La fessée influencerait la santé mentale des adultes

Pondu par Sophie-Pierre Pernaut le 3 juillet 2012     

Selon une étude, les personnes qui ont reçu des fessées quand ils étaient petits ont plus de risques de souffrir de troubles du comportement à l’âge adulte.

Deux ans après le débat sur la fessée suite à une étude qui démontrait que les enfants qui ont reçus des claques sur les fesses sont plus agressifs que les autres, une nouvelle étude remet le sujet au goût du jour.

Selon une étude parue lundi 2 juillet 2012 dans la revue Pediatrics, les fessées reçues pendant l’enfance auraient un impact fort sur la personnalité de l’adulte. En effet, selon les chercheurs canadiens à l’origine de cette publication, les personnes qui ont reçu des fessées quand ils étaient petits ont plus de chances de souffrir d’addiction aux drogues ou à l’alcool, ou de troubles comportementaux de manière plus générale.

Sur un panel de 653 personnes, les chercheurs se sont évertués à analyser l’impact des fessées ou des légers châtiments corporels reçus pendant l’enfance sur les troubles du comportement qu’ils ont ou non développés à l’âge adulte. Le résultat, c’est que les personnes ayant reçu des petites claques punitives sur les fesses pendant leur enfance ont « entre 2% et 7% de risques supplémentaires de présenter des troubles comportementaux plus tard » comme nous l’explique le site Enviro2b. Des chiffres qui paraissent minimes mais qui « démontrent », selon Victor Fornarni (le directeur du département de psychiatrie infantile au North Shore-Long Island Jewish Health System à New York), que « les punitions corporelles sont un facteur de risque pour souffrir de problèmes mentaux une fois adultes« .

Alors faut-il interdire la fessée et les châtiments corporels légers à l’instar de 32 pays dont la Suède ? Relançons ce débat sur cette épineuse question : penses-tu réellement que la fessée a un impact sur la santé mentale de l’adulte ou trouves-tu cette question dérisoire ?

41 BIG UP

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Sophie-Pierre Pernaut (dite SPP, dite Sophie) écrit pour madmoiZelle depuis l'an 2011. Elle s'est donnée pour mission de vous informer, de vous divertir et d'éventuellement vous faire rigoler avec son humour somme toute assez crétin. Elle aime la tartiflette et les chèques en blanc.

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  1. HyperboleHyperbole

    Le 03 juillet 2012 à 21:49

    Personnellement, je ne suis pas viscéralement contre la fessée tant qu'on fait la différence entre donner la fessée parce qu'on est soi-même énervé ce qui est grave et donner la fessée parce qu'on veut faire comprendre quelque chose à l'enfant.

    Pour le premier cas, il est évident qu'il s'agit d'une perte de contrôle et que c'est préjudiciable pour l'enfant qui est devient le réceptacle de l'énervement de l'adulte. Alors dans c'est cas là la fessée ou gifle n'est pas justifiée. J'ose espérer que les parents qui agissent comme ça se sentent coupable. Mais il ne faut pas oublier que ce sont des êtres humains qui font des erreurs mais ne me faite pas dire ce que je n'ai pas dit bien sûr que les parents qui abusent des fessées doivent être recardés en apprenant à gérer son enfant ( Etre parent n'est pas inné même pour les femmes !)

    Dans le deuxieme cas, je prend toujours l'exemple de mon frère aîné. Quand il était petit il était infernal et un jour il a failli se faire écraser parce qu'il n'a pas écouté mon père qui lui disait de rester tranquille. Ce jour-là j'ai bien failli ne plus avoir de frère, la voiture s'est arrêté à un cheveu de lui. Imaginez l'état de mon père… Bref mon frère s'est pris une déculottée mémorable et je peux vous dire qu'il traverse avec plus de bon sens. A cet âge-là (peut-être 5 ou 6 ans) il était incapable de comprendre que la voiture aurait pu le tuer, il n'avait pas conscience du danger et ce n'est qu'en se prenant une fessée (et en voyant mon père en panique certainement) qu'il a compris qu'il ne devait plus JAMAIS refaire la même chose. Ce n'est pas pour autant qu'il a des problèmes psychologiques aujourd'hui.

