Jack Parker en Islande – Jour 3 – Ushuaïa et Sex & The City

Troisième et dernier jour pour le périple de Jack Parker en Islande, à base de nature (encore) et de shopping viking !

Jack Parker en Islande – Jour 3 – Ushuaïa et Sex & The City

Pour cette troisième et dernière journée islandaise, le groupe s’est séparé en trois. Je suis restée avec Florence, notre organisatrice, et Annabelle, une autre journaliste, pour aller voir les fameux geysers. À bord de notre super van bleu rien que pour nous trois, nous avons roulé pendant environ mille ans à travers la pampa islandaise (je me suis endormie, j’avoue).

Alors que niveau faune ça avait été un peu tristounet jusque là, vous avons vu un paquet de chevaux sur ce trajet – donc forcément, on s’est arrêtées pour leur faire des papouilles, bravant le froid (la veille, il avait fait entre 6 et 8 degrés, et cette fois c’était plutôt entre 0 et 2) pour gratouiller du museau. J’ai proposé à l’un d’entre eux de me suivre en France, mais il n’a pas été impressionné par le rêve lillois que je tentais de lui vendre (j’avais prévu de l’installer sur le petit parking juste en bas de chez moi pour lui jeter des carottes par la fenêtre et tout, mais il a pas voulu le salaud). Note : les chevaux islandais sont très, très beaux.

Après ces gazouillis, nous nous sommes remises en route pour voir les fameux geysers – rappelons qu’il n’existe que trois endroits au monde où l’on peut voir des geysers en activité : les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Islande. Le geyser le plus ancien – Geysir, qui a donné son nom à tous les autres du coup – n’étant plus actif, nous avons dû nous rabattre sur Strokkur (et là c’est le moment où on fait tous la blague “ah mais c’trop couuurt han, hahahahaha”) (ça fait rire personne, faites gaffe). Strokkur nous offre de jolis spectacles toutes les 3 à 7 minutes – du coup, pour filmer, tu restes fixée sur l’eau bouillante en attendant que ça se bouge, et ça donne des vidéos de 3 minutes de rien avec quelques secondes de geyserage à la fin.

Là encore, l’odeur de soufre est très forte, mais comme d’hab, le cadre est tellement à couper le souffle qu’on s’en bat toujours les reins. Je pensais que je serais beaucoup plus impressionnée par les geysers – c’est pas que j’en avais rien à foutre, ça reste particulier comme expérience, c’est beau, ça te recouvre de vapeur et ça va haaauuut (jusqu’à 25-35m) – mais je m’en suis plus vite remise. Je dois déjà être blasée. (non, c’est totalement faux, je suis sur un piti nuage).

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Mais cette journée m’a encore offert de belles surprises.

Après les geysers, nous avons traversé encore quelques kilomètres de pampa – ça changeait des champs de lave, c’était beaucoup plus vert/marron/rouge – pour nous rendre à la chute d’eau de Gullfoss, et là, tout de suite, bah ça arrache vachement plus la tête niveau visuel. La chute, perdue au milieu des montagnes, fait un vacarme assourdissant et vous fout un vertige monstrueux tant elle paraît puissante. On en revient à la phase “bon sang que je suis toute rikiki face à cette nature incroyable, elle pourrait m’écraser comme une fourmi”.

L’histoire aussi est sympa : en 1907, un Anglais tombé sur Gullfoss la trouva fort à son goût, et décida de l’acheter pour en faire une centrale électrique. Tómas Tómasson, un fermier du coin, tenta de s’y opposer – en vain, puisque Gullfoss finit par tomber entre les mains d’agents opérant pour le compte d’intérêts étrangers qui avaient un contrat de location de la chute. Sigrídur Tómasdóttir, fille de Tómas, lutta pendant des années en faveur de la préservation de la chute. Les travaux ne furent jamais entamés, et, en 1928, le loyer cessa d’être versé – donc le contrat fut annulé. Sigrídur, continua sa lutte, seule- elle consacrait sa vie à la préservation de Gullfoss, et passait son temps sur les routes pour aller consulter les fonctionnaires de Reykjavik pour obtenir leur aide. Aujourd’hui, on trouve une statue en hommage à Sigrídur devant la chute d’eau – elle est d’ailleurs considérée comme étant la première écologiste d’Islande.

