Étrangetés visuelles #1

Quand elle va dans la rue, fait ses courses au supermarché ou voyage à l'étranger, Émilie Laystary tombe souvent nez à nez avec des choses qui l'intriguent. En voici une petite sélection.

Étrangetés visuelles #1

Mon meilleur compagnon de route se situe en la personne de mon téléphone portable. J’aurais aimé pouvoir vous dire que la chose dont je ne me sépare jamais est un chatoyant carnet rempli de pensées éclairées, mais la vérité est toute autre. Car tandis que j’oublie facilement mon cahier Muji sous mon oreiller Pocahontas, il ne m’arrive presque jamais de partir de chez moi sans mon iPhone (à part pour sortir les poubelles, peut-être, mais c’est au bout de la cour). Voilà, le voile est levé : je suis moins une romanesque et torturée jeune femme qu’un individu agenouillé devant la trivialité de nos impératifs quotidiens (être joignable, pouvoir joindre, tout ça).

N’empêche que. Avoir un iPhone sur moi me permet de documenter avec une assiduité certaine toutes les bizarreries que je croise sur mon chemin. Et puisque celles-ci avaient l’air d’amuser mes potes l’autre soir, je me suis dit qu’il n’y avait pas de raison pour que vous n’en profitiez pas non plus !

On commence avec un produit symbolique de la fusion entre l’éternelle « inventivité » de l’industrie agro-alimentaire et la légendaire paresse de ton cousin qui fume des joints en slip devant Warcraft :

Rassurez-moi : personne dans l’assistance n’achèterait ça plutôt que de faire fondre son gruyère soi-même, hein ? Les coquillettes au beurre et à l’emmental, on est d’accord que ça fait partie des choses les plus faciles à gérer dans la vie, n’est-ce pas ? BON, VOUS ME RASSUREZ.

Sinon, la dernière fois que j’ai passé un week-end à Berlin, je suis tombée sur ça dans le quartier de Mitte :

En gros, c’est comme un Relay, mais en plus Woodstock, et pas que pour les nécessiteux : n’importe qui peut venir déposer quelques affaires dont il n’a plus usage, et n’importe qui peut récupérer ce qu’il lui plaît. Il y en a 11 dans tout Berlin, et dans celle-ci, j’ai vu des romans de William S. Burroughs et des chemises pas trop moches.

Ça, ce sont des chips à la SALADE, trouvées à Budapest.

Bon d’accord, je rigole : ce sont des chips au Wasabi. Moins drôle.

Je suis tombée sur ce bouquin à la librairie La Hune. Un essai sur la street-credibility ?

Bon, en fait, les Thugs sont une secte d’adorateurs de Kâlî, parfois appelée dans ce contexte Bhowani, et active en Inde du XIIIème au XIXème siècle.  C’est à savoir.

Tiens, Starbucks fait irruption au rayon frais de nos supermarchés…

Enfin, Franprix ou pas, le prix reste exorbitant. Je reste dans la team Candy Up.

La dernière fois que j’ai pris l’avion, je suis tombée sur cette pub Le Tanneur…

Le mannequin est présenté comme journaliste, et la campagne est censée vous vendre un idéal plutôt pernicieux.

En effet, « Le Tanneur, grande entreprise française de maroquinerie, a choisi de ne plus prendre ses clientes classes sup’ pour des gourdes : oui, on va vous faire acheter un sac à plusieurs centaines d’euros, mais non, on ne va pas vous le vendre comme l’accessoire mode d’une écervelée tout sourire qui pose à Montmartre : ce sac, on vous le met dans les mains d’une femme de votre époque, active et métropolitaine. Elle, elle est journaliste, mais vous qui travaillez dans le secteur tertiaire, sachez qu’il vous ira tout aussi bien. » — Je vous invite à lire la suite sur mon blog !

Vous vous souvenez des bandelettes acides que l’on achetait dans des grosses boîtes en plastiques au marché ? Lutti a ENFIN décidé de les commercialiser par petits paquets en grande surface.

Sinon, saviez-vous que les pigeons aiment les plats préparés ?

Enfin, le couscous, surtout.

Oh, je veux absolument cette lampe. 

Si vous voulez me la ramener, vous pouvez aller à Corvinteto, c’est une boîte en mode rooftop à Budapest. VOLEZ-LA POUR MOI, S’IL VOUS PLAÎT.

Vous voulez faire offrir des petites sucreries à Claude Guéant ?

Celles-ci, trouvées en Roumanie, pourraient bien lui plaire. N’oubliez pas de lui dire « tu veux te mettre un petit ROM sous la dent ? » juste avant, bien sûr.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Meaouw
    Meaouw, Le 12 juin 2012 à 21h32

    Laystary;3262738
    Tu habites oùùùù ?
    À Paris (et à Lille), j'en avais jamais vu. J'ai failli organiser une fête avec mes amis, ma famille… quand j'ai vu que ce truc faisait irruption dans mon Simply :worthy:
    Naaaaaantes Baybi ! Mais j'emménage tout bientôt à Paris et ça me rassure pas du tout, cette histoire de Lutti Fizz. Je pense que ça peut remettre sérieusement en question mon plan de carrière..:stare:

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