    Mes parents n'on jamais été des fous de la fessée ni de la gifle ils n'étaient pas du genre à nous enfermer dans notre chambre. Quand on faisait des bêtises mon père nous tapait sur les doigts avec du bambou ( ça faisait super mal ) et on restait à genou 10 min sur le carrelage mais bien SUR les genoux. Et bien je peux vous dire que c'est l'école de la vie, ça nous a évité d'être capricieux (on aurait pu devenir invivable vu la situation financière de nos parents) et indiscipliné. Je suis bien contente d'avoir eu des sanctions plus jeune parce que sinon je n'aurais jamais pu devenir quelqu'un qui sait obéir et se faire obéir. Quand je vois certains enfants je me dis, que 10 min à genou sur le carrelage ça ne le ferait pas de mal.
  2. HyperboleHyperbole

    Le 03 juillet 2012 à 21:58

    Pour la claque, mes parents ont toujours refusé de nous en donné parce que ça peut avoir de graves conséquences neurologiques. Ma mère étant neurologue je peux vous dire qu'elle rigole pas avec ça. Et effectivement ça peut laisser des traces, inutile de frapper fort il suffit d'avoir la peu marque beaucoup, et puis bon je pense que pour un enfant avoir les traces d'un coup donné par ses parents ça doit être un peu perturbant.
  3. GorgophonéGorgophoné

    Le 03 juillet 2012 à 22:03

    Posted by Naor
    @Gorgophoné: En fait la spirale de la fessée c'est que quand un parent frappe son enfant, il lui montre "la violence est une solution" vu que en général les parents frappent es enfants quand ils désobéissent ou ont un comportement non-souhaité (ca fait un peu chien mais j'ai pas envie de faire plein d'exemples). Du coup, comme les enfants prennent toujours leurs parents comme modèles étant petit, ils vont se dire: Je ne sais pas quoi faire, donc je vais frapper. Ca devient une solution.
    Et pour le potentiel d'agressivité, disons que mis à part les maladies psychiques réelles qui peuvent beaucoup influencer déjà tout petit, il n'y en a pas qui ne puisse pas etre "maitriser" par des mesures éducatives toutes simples. Mais comme je l'ai dit plus haut, c'est plus une procédé d'assimilation et de reproduction.


    Naor, je ne juge pas de la légitimité ou pas de la fessée. Je n'ai pas d'enfant, et aucun conseil d'éducation à donner. Et dans la pratique, j'évite même pour mon chat (parce que fort désagréable de porter la main sur un être qu'on aime quand c'est pas pour câliner, et que quand la leçon est pas comprise, on va pas taper plus fort).

    Mon warning, c'est plutôt sur une énième étude dont les résultats me paraissent tordus. Comme par exemple celle qui dit que les gens qui boivent du café font plus l'amour que les autres. Effet du café ? Ou bien ces gens là sont majoritairement dynamiques, sortent boire dehors leur café… font plus de rencontres…
  4. Ave MariaAve Maria

    Le 03 juillet 2012 à 22:27

    Posted by Gorgophoné
    Naor, je ne juge pas de la légitimité ou pas de la fessée. Je n'ai pas d'enfant, et aucun conseil d'éducation à donner. Et dans la pratique, j'évite même pour mon chat (parce que fort désagréable de porter la main sur un être qu'on aime quand c'est pas pour câliner, et que quand la leçon est pas comprise, on va pas taper plus fort).

    Mon warning, c'est plutôt sur une énième étude dont les résultats me paraissent tordus. Comme par exemple celle qui dit que les gens qui boivent du café font plus l'amour que les autres. Effet du café ? Ou bien ces gens là sont majoritairement dynamiques, sortent boire dehors leur café… font plus de rencontres…


    Ah d'accord je pensais que c'était une vraie question en fait :fleurs:
  5. Bl00mBl00m

    Le 03 juillet 2012 à 22:43

    Bha dans le temps les parents étaient bien plus sévères avec leurs efnats, je pense qu'à peu près tous recevait la fessée, si ce n'est quelques coups de martinets et pourtant le monde n'était pas remplis de fous furieux non plus…
    Enfin ce n'est pas une raison pour frapper ses enfants, mais bon j'ai déjà recu queqlues fessées étant petite et cela ne fait pas de moi une psychopate (enfin, euh j'espère… :erf: !)
  6. Alba PerséphoneAlba Perséphone

    Le 03 juillet 2012 à 23:06

    Alors en effet il y a peu de chances pour qu'une fessée fasse un futur adulte avec trouble du comportement.

