En Espagne, le gouvernement conservateur au pouvoir depuis décembre 2011 souhaite revenir sur la possibilité d’avorter en cas de malformations du foetus.
Le 24 février 2010, la loi sur l’avortement était votée sous le pouvoir socialiste et permettait à toutes les femmes ibériques d’avorter légalement jusqu’à la quatorzième semaine de grossesse et jusqu’à la vingt-deuxième en cas de grave malformation du foetus ou de risque pour la santé de la mère. Pour les cas les plus graves et dans l’éventualité d’un accord d’un comité éthique, les femmes pouvaient mettre un terme à leur grossesse.
Cette loi pour le moins récente est actuellement contestée par le gouvernement conservateur espagnol actuel qui envisage de la modifier à la rentrée prochaine dans le but d’interdire l’IVG en cas de malformation du foetus, ce qui a été confirmé vendredi 27 juillet. Le gouvernement de Mariano Rajoy qui a pris ses fonctions en décembre 2011 allègue cette volonté en « faisant allusion aux textes de l’ONU et à l’article 10 de la Convention des droits des personnes handicapées qui réaffirme la nécessité « d’adopter toutes les mesures nécessaires pour garantir leurs droits aux personnes handicapées »", comme le précise l’AFP.
Un souhait que semble partager le ministre de la justice espagnol, Alberto Ruiz-Gallardon, qui a eu des termes assez « Sarah Palinien » dans une interview au quotidien La Razon rapportés par Le Monde :
»Je ne comprends pas que l’on empêche un foetus de vivre en permettant l’avortement, pour le simple fait qu’il souffre de handicap ou de malformation. »
Selon les résultats d’un sondage publié dans le quotidien El Paìs, la population est majoritairement opposée à l’interdiction de l’avortement : 81% des espagnols interrogés s’y opposent en cas de malformation du foetus. 65% de ceux qui ont voté pour le Parti Populaire au pouvoir sont contre ce bannissement. Plus parlant encore, 64% des interrogés qui se revendiquent catholiques et pratiquants rejettent ce projet de réforme du gouvernement.









Le 30 juillet 2012 à 10:19
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Le 30 juillet 2012 à 10:51
Le gouvernement de Mariano Rajoy qui a pris ses fonctions en décembre 2011 allègue cette volonté en « faisant allusion aux textes de l’ONU et à l’article 10 de la Convention des droits des personnes handicapées qui réaffirme la nécessité « d’adopter toutes les mesures nécessaires pour garantir leurs droits aux personnes handicapées »", comme le précise l’AFP.Se planquer derrière la caution de l'ONU c'est tellement puant d'hypocrisie!J'espère qu'ils prévoient aussi de procurer gratuitement les soins et le soutien nécessaires aux familles qui auront des enfants lourdement handicapés ou souffrant de malformations, et puis d'adapter tous les lieux publics à l'accueil de personnes handicapées, il me semble que ça fait aussi partie de leurs droits d'avoir une vie décente…
Le 30 juillet 2012 à 11:44
L'Espagne, ce pays où la majorité des familles ont les moyens d'entretenir une personne handicapée….Mais outre les moyens, il y a aussi l'envie, le courage, …
Mad World…
Le 30 juillet 2012 à 11:48
J'y vois surtout un premier pas vers une interdiction ou du moins une réglementation encore plus drastique de l'avortement.Le 30 juillet 2012 à 12:21
ça dépend quand même pour le foetus. Un bébé, à 9 mois de grossesse est encore un foetus et pourtant, ce n'est plus un amas de cellules. Bref, sinon pour le reste je suis d'accord avec toi
Le 30 juillet 2012 à 14:05
J'ai une question, est-ce que les femmes espagnoles ayant peu de moyens sont remboursées lors d'un avortement ? Parce que si ce n'est pas le cas, légalisation ou interdiction, je ne vois pas trop ce que ça change.Le 30 juillet 2012 à 15:24
J'imagine déjà l'enfant handicapé qui se demandera constamment si ces parents l'ont gardé par obligation ou parce qu'il voulait vraiment de lui.Le 31 juillet 2012 à 03:13
Je suis d'accord avec @Jigger, et puis ça ne concerne pas que les femmes ayant peu de moyens, les familles plus favorisées peuvent aussi vouloir avorter si leur bébé présente de graves malformations ou handicaps…