Après cette petite page historique et de “mon dieu que la nature est puissante, maman, quel monde incroyable, tout est tellement insignifiant à côté”, nous sommes retournées à Reykjavik pour visiter un peu la ville – et faire du shopping. Histoire d’être en forme, nous nous sommes arrêtées dans une petite cabane de pêcheurs sur le port pour déguster des brochettes de poisson et de la sole grillée – on a dévoré ça comme des bêtes sauvages, sans prendre la peine de respirer, tellement c’était BON. Et pourtant, j’suis pas trop branchée poisson. Mais le saumon, le poisson-chat et la sole ont eu raison de mes principes.

Un peu de shopping viking

Une fois le ventre plein, direction le marché aux puces couvert – plutôt difficile à trouver pour les touristes parait-il, rapport au fait que rien n’est indiqué et que l’entrée est tout sauf évidente.

Grosse collec d'attrape-rêves

Ma bourse est restée bien fermée, étant donnée que j’étais assez peu tentée par les bibelots d’inspiration indienne, les livres en islandais ou les sachets de poisson séché, mais je suis sûre qu’en prenant le temps de fouiller, y’a moyen de trouver du trésor.

FOUS TA CAGOULE (ça c'était dans la boutique de souvenirs près des geysers)

Sauf qu’on était un peu pressées par le temps, alors un petit tour et puis s’en vont, direction le centre ville – où nous avons finalement fait trois boutiques avant de repartir (dont une boutique de fringues où y a un TOBOGGAN pour descendre à l’étage du dessous).

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Il est important de bien ouvrir les yeux dans le centre de Reykjavik, puisque ses murs sont couverts de street art vachement putain de beau, avec des couleurs incroyables. En vous promenant, levez les yeux, regardez dans les petites ruelles, scrutez les murs des maisons, et vous trouverez de bien jolies choses.

Après avoir acheté des bonbons et une panoplie de mèmologue (touriste en mousse bonjoouuuur), nous avons trottiné vers la voiture pour nous rendre… au Laugar Spa.

Et alors là, laissez-moi vous dire que ça rigole plus du tout, du tout, du tout.

Spa moi, c’est lui (pouet)

Le Laugar Spa est une usine à gaz. Sa salle de sport fait environ 9887 mètres carrés, et son spa a plus de gueule que… nan, j’allais comparer à un truc mais en fait c’était ma première fois dans un vrai spa alors j’en sais rien. Mais il y a 7 saunas différents, chacun à une température plus ou moins élevée, un gros bain brûlant, une salle de relaxation, des baquets d’eau glacée, et un bar. Rien que ça. À environ 30 € l’entrée, je vous recommande de terminer votre séjour en Islande par une petite aprèm là-dedans, ça vous change une femme. J’ai vu pas mal de trucs, dans toute cette vapeur… (sens de la vie, origine du monde, Nirvana, tout ça).

L’ambiance est très particulière – les murs sont ornés de bas-reliefs en forme de spermatozoïdes, et l’éclairage est très, très faible, et plutôt rouge. Chaque sauna a son ambiance à lui, et le but est évidemment de rester le plus longtemps possible dans le spa à 95° sans se transformer en sablé de noël. Scoop : c’est CHAUD. Après avoir barboté et testé les limites de mon corps, j’ai pu siroter un verre de vin dans le petit bar du fond, en peignoir, à la bien. Niveau service, ça rigole pas non plus, on pourrait décerner le prix Nobel de l’amabilité aux nanas qui s’occupent du spa tant elles sont adorables. Ça aide à se détendre.

Le truc vachement rigolo en revanche, c’est quand tu te retrouves à moitié nue dans un sauna avec 4 islandais de 3 mètres de haut et 2 de large. Je peux vous citer deux ou trois films sympas qui commencent comme ça. (en vrai, ça reste chaste hein, on est pas chez les sauvages non plus). J’ai eu le plaisir d’avoir quelques petites conversations avec des locaux qui rigolaient bien en me voyant me liquéfier sous des nuages de vapeur – mais qui avaient quand même la gentillesse de me demander avant de remettre de l’eau sur les pierres chaudes. Ce serait dommage de mourir là-dedans.

