Ma peur de rougir… et mes techniques secrètes pour survivre en société

Marina va te livrer son expérience de l'éreutophobie, ou la peur de rougir, avec des astuces de-ci de-là en bonus.

Ma peur de rougir… et mes techniques secrètes pour survivre en société

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Certain•es ont peur de la mort, des araignées (sur l’échelle de la peur, ces bébêtes sont clairement au dessus de la mort, on est d’accord là-dessus).

Il y en a des plus rationnelles que d’autres, mais ces peurs que l’on refrène finissent toujours par nous rattraper un jour ou l’autre. J’ai une panoplie de craintes, une palette de nuances. Dans mon top 3, il y a la peur de rougir ou l’éreutophobie.

La peur de rougir : l’origine du mal

Quand tu as la peur de rougir, ça occupe tellement d’espace que ça devient progressivement un facteur à prendre en compte dans plein de situations. Par exemple, on ne peut pas vraiment dire que je garde un souvenir malheureux de mes années passées sur les bancs de l’école. Mais ma scolarité m’a contrainte malgré moi à me confronter à ma peur de rougir, notamment dans les situations suivantes :

  • les exposés à présenter devant toute la classe,
  • les travaux de groupe,
  • tous les trucs en dehors de l’école en rapport avec mes camarades de classe.

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Je ne saurais pas vraiment définir le moment exact où ça a commencé, je me rappelle juste que ça coïncide plus ou moins avec l’adolescence.

Mon visage, ce troll de tous les instants

Paradoxalement, je rougissais dans beaucoup d’autres situations que celles citées plus haut. Je ne pouvais même pas mettre en place de stratégies efficaces puisqu’il y avait bien trop de paramètres à prendre en compte. Mon visage est donc devenu un ennemi malgré lui parce qu’il faisait croire à certain•es de mes interlocuteur•trices que je me sentais gênée, alors que je ne l’étais pas forcément.

Ce n’était pas le fait de rougir qui me posait problème fondamentalement, mais bien le fait qu’on me le fasse remarquer. J’avais l’impression de ne pas avoir le contrôle sur moi-même et ça m’a mise dans des situations vraiment très inconfortables, que je n’aimerais revivre pour rien au monde.

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Rougir, un phénomène acquis ou inné ?

Dans mon cas, j’ai remarqué qu’on était plusieurs dans ma famille à rougir dans les moments de gêne. J’ai trouvé ça réconfortant de savoir que je n’étais pas seule à vivre ces situations.

Je me suis alors demandé si le fait de rougir était inné ou acquis ? Quelles situations ont forgé ce mécanisme ? À ce jour, je n’ai pas de réponses à ces questions mais j’ai su passer outre en développant tout un tas de techniques pour « huiler » mes relations sociales.

Les stratagèmes que j’ai développé pour ne pas me faire griller

Il y en a beaucoup, parmi les plus connues :

  • fuir le regard de mon interlocuteur•trice dans l’espoir qu’il ou elle ne se rende pas compte du drame intérieur que je suis en train de vivre,
  • faire genre : « je fouille dans mon sac, je cherche un truc »,
  • cacher mon visage avec de grosses mèches de cheveux (pas la technique la plus subtile, je te l’accorde),
  • prétexter de devoir partir parce qu’une urgence m’y oblige (à utiliser en dernier recours).

Les solutions que j’ai trouvées pour mieux le vivre

Le fait de rougir est handicapant en société, c’est indéniable, mais il est possible de s’en sortir (les éreutophobes anonymes). En grandissant, j’ai eu la chance de surmonter cette peur en faisant un gros travail sur moi-même en partant du constat suivant :

« Vais-je mourir sur place si quelqu’un me voit en train de rougir ? »

Ça n’en demeure pas moins gênant, mais la façon de vivre la chose peut améliorer la situation. L’éreutophobie vient souvent d’un manque de confiance en soi, il est clair que c’était mon cas, bien que j’ai conscience que la peur de rougir soit multifactorielle. Et bien entendu, les produits pour le teint sont devenus pour moi un autre moyen de reprendre le contrôle.

À lire aussi : Rougir au fond, c’est pas pire — La leçon de la semaine, par Sophie Riche

Crèmes anti-rougeurs et fonds de teint couvrants, un combo qui m’a suivi et me suis encore pour créer une sorte de barrière entre les autres et moi. Mon visage est donc devenu avec le temps une sorte d’entité mystique dont je dois m’occuper, pour ne pas qu’il n’en devienne trop encombrant. Voici une liste de soins et de make-up 100% approuvée par moi-même (la caution est à son paroxysme).

À lire aussi : Comment vaincre sa timidité ?

Sélection de produits anti-rougeurs

Les peaux qui ont tendance à rougir sous le coup de l’émotion sont en général (je dis bien en général) des peaux plus fines, dont la sensibilité est exacerbée, ce qui explique qu’elles se colorent davantage que les autres, je te propose une sélection de soin et de make-up qui pourra t’aider au quotidien :

Je finirai cet article en te disant que le fait de rougir, et d’en avoir peur, peut s’améliorer avec le temps (j’en suis la preuve vivante) et que si cela te handicape dans ton quotidien, il existe des thérapies qui peuvent t’aider à surmonter ta phobie, ne reste pas seul•e !

Et toi, quelles sont les techniques que tu as développé pour rougir sans te faire griller ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Bananapower
    Bananapower, Le 9 octobre 2016 à 11h04

    artemis-diane
    Ah je ne savais pas qu'il y avait une maladie qui pouvait provoquer ça.
    Apparemment ça touche les gens a partir de 30ans avec le teint et les yeux clairs, je n'ai rien de tout ça mais on sait jamais.
    Va falloir que je prenne rdv avec un dermato, merci de ton aide ^^
    Euh perso j'ai toujours connu des gens depuis la maternelle qui avait juste leur joues constamment très pigmentées.

    C'est souvent de la rosacée ou globalement une petite anomalie des vaisseaux sanguins.

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