Interview de Zoufris Maracas + leur clip Un Gamin en exclu

De "troubadours" du métro à l'enregistrement d'un album en studio, il s'en est passé des choses pour Zoufris Macaras. Rencontre avec le groupe, qui nous balance son clip en exclu.

Interview de Zoufris Maracas + leur clip Un Gamin en exclu

La variété française je le confesse, habituellement c’est pas exactement ma tasse de thé. Sauf quand il s’agit de Brassens ou Ferré, mais il paraît que ça, ça se range plutôt dans la poésie anarchiste / absurde.

Zoufris Macaras déroge aujourd’hui à ma grande frigidité à l’égard de la chanson française. En effet, les textes du groupe sont envisagés comme un véritable support de message politique, en même temps que la chanson reste joyeuse et rythmée. Chez Zoufris Macaras, la profondeur des paroles n’empiète jamais sur le rythme heureux de ses chansons.

Romain de Cinq7 m’a suggéré de vous présenter le dernier clip du groupe en avant-première. L’occasion pour madmoiZelle de poser quelques petites questions au duo engagé.

Il paraît que vous avez commencé la musique en faisant la manche dans le métro. Racontez nous.

J’ai écrit des chansons à un moment où j’étais au chômage. Plutôt que de rejoindre Paul Emploi, j’ai rejoint mon pote Micho et on est allés ensemble chanter dans le métro. Comme ça a marché, on a continué. Et voilà : aujourd’hui notre disque voit le jour ! Mais je continue de jouer dans le métro pour y diffuser les morceaux que les radios ne jouent pas.

Quel message principal avez-vous envie de faire passer à travers « Le Gamin » ?

La nécessité de mettre un terme aux politiques d’immigration fascisantes.

Quelles sont vos influences musicales ?

Les Musiques africaines et brésiliennes dans leur ensemble et bien entendu aussi la chanson française à texte comme Brel, Brassens et Renaud.

Comment vous êtes vous rencontrés ?

On s’est rencontrés à Sète, quand on avait 15 ans, autour d’un flipper. Puis on a fait connaissance avec Titi, dans le métro. C’est lui nous a mené jusqu’à notre producteur, Julio.

Vos textes sont poétiques, sans être contemplatifs. Jouer sur les mots et chercher à faire réagir, est-ce que c’est le leitmotiv affiché sur toutes vos chansons ?

Sur toute les chansons politiques, oui. Les chansons d’amour sont écrites pour me faire du bien, c’est une façon de m’éclaircir les idées quand ça ne va pas.

— Prison Dorée, leur album, sort le 12 mars prochain. Zoufris Macaras donne un concert privé mardi prochain à Paris. Si vous voulez gagner des places (on en a 5), dites le nous dans les commentaires !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Véruca
    Véruca, Le 6 mars 2012 à 5h38

    Bonjour Emilie ! Je ne sais pas si tu as reçu mon mail mais je suis preneuse s'il y a une place (en plus de la mienne) restante !

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