J’ai fait le test viking, aussi. Pas les baquets d’eau gelée parce que je suis un peu saine d’esprit et que la mort me tente pas trop. En revanche, on peut trouver un seau en bois rempli d’eau gelée sous lequel on va se placer, l’air brave, pour attraper la petite chaine qui fera se déverser le bidule en plein sur votre tronche. Ça pique, mais ça fait du bien (après on court vite replonger dans le bain chaud parce qu’on n’est pas non plus des barbares).

En sortant de là, j’avais l’impression de faire 12 grammes. J’étais tellement détendue, que le problème des vestiaires m’est sorti de la tête – j’ai déambulé les boobs à l’air sans en souffrir, et je me suis changée sans faire de chichis, en profitant de cet instant nudiste.

J’étais d’ailleurs prête à sortir de là à poil pour rejoindre la voiture tellement j’avais chaud, j’étais détendue, et j’avais pas du tout envie de remettre mes fringues. J’étais à deux doigts de partir en courant dans la campagne islandaise pour aller vivre dans un tunnel de lave, complètement nue.

Mais après j’me suis rappelée que j’étais frileuse, alors j’ai fermé ma gueule.

Après manger, nous sommes rentrés à l’hôtel, vers minuit, pour nous préparer à repartir – rendez-vous 5 heures du matin dans le hall. Voulant profiter de mon état mental post-spa, j’ai repris une douche et je me suis couchée à poil pour bien kiffer ma dernière nuit islandaise (qui a duré en tout et pour tout 3 petites heures).

Là, je suis en France, dans le train qui me ramène à Lille, et je ne réalise toujours pas. J’ai pas vu d’aurores boréales, j’ai pas pécho du viking, mais en trois jours, j’ai vécu des choses intensément frustrantes. Parce que je sais que quoiqu’il arrive, je n’aurais jamais assez de mots, de photos, de vidéos ou d’onomatopées pour décrire tout ce que j’ai vu.

Dès que possible, je vous ferai un point “lieux à voir + bons plans pour budgets légers” pour que vous puissiez, vous aussi, tenter l’expérience un de ces quatre. Je suis quelqu’un qui hait profondément le froid et la neige, et j’ai pris un pied monstrueux. Alors ne laissez pas ce petit détail vous détourner de cette destination – surtout que, cette semaine, les températures allaient de 0 à 8, soit pas moins que ce qu’on avait en France au mois de février. Pensez au gros manteau, au pantalon épais (+ collants éventuellement), aux gants et aux chaussures de marche, et tout se passera bien !

Sur ce, j’arrive à Lille, donc je vais ranger mes affaires, me traîner chez moi, et m’écrouler sur mon lit – jusqu’à demain matin.

— Merci encore à Iceland Air pour l’invitation
(rappelons que la compagnie propose des voyages vol + 3 nuits d’hôtel
à partir de 339 euros, soit un foutu week-end pour pas si cher)

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Sarang
    Sarang, Le 9 avril 2012 à 18h57

    J'avais carrément zappé mais:
    Jack Parker

    Y'a les petits poneys qui te disent bonjour!

    Je suis montée dessus, balade pendant 2h a travers le mordor.
    Donc vous imaginez bien que j'ai marché comme John Wayne pendant le reste de la journée.
    [​IMG]
    "et prout!"

    Olaf* m'a emmené dans une rivière qu'il-a-eu-du-mal-a-traverser-au-secours, puis il m'a fait gouté au trot islandais.
    Alors le trot islandais c'est ca:
    Super Tölt on an Icelandic Horse - YouTube

    Parait que si on se maintient bien le corps ne bouge pas. Moi je suis juste restée en mode vibreur pendant 5 minutes, avec mon petit déj qui a fait le foufou dans mon estomac...
    Il parait qu'il faut leur parler en allemand aux chevaux, ben moi,olaf, ce fifrelin, il a juste pas arreter de péter. Alors peut etre que, oui, bon, effectivement mon accent allemand est pas terrible, mea prouta.

    Enfin voilà juste pour dire que si vous pouvez faire l'Islande,faites le. Meme si nous on a bien galéré (haha,coucou la randonnée d'une demi journée quand on est une sportive du dimanche après-midi )


    *Par souci d'anonymat, le prénom est changé

    P.S: j'ai pas vu d'aurore, trop couvert, mais niksamèreaumaire, j'irai en Norvège.

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