Une équipe de réfugiés participera aux Jeux Olympiques 2016

Les Jeux Olympiques 2016 sont sur le point de débuter, et une équipe d'athlètes réfugié•es sera en lice pour la première fois. Une petite dose d'espoir dans cette actualité morose !

Une équipe de réfugiés participera aux Jeux Olympiques 2016

Les Jeux Olympiques de Rio débuteront dans une semaine, et ils seront historiques. Comme toujours me direz-vous, il va y avoir records, victoires et déceptions ? Oui, mais cette année le Comité Olympique International a pris position sur un sujet particulièrement d’actualité : la crise des réfugié•es qui affecte globalement le monde entier.

crise-refugies

Une équipe olympique des réfugiés, première historique

Et ils ne l’ont pas fait à moitié, puisqu’ils ont permis la création d’une équipe non pas nationale, mais composée exclusivement d’athlètes réfugié•es ! Les comités olympiques nationaux ont été mis à contribution pour identifier ces athlètes affecté•es par la situation actuelle, qui ont le potentiel pour se qualifier aux Jeux Olympiques.

Les athlètes sélectionné•es ont ainsi pu bénéficier du soutien financier et matériel de la commission de solidarité olympique pour préparer les épreuves de qualifications. À l’arrivée, dix d’entre eux/elles sont parvenus à se qualifier et constitueront donc l’équipe olympique des réfugié•es, qui défilera sous les couleurs des Jeux.

Dix athlètes et autant de parcours

Yonas Kinde est éthiopien, et il a obtenu l’asile au Luxembourg en 2013. Comme il en témoigne, il n’est pas facile de s’entraîner en tant que réfugié. « Tu peux devenir fou dans les camps ». Mais grâce à sa performance au marathon de Francfort, il a atteint les standards nécessaires pour la qualification.

Deux judoka•tes congolais•es ont également dépassé la phase de qualifications. Popole Misenga et Yolande Mabika s’entraînent à Rio depuis qu’ils y ont demandé l’asile lors des championnats du monde qui s’y sont déroulés en 2013. L’adaptation n’a pas été simple non plus pour ces sportif•ves, même si désormais ils/elle peuvent s’entraîner sereinement.

Ramis Anis, un nageur syrien, a aussi dû arrêter les compétitions pendant les cinq années de guerre en Syrie. Il s’entraîne en Belgique depuis 2016 et va concourir pour le 100 mètres papillon !

Malgré tout, de l’espoir

La moitié de ces athlètes viennent du Sud-Soudan, qu’ils ont dû fuir à cause du conflit qui a secoué le pays dans les années 2000. Pur, James, Anjaline, Rose et Paulo ont ensuite vécu des années au Kenya. Là-bas, ils ont été recrutés par la fondation de Tegla Loroupe, une triple médaillée olympique kenyanne qui est également devenue ambassadrice des Nations Unies et qui a joué un rôle décisif dans la création de cette équipe.

Leur message est clairement fait d’espoir, et ils/elles sont fièr•es de porter les couleurs des Jeux Olympiques au nom des réfugié•es :

« Lorsque vous portez le drapeau des réfugié•es, partout où vous allez vous parlez d’eux/elles. Et vous dites au monde que les réfugié•es sont des êtres humains comme les autres. »

Entre les difficultés et l’honneur, Yusra Mardini, une jeune nageuse syrienne, se considère avant tout comme une sportive. À 17 ans, cela fait environ un an qu’elle s’entraîne en Allemagne. Et en dépit des difficultés avec la langue, elle est parvenue à s’intégrer à une équipe et elle s’entraîne dur.

Je lui laisse le mot de la fin, car je ne dirais pas mieux :

« Quand vous êtes un•e athlète, ça ne compte pas que vous soyez syrien•ne, londonien•ne ou allemand•e. Vous pensez juste à votre compétition. »

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 3 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Mrs Sulu
    Mrs Sulu, Le 29 juillet 2016 à 17h37

    Pour une fois que je suis contente sur un truc des JO!
    Une très belle initiative!

Lire l'intégralité des 3 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)