John Cusack (jeune) – Les Fantasmes de la Rédac

Cette semaine, Sophie-Pierre Pernaut a décidé de vous confier un secret : elle aime les apprentis losers. Elle aime donc John Cusack.

John Cusack (jeune) – Les Fantasmes de la Rédac

J’ai une confession à vous faire : ok, j’aime les acteurs avec des épaules larges, une gueule un peu cassée et de la barbe, des mecs qui transpirent l’assurance. Pourtant, dans la vie, j’ai toujours plutôt tendance à me tourner vers les hommes qui ont un gros côté loser (pas les gros nazes, juste ceux qui sont un peu maladroits voyez). Et John Cusack en est un peu la tête de file.

Diantre, je sens que je suis en train de vous perdre. Je sens que vous êtes en train de vous  imaginer que je fantasme sur le John Cusack d’aujourd’hui ou sur le John Cusack de Dans la peau de John Malkovitch. Je vous arrête tout de suite ; mon John Cusack à moi c’est celui de la fin des années 80 jusqu’au tout début des années 2000, c’est celui de Grosse Pointe Blank, de High Fidelity, de Say Anything, de Serendipity, de Better off dead, tout ça.

Dans toutes les comédies romantiques dans lesquelles il a joué, John Cusack a donné à son personnage une dimension romantico-maladroite. Des films dans lesquels John fait état de toute la palette d’expressions faciales qu’il est capable de faire grâce à son front king-size over extensible et ses iris marron foncé. Ses grands yeux expressifs, malicieux, ses sourcils levés tels un adolescent surpris, ses tics de la paupière inférieure me font rougir. C’est un peu comme si on me mettait dans un four à 220°C, sauf que la chaleur vient de ma culotte.

Dans Say Anything, il joue un vrai faux naïf qui renverse totalement le coeur de son Hermione Granger personnelle qui s’apprête à partir étudier en Angleterre – tandis que le mien fait un petit salto arrière. Dans High Fidelity, il est patron d’une boutique de vinyles, et tente de reconquérir son ex qu’il a négligée trop longtemps et qui a fini par le quitter. Dans Serendipity, il ne donne pas son numéro à Kate Beckinsale, mais fait tout pour la retrouver alors qu’il est sur le point de se marier (Myriam vous en avait parlé au mois de juin). John Cusack m’a fait regarder beaucoup trop de films cheesy, et m’a fait trouver cheesy des films qui ne l’étaient pas.

À mi-chemin entre sa tête d’enfant et son attitude de tombeur du dimanche, John Cusack représente une sorte de fantasme accessible. Une sorte de mec sur qui on ne mise pas une fiole de sécrétions quand on le croise pour la première fois et qui ne laisse transparaître toute l’étendue de son charme qu’après quelques temps. C’est un pudique. Ses détracteurs (dont une bonne partie de l’équipe de madmoiZelle qui s’est difficilement retenue de me jeter des bouts de pastèque avariée pour me punir d’écrire sur sa beaûûûûûté) sont juste des impatients qui aiment qu’on leur mette tout directement dans le bec et puis c’est tout.

Quand on y pense, c’est si beau, un front mobile.

Il plaît à ceux et celles qui n’aiment pas les beautés aseptisées à la Brad Pitt, à ceux et celles qui n’ont pas nécessairement besoin qu’un mec force le trait de sa virilité, à ceux et celles qui trouvent plus attirant un homme qui se plante l’orteil dans le coin d’un meuble que quelqu’un qui réussit tout ce qu’il entreprend, en somme.

« Salut poupée, tu voudrais pas qu’on regarde Qui veut gagner des millions dans mon canap’ pourri ? Ça change du cul, c’est bien. »

Le truc triste, c’est qu’aujourd’hui, le grand front de mon Johnny est inanimé. Je ne sais guère si c’est une question de chirurgie esthétique, de muscles qui ont beaucoup trop servi et ont décidé de faire grève, d’un syndrome Mickey Rourke, d’implantation capillaire ou de peau qui se tend toute seule pour des raisons que j’ignore, mais il me ferait presque peur.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • L Heure B1eue
    L Heure B1eue, Le 15 septembre 2012 à 0h28

    Sophie-Pierre Pernaut, je te kiffe toi et ta bande ! Je suis en admiration devant le Cusack jeunôt depuis un certain temps, et tout comme toi je me sentais incomprise ! Merci de remetre ce monde sur le droit chemin du "boy next door trop choupinou".

    Alala, la force du teen movie des 80's... j'me souviens avoir eu un crush avec plus qu'un faux air de John Cusack. Résultat, toute sa filmo a été avalée en 1 mois, et y a pas que du bon (Say Anything, vraiment mais alors vraiment trop cheesy par exemple).
    Mais y a Better Off Dead et ça ça rattrape tout, c'est juste une pépite ! :rockon:

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