    Mais pourtant je n'arrive pas à m'imaginer donner une fessée à mon enfant (celui d'une autre n'en parlons même pas).
    Les gronder en leur expliquant qu'ils font mal les choses oui, mais la fessée je vois ça comme un abus de pouvoir. Et je ne crois pas que ce soit une bonne méthode d'éducation que d'éduquer par le mal.

    Même sur des animaux je ne pourrais pas faire ça (les gens qui battent leur chien me font dresser les poils et me mettent mal à l'aise).

    Et puis faire du mal aux autres n'est pas quelque chose qui me plaît, quand j'aime quelqu'un (ou un animal), je n'aime pas le voir souffrir.
  7. EleillaEleilla

    Le 03 juillet 2012 à 23:22

    En lisant les commentaires, je me rends compte qu'on a chacun notre vision de la fessée. Je m'imagine mettre la fessée à mes enfants plus tard, mais ce serait plus une tape symbolique, pas dans l'optique de faire mal, et sans que ça empêche d'expliquer avec des mots pourquoi je suis fâchée.
    C'est bête mais c'est comme pour mon chat, je ne l'ai jamais frappé, je lui mets juste une petite tape quand il fait une bêtise, mais je suis incapable de m'imaginer lui faire du mal.
    En fait, quand j'ai lu le mot fessée ici, ça ne m'est même pas venu à l'esprit de mettre une "vraie" fessée qui fait mal, c'est inconcevable pour moi de faire ça à mon enfant.
  8. Annie D'AstréeAnnie D'Astrée

    Le 03 juillet 2012 à 23:24

    "Les joues c'est pour les bisous, pas pour la violence", c'est ce que disait Papa qui n'y allait pas de main morte au niveau de la fessée.
    Je sais pas trop comment me positionner. Déjà je parle de mon cas: Y'a eu des fessées qui m'ont servi, y'en a d'autres, non, et le reste, elle m'ont choquées. J'utilise pas le terme "traumatisées", notez bien.

    Celles qui m'ont servi, c'est parce que je connaissais pas les limites. Ou je les connaissais et j'en faisais fi. J'avais brisé une interdiction qui avait été claire et concise, qui avait été repétée plusieurs fois. Ces fois là, la fessée c'était une punition pour me mettre dans la tête que non, on ne fait pas ça, c'est pas bien. D'ailleurs là, j'essaie de me souvenir pourquoi j'ai recu ces fessées et je me souviens absolument pas tiens..

    Celles qui ont été inutiles, c'est quand on essayait de corriger mon caractère.J'ai lu plus haut qu'un enfant ne nait pas avec un caractère. Je ne suis absolument pas d'accord, sur une certaine mesure. Sur deux éducations identiques, on aura pas le même enfant. Tous les bébés (De 0 à 24 mois) ne sont pas identiques. Pensez à ce que vos parent disent de vous bébé. "Oh tu était insupportable, tu hurlais tout le temps!" ou "Tu refusais le sein, tu preferais le biberon." ou alors "C'est fou tu cherchais toujours à sortir de ton berceau.", c'est bien un caractère ça, non? Ce caractère, il prend forme avec l'éducation , et c'est là que ca joue. J'ai toujours été une tête brûlée, du style mademoiselle je-sais-tout et à une époque je coupais la parole de toutes les personnes que mes parents invitaient à la maison en expliquant ce qui me semblait être la vérité. J'ai du être punie (J'ai pas les détails.), mais ca n'a rien changé. J'ai appris, seule, plus tard, comment tempèrer ma fureur du débat…

    Ensuite celles qui m'ont choquées. Celles là, elles se trouvaient dans les deux dernieres catégories, mais la seule différence, c'est que j'ai supplié. C'était mon père qui se chargeait des fessées, et je me souviens avoir hurlé, crié, promis de pas recommencer, d'accord, pardon pardon mais s'il te plaît pas de fessée, mais de ne pas avoir été écoutée et clac. Pour un enfant tout est tragique, certes, mais cette foutue detresse, je la sens encore. Et ces fessées là à contrario des autres, je me souviens parfaitement des situations.

