. Je suis contre les préparer à une hémorragie de la délivrance.
    Ben oui, laissons les dans l'ignorance. ça ne sert tellement à rien de préparer les gens aux situations exceptionnelles, il faut uniquement les préparer aux situations normales !
    C’est déjà fait, à tel point qu’on a aujourd’hui des médecins dressés à obéir aux demandes des patientes
    Je pense que toutes les femmes qui ont demandé explicitement à ne pas subir d'épisiotomie veulent des noms là !
    Je suis contre le fait que certains fassent signer à leurs patientes des consentements par écrit,
    ben ouais, par oral, c'est tellement plus facile de prouver qu'on ne nous a rien demandé ! et après faudrait porter plainte à chaque fois !

    Je pose ça là http://marieaccouchela.blog.lemonde...l-des-gynecologues-et-obstetriciens-francais/

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