Le Hobbit – Un voyage inattendu : retour réussi en Terre du Milieu

« Il était une fois un Hobbit qui vivait paisiblement à Cul-de-Sac en Comté... » : Myriam H. a vu « Le Hobbit - Un voyage inattendu », voici ses impressions !

Le Hobbit – Un voyage inattendu : retour réussi en Terre du Milieu

Comme un bon petit soldat, c’est avec les yeux un peu collés et un double café brûlant que je me suis rendue à l’avant-première de Le Hobbit – Un voyage inattendu (enfin, « avant-première », c’est vite dit puisque le film était diffusé aujourd’hui, le 12 décembre 2012, mais à minuit cinq), seulement à moitié prête à passer presque trois heures dans la Terre du Milieu. Et en fait, je n’ai pas vu le temps défiler !

La Comté : comme un goût de retour au foyer

Le Hobbit s’ouvre sur Bilbon Sacquet, le fameux oncle de Frodon, celui par lequel tout a commencé, dans sa charmante petite maison rondouillette où il mène sa vie tranquille de Semi-Homme aux pieds poilus. C’est un vrai plaisir de retrouver les paysages apaisants de la Comté, l’atmosphère bon enfant et les portes circulaires d’un monde imaginaire où, personnellement, je passerais volontiers quelques semaines.

Mais évidemment, la paisible Comté ne sera pas le théâtre de ce « voyage inattendu » parce que c’est pas un film de jardinage ni une édition spéciale de Cauchemar en Cuisine. C’est donc Dumbledore Gandalf qui débarque pour proposer à Bilbon une aventure, lui qui était un jeune hobbit si curieux, tout fou, et qui est devenu un adulte assez plan-plan. Une quête qui lui fera intégrer un groupe de treize Nains en quête de leur foyer et de leur trésor.

Les Nains : ça change des magazines

Menés par Thorin, le descendant de leur dernier Roi, ces treize Nains vivaient autrefois au sein de la Montagne Solitaire, Erebor, riches d’un immense trésor puisqu’ils exploitaient les nombreux filons d’or, d’argent, de métaux et de pierres précieuses. Mais leur royaume fut dévasté par Smaug le dragon, attiré par leurs richesses, qui garde à présent farouchement son butin ; depuis, les Nains errent, privés de leur foyer. Thorin a donc décidé de mener la joyeuse troupe (les douze autre Nains, Gandalf et Bilbon, leur « cambrioleur ») jusqu’à Erebor pour reconquérir ce qui leur revient de droit.

Une de mes grandes interrogations étaient : comment Peter Jackson va-t-il réussir à insuffler un peu de sexyness (un des éléments indispensables d’un blockbuster) dans Le Hobbit, un film avec 80% de Nains, sans Aragorn, sans Legolas, sans Arwen ? Eh bien il s’en est sorti puisqu’avant, un Nain de la Terre du Milieu, c’était ça :

Mais Thorin, le Roi des Nains, c’est ça :

JE PENSE QUE VOUS VOYEZ LA NUANCE.

Les autres Nains, même si j’avoue avoir oublié la moitié de leurs noms (les voici pour vous : Nori, Ori, Dori, Fili, Kili, Oïn, Gloïn, Bombur, Bofur, Bifur, Balin, Dwalin et Thorin), ont tous une personnalité bien marquée (dont certains très drôles, ce qui rattrape l’absence de Merry et Pippin, mes chouchous) et un physique varié, donc ça va, j’ai moins galéré que ce que je pensais.

Trois heures en Terre du Milieu

Mais alors, que se passe-t-il dans Le Hobbit ? Je ne spoilerai point, car je suis une personne respectable, mais il se passe tout plein de choses. On parcourt la Terre du Milieu à dos de poney avec les joyeux drilles, on rit, on a peur, on espère. On retrouve des visages connus (je ne dirai pas qui pour conserver la surprise, même si vous savez déjà que Gandalf est là, bien sûr), on découvre de nouveaux personnages, et surtout on comprend mieux l’avant-Seigneur des Anneaux et les évènements qui ont pu mener à la situation qu’on découvre dans La Communauté de l’Anneau.

Pour y avoir été avec un ami qui connaît le livre sur le bout des doigts : certains évènements sont un peu modifiés, d’autres sont carrément inventés, mais Le Hobbit reste globalement très fidèle à l’oeuvre de Tolkien – petite nouveauté, on y retrouve même une ou deux chansons, qui prennent une grande place dans les livres. J’ai trouvé Martin Freeman (le Watson de Sherlock) absolument PARFAIT en Bilbon : il est mignon, adorable, et en même temps très espiègle, bien qu’il ne sache pas trop ce qu’il fait dans cette aventure rocambolesque. Un petit point technique pour finir : moi qui ne suis pas fan de la 3D, je l’ai trouvée pour une fois très agréable et très bien utilisée. On tombe, on vole, on plonge, mais on a aussi l’impression de voir la pluie tomber juste sous notre nez, ou de marcher vraiment dans une forêt, ce n’est pas juste de la « 3D-spectacle ». Évidemment, vous ne perdrez pas tant que ça à voir le film en 2D, mais pour celles d’entre vous qui ne craignent pas les lunettes ridicules, ça vaut le coup de payer le petit supplément !

Sur ce, je vous laisse réserver vos places de ciné. N’hésitez pas à venir partager vos impressions dans les commentaires !

(P.S. à l’attention des fans de Benedict Cumberbatch : si vous espérez vous rincer l’oeil, c’est râpé hein.)

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Miguen
    Miguen, Le 11 janvier 2013 à 20h40

    Étant une fan du Seigneur des anneaux depuis mes 9 ans j'étais au ange en apprenant que le Hobbit allait enfin être adapté. Et puis comme je suis aussi une MÉGA Fan de Martin Freeman et Benedict Cumberbatch, c'était encore mieux.

    J'ai adoré le fait qu'ils ajoutent des passages des autres romans et nouvelles de Tolkien afin de combler les bouts où l'on ne sait pas où se trouve Gandalf et pour mieux raconter l'histoire des nains.

    Mon bémol majeur est la nouvelle technologie 3D à 38 images secondes. Ce n'est pas encore tout à fait au point et par moment, l'image devient un peu floue.

    Mon autre petit bémol, et les fans de Benedict seront d'accord avec moi, est que comme il joue Smaug le dragon (dont on ne voit que l'oeil à la fin sous un tas d'or) et la silhouette du nécromancien (aperçus 3 secondes à peine), on reste un peu sur notre faim.

    Pour le reste, le film est absolument merveilleux!

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