    Mes parents ne sont pas des bourreaux. En Afrique, on éduque les enfants de façon beaucoup plus ferme qu'en Occident, mes parents me disent aujourd'hui qu'ils ont eu la main légère en comparaison à leurs parents. Ces fessées qui m'ont choquées sont minimes en comparaisons de celles qui m'ont éduquées. Ces fessées là étaient en trop, elle ne m'ont servi qu'à être terrorisée par mon propre père, et ça ca sert à rien. Mais les autres? Sans hésitation, j'affirme qu'elles m'ont éduquées (Sur le moment ou plus tard.)

    Je n'aurais pas la prétention de déclarer que je ne donnerais pas de fessée à mes enfants: Il faut être parent pour avoir une idée de la chose. C'est trop facile de se dire "Oulah j'suis pas une folle, jamais de la vie je fais ça." Et faut voir le comportement de l'enfant aussi. Parce que ça aussi ca joue. Un enfant très calme qui fait tomber son assiette, non on va pas lui donner une fessée, c'est demesuré. Celui qui recommence pour la septième fois une crise dans les rayons du Super U en se roulant par terre, c'est autre chose. La fessée (et UNIQUEMENT la fessée, j'entends, la tape avec la main sur les fesses), c'est une balance à trouver, ne pas s'en servir comme palliatif à une autorité jugée trop faible.

    Deux choses pour la fin: -J'ai aussi lu que l'enfant devrait etre considéré comme une personne à part entière. Oui enfin non. Quand on a vécu 7 ans sur terre, on est pas une personne à part entière, on est une personne en devenir. Un enfant ca ne sait pas. Le parent est là pour lui apprendre à marcher, parler, sociabiliser, respecter ce qui est à respecter ("Non Jason, ne fait pas pipi sur la dame c'est mal." etc.) et tout ce qu'on veut. Mais une personne à part entière avec ce que ça implique de devoirs et responsabilités énormes, ca me fait bien rigoler. Parce que moi même à 20 ans, j'ai un souci de maturité, alors à 7 ans :eh: Cet argument était amené dans l'idée qu'on ne corrigeait pas d'une fessée un adulte qui agit mal. Okay… Interessant. L'adulte on peut débattre et discuter avec lui des tenants et aboutissants d'un acte aussi. Et si ca dépasse les bornes il va en prison. Et la prison, c'est un châtiment corporel et mental.
    -Mon père cessait les fessées à l'age de 10 ans. Age où il estimait qu'il avait affaire non plus à un enfant mais à un jeune adolescent, et qu'on entamait une partie de notre éducation où on allait se hurler dessus ou discuter des problemes, mais qu'on avait plus besoin de l'éducation dite de "base".

    Et ce fut un GROS pavé :yawn:
  9. FaraneFarane

    Le 05 juillet 2012 à 12:14

    Hello

    Je suis totalement contre n'importe quel acte visant à faire mal à un enfant, ou à l'humilier. On est d'accord que pour que ça s'imprime dans la tête d'un enfant, faut que ça lui fasse mal, en tout cas c'est ce dont j'ai l'impression quand je lis les commentaires. Alors, oui, peut-être est-ce pour lui éviter une douleur plus grande encore (s'il n'obéissait pas), mais non, je pense qu'on peut considérer son enfant comme un égal, donc ne pas le frapper, mais lui parler, mettre les choses au point. Je pense que lorsqu'on frappe un enfant, on considère qu'on a plus d'autres ressources, et pour moi, c'est un aveu de faiblesse pur et simple. Si un jour cela m'arrive avec mes enfants, je sais que je le vivrai très mal.

