Les femmes accusant Trump d’agression sexuelle réclament que justice soit faite

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Plusieurs femmes avaient accusé Donald Trump de gestes sexuels non-sollicités avant même son élection à la présidence des États-Unis. À présent, elles demandent à nouveau justice.

Les femmes accusant Trump d’agression sexuelle réclament que justice soit faite

Les remous de l’affaire Weinstein continuent à ébranler sérieusement l’univers du divertissement américain, notamment dans le milieu du cinéma et des séries.

De nombreuses personnes sont visées par des accusations de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle ou de viol. Beaucoup se retirent de leurs projets en cours, ou en sont éloignées.

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Dans le milieu politique aussi, outre-Atlantique, plusieurs hommes ont été accusés des mêmes faits. Et certains ont démissionné.

Mais tout en haut de l’échelle, il y a le Président des États-Unis, Donald Trump. Qui a lui aussi été accusé de comportements sexuels inappropriés, bien avant la déferlante #MeToo.

Les femmes l’ayant dénoncé se mobilisent à présent pour que justice soit faite.

Les femmes accusant Trump de comportement sexuel inapproprié

Ces femmes ont pris la parole en 2016, avant que Trump ne soit élu et après que le Washington Post a diffusé un enregistrement du candidat Donald Trump se vantant de « choper les femmes par la chatte ».

Elles l’accusent de les avoir embrassées de force alors qu’il était en position de pouvoir hiérarchique sur elles, de les avoir tripotées sans leur consentement.

Comme beaucoup de victimes, ces femmes évoquent la honte, la peur, le pouvoir que Trump exerçait sur elles, une forme de sidération sous son contact forcé.

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Que faire quand on est réceptionniste à la Trump Tower, qu’on rencontre pour la première fois le propriétaire du gratte-ciel, et qu’il transforme une bise toute professionnelle en baiser sur la bouche ?

Rachel Crooks n’a rien fait. Elle a eu peur pour son emploi. Elle se sentait salie. Voire un peu responsable, peut-être.

Elle explique avoir été presque soulagée lorsque d’autres femmes ont pris la parole et accusé Donald Trump d’actes similaires. Car elle pensait que c’était un peu de sa faute, quelque part. Que c’était lié à elle.

« Je prends la parole car cet agresseur, dont je vous parle ici, c’est le président de notre pays. »

Plus d’une dizaine de femmes ont accusé Donald Trump de divers actes répréhensibles, mais aujourd’hui, trois d’entre elles se manifestent : Samantha Holvey, Rachel Crooks et Jessica Leeds.

Jessica Leeds, la femme aux cheveux blancs dans la vidéo ci-dessus, accuse Trump de s’être jeté sur elle et de l’avoir tripotée pendant un voyage en avion. Elle déclare :

« Je pense que Donald Trump finira par être forcé de quitter ses fonctions. Et malheureusement, être un agresseur sexuel, c’est finalement assez bas dans la liste de ce qui cloche chez lui. »

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Que demandent les femmes accusant Donald Trump d’agression sexuelle ?

Ces trois femmes prennent à nouveau la parole, dans l’espoir que le monde soit prêt à les écouter, cette fois-ci.

Elles demandent au Congrès américain d’enquêter sur leurs accusations, comme il l’a déjà fait par exemple pour le Sénateur Al Franken, récemment accusé de baiser et tripotage forcé lui aussi.

Il a depuis démissionné de ses fonctions.

La Maison Blanche a répondu par un communiqué :

« Ces accusations fallacieuses, totalement démenties, dans la plupart des cas, par des témoins oculaires, ont été évoquées en profondeur pendant la campagne de l’an dernier, et le peuple américain a livré son verdict en choisissant une victoire nette.

Le timing et l’absurdité de ces accusations fallacieuses en dit long, et la tournée promotionnelle qui a commencé ne fait que confirmer les motivations politiques qui se cachent derrière. »

Samantha Holvey accuse Donald Trump d’être venu « inspecter » les Miss USA dans leur loge, sans en avoir la permission. Il était alors propriétaire du concours Miss USA. Elle déclare :

« Ceci n’est pas une action politique, ce n’est pas lié à un parti. »

L’avenir nous dira si le climat suscité par l’affaire Weinstein parviendra à faire ouvrir une enquête au sujet de Donald Trump.

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Mymy

Mymy, entre deux bouquins qu'elle chronique parfois en vidéos, est la rédac-chef adjointe/correctrice/community manager de madmoiZelle. Elle aime rester chez elle, les chatons mignons, la raclette du dimanche et les séries télé avec des retournements de situation dedans.

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Commentaires
  • Kirjava
    Kirjava, Le 13 décembre 2017 à 15h46

    @marie3009 et @Boite de conserve le délai de prescription est bien suspendu pendant le mandat présidentiel (c'est ainsi que par ex J. Chirac a été condamné en 2011 pour des faits commis dans les années 90). Et les victimes doivent bien attendre la fin du mandat pour exercer leur action en justice

    Spoiler

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