Les jeux vidéo qui ont bercé mon adolescence

Emilie a bouffé du jeu vidéo durant son adolescence. Elle revient sur ses petits préférés et pourquoi elle les adorait à ce point.

Les jeux vidéo qui ont bercé mon adolescence

Publié initialement le 18 octobre 2011

Comme bon nombre de mes congénères, à l’époque j’ai dû passer la moitié de mon adolescence à baver en dormant, un quart à manger et à boire (toujours en bavant) et un autre quart à jouer aux jeux vidéo – étudier n’a dû représenter que o,o8% du camembert, au bas mot.

Il FALLAIT donc que je retienne quelque chose des jeux vidéo, cette part non négligeable dans mon planning. Quelques années plus tard, l’heure est venue de faire un point sur ceux qui ont fait mon éducation et bien entendu ma catharsis.

Age of Empire : ma petite entreprise

Age of Empire ou le jeu de gestion par excellence, le genre que j’ai le plus expérimenté à ce jour. Mettre du sable et un peu savane (mais pas trop, sinon ils te font la gueule) aux lions dans Zoo Tycoon, construire un parc d’attraction rentable dans Roaller Coaster Tycoon, incarner un dieu et augmenter sa zone de foi dans Black & White, empêcher les incendies dans Caesar et fabriquer assez d’armures pour aller niquer leur race aux Morts-Vivants dans Warcraft – c’était tous les jours la crise dans mes différents bizness. Le jeu de gestion implique d’avoir un oeil sur tout et tout le temps pour gérer les taux d’approvisionnement, les catastrophes et faire prospérer ta petite affaire. J’étais tour à tour Général de guerre, Directrice d’un parc, Maire d’une ville et même Dieu.

Bon je te dis pas que demain je pourrais monter mon entreprise de bout en bout et surtout en faire un truc viable mais au moins le jeu de gestion m’a menée en douceur vers l’ère adulte et ses responsabilités à la pelle.

Plaisirs coupables du jeu de gestion : provoquer les catastrophes soi-même comme mettre un touriste à bouffer dans la cage des tigres, enlever une rail dans un grand huit ou jeter ses fidèles du haut d’une falaise. Jouissif.

Les Sims : desperate housewife

Les Sims ou LE jeu qui peut rendre n’importe quel être humain insomniaque, obèse et cradingue à la fois. Dormir et se laver étaient devenues des activités secondaires. Mon stock de chips à ma droite, bouteille d’eau à ma gauche (oui de l’eau quand même, au moins un truc sain), seuls les besoins essentiels pouvaient me faire me lever de ma chaise. À cette époque la capacité de stockage de ma vessie avait atteint des taux record que je n’ai plus jamais retrouvé jusqu’alors. Pour parler du jeu en lui-même, les Sims était un jeu fascinant (j’en parle au passé car j’ai fait une cure et il faut à tout prix que j’évite d’y replonger) dans le sens où, en tant que jeu de simulation de vie, je pouvais me projeter dans le futur et incarner la desperate housewife parfaite. Je me suis découvert des talents d’architecte et de re-décoratrice d’intérieur, limite si je ne passais pas plus de temps à jouer les entrepreneurs qu’à faire évoluer mes personnages.

Les Sims m’ont également donné la possibilité d’assouvir mes fantasmes. Ainsi je pouvais faire des bébés à Léonardo Dicaprio (période Titanic) (voir le résultat de nos deux êtres dans la tronche d’un bébé Sims c’était quelque chose de fondamentalement beau) et draguer Johnny Depp sous les yeux de Vanessa.

Plaisirs coupables du jeu de simulation de vie : Rentrer le code « motherlode » une centaine de fois d’affilée pour s’offrir le nec plus ultra de l’immobilier et mettre un Sims dans la piscine pour ensuite retirer l’échelle… et le regarder se noyer. Monde cruel.

Resident Evil : le travail d’équipe

Resident Evil ou ma période FPS (First Person Shooter) en duo avec mon frère. J’ai très vite compris que j’étais la dernière quiche en jeu de tirs. D’une, je devais réussir à viser juste une fois sur huit sous le coup du stress et de deux, je sursautais à la moindre plante verte sur mon chemin. A contrario j’avais des yeux partout et une sacrée puissance d’analyse du jeu (faut bien que je me la touche un peu). Avec mon bro’, nous étions donc la meilleure équipe qui soit jamais formée pour buter du zombie, dézinguer des loups dans Tomb Raider ou le camp ennemi dans Counter Strike et Unreal Tournament. Lui l’exécuteur, moi le cerveau. Les FPS, au moins le temps de quelques heures, nous permettaient d’être soudés entre frère et soeur au lieu de nous marave à longueur de journées. C’est comme ça que j’ai appris le pouvoir de l’ennemi commun.

Plaisirs coupables du FPS : tuer tout ce qui bouge, même les animaux et se lancer dans une mission suicide, tout faire exploser, y compris sa propre pomme, en dégoupillant une grenade.

World of Warcraft : le vaccin

Je me suis mise à World of Warcraft, jeu multijoueurs en réseau (mmorpg), sur le tard (et toujours sous l’impulsion de mon frère), à mes dernières heures de jouvencelle mais j’y suis restée deux mois non-stop de grandes vacances. Assez pour me vacciner des jeux vidéo addictifs et chronophages en général.

Pire que les jeux de gestion, pire que les Sims, pire que TOUT, mon cerveau était connecté H24 sur WoW au point d’en rêver la nuit. Il fallait me rendre à l’évidence, j’étais une vraie camée d’un monde virtuel.

Le mmorpg rassemblait absolument toutes les données et toutes les spécificités que j’appréciais dans un jeu : faire évoluer un personnage au max, laisser libre cours à sa créativité en lui choisissant une belle gueule, des beaux habits, une belle monture, se spécialiser dans un domaine, explorer des terrains inconnus solo ou forcer un donjon rempli d’ennemis en équipe… Autant vous dire, un bon paquet d’heures de jeu devant soi, quasiment une autre vie.

À la rentrée, les cours ont repris, je me suis auto-prise entre quatre yeux et j’me suis dit « soit tu décroches maintenant ma fille, soit tu restes ton cul vautré à jamais dans cette chaise ». Radical. À part mon petit sport occasionnel sur Wii Fit et Just Dance, je n’ai plus jamais retouché à un jeu vidéo.

Plaisir coupable du meuporg : Faire faire une danse sexy à son elfe de la nuit chasseresse.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Stl44
    Stl44, Le 17 mars 2013 à 22h36

    J'ai tout à fait la même liste sauf age of empire (moi c'était le maitre de l'olympe que je connais par cœur mais que j'adore refaire inlassablement) !

    - le Maitre de l'olympe
    - Castle of Wolfenstein : le premier jeux contre des soldats nazis et des zombies dans les catacombes ! Comme le Maitre de l'olympe j'aime beaucoup y rejouer même si je le connais par cœur.
    - Tomb raider (j'étais une pure bouse je faisais que les entrainements et jamais les missions que je trouvais très dures)
    - Les sims 1 : Ah les sims 1 les meilleurs !!! Ce jeu a été une véritable révolution !!!
    - Wow (j'y ai jouer pendant plus de 6 mois et j'ai pas regretter d'arrêter à la sortie d'MOP) ^^
    - Assassin's creed : le tout premier jeux que j'ai réussit à finir après un combat acharné de trois heures contre cet enculé de Robert de Sablé ! J'aime toujours autant ce jeu et ceux qui s'en suivent (excepté révélation que je trouve beaucoup trop simple et trop rapide).

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