    (ne pas citer ce paragraphe please)Je n'ai jamais reçu de fessées. Par contre, j'ai reçu deux claques, le même jour. J'avais fugué, j'avais six ans, et j'étais partie chez la voisine (quelle fugue waouh). Mes parents ont eu si peur, quand je suis finalement rentrée, j'ai pris deux claques, l'une de ma mère, l'autre de mon père. J'ai senti à ce moment là, par cette claque, à quel point je les avais fait souffrir, à quel point je leur avais fait peur, et comme je les aime profondément, ça m'a traumatisée. Ces deux claques restent gravées dans ma mémoire, parce qu'elles me firent très mal, et parce que mes parents avaient aussi mal que moi en me les donnant.

    Ce témoignage n'a absolument pas pour but de dire "exceptionnellement, quand c'est mérité, blablabla", mais plutôt de dire que je comprend qu'on puisse en arriver là, puisque même mes parents, les gens les plus fabuleux au monde à mes yeux, y sont arrivés, mais que dans tous les cas ce n'est pas la solution, car quand je suis rentrée ce soir là, j'avais déjà l'intention de ne plus refuguer, là j'ai juste pris conscience à quel point je leur avais fait peur, c'est tout.

    Donc, j'ai toujours obéi parce qu'on m'avait expliqué, ou qu'on m'avait éloignée et expliqué (mon père étant à la maison, il me surveillait et quand j'allais faire une connerie, il m'écartait et m'expliquait.) J'ai toujours fait confiance à mes parents, et je m'en suis plutôt bien sortie. Après, chaque enfant est différent, je ne peux encore rien dire sur l'éducation que je donnerai à mon enfant, mais je suis contre tout châtiment corporel, quel qu'il soit. Si j'en arrive à frapper mon enfant, je le vivrai comme un échec, définitivement.
  10. .Behemot..Behemot.

    Le 05 juillet 2012 à 12:50

    Moi ce qui me dérange, c'est qu'on fait dire un peu ce qu'on veut à ce genre d'études. L'étude ici a clairement été faite dans le but de montrer que la fessée avait une influence néfaste, on voulait que cette étude dise ça, et on l'a tournée dans ce sens.

    @Farane dit qu'elle vivrait une fessée donnée à son enfant comme un échec. Pour moi la fessée est toujours un échec, parce qu'elle signe un rapport de force parent/enfant où le dialogue n'est pas possible, où il a échoué.

    Simplement, ne pas "échouer" en tant que parent, c'est impossible. Ce peut être par la fessée, par autre chose, amis l'échec est intrinsèquement lié à la condition de parent.

    Là on est en train de dire aux parents que s'ils échouent (parce que merde, ils sont humains !), et bien ils vont faire de leurs enfants des personnes dangereuses, malheureuses.

    "Entre 2% et 7%", c'est très peu, sans compter la marge d'erreur qu'on oublie ici. Ca ne "démontre" rien, seulement que ces idéologues anti-fessée sont d'une mauvaise foi dangereuse, bien plus dangereuse que tout "échec" parental, qui est dommageable, certes, mais si humain.

    Je n'ai fréquenté aucun adulte n'ayant pas reçu de fessée dans l'enfance, et aucun n'est violent (la "pire" violence venant de certains d'entre eux c'est… des tapes sur les fesses de leurs enfants -encore jeune, donc pas d'humiliation, et jamais dans le but de faire mal).
    Mon père et ses frères étaient frappés de coups de baguette par ma grand-mère, mon grand-père maternel a connu le martinet. Mon grand-père est doux comme un agneau, mes oncles comptent des papas gâteaux.

    Il y a une limite, c'est évident, dans la fessée : ne pas faire mal, peut-être aussi ne pas voir ça comme une "solution", comme un principe d'éducation. mais il me semble nécessaire en tout cas de garder cette pratique autorisée, simplement parce que c'est l'une des seules qui acceptent la faillibilité du parent. Tant que le but n'est pas de faire mal mais de montrer une punition "active", effective et immédiate (et expliquée, comme le disait si bien @Léonard), ça me semble plutôt sain.

    Je ne suis pas pro-fessée, mais anti-loi, parce que cette loi, adoptée par 32 pays (c'est énorme !), est pour moi juste un symptôme d'une société qui refuse que les individus qui la composent aient des failles.

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