Des cours de prostitution proposés en Espagne

Des cours pour apprendre les rudiments de la prostitution sont proposés en Espagne. Une idée qui fait débat.

Vous en connaissez beaucoup, des formations rapides qui vous garantissent de trouver du travail immédiatement après les avoir terminées ? C’est ce que propose une agence spécialisée dans la formation au métier de prostituées à travers des affiches promouvant une formation collées un peu partout dans Valence, en Espagne. Pour 100€ la semaine, à raison de 2h par jour, la formation donne des conseils théoriques mais fait également pratiquer les futures professionnelles du sexe pour mieux les entraîner.

Est-on alors face à du proxénétisme (qui est, contrairement à la prostitution, interdit en Espagne), une démarche éhontée de s’en mettre plein les fouilles en profitant du taux record de chômage, ou bien une démarche décomplexée envers un métier bien souvent appris sur le tas, ce qui amène on l’imagine à quelques erreurs de débutant-e-s ?

Selon le gouvernement de la Communauté Autonome de Valence, il n’y a pas de délit de proxénétisme mais des membres de partis régionaux souhaitent voir l’enquête réouverte pour faire interdire ce genre de formations.

Et toi, qu’en penses-tu ?

- Via Rue89

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  • Wanderer
    Wanderer, Le lundi 24 septembre 2012 à 20h55

    Putain, je vais vomir :sick2:
    Au 21ème siècle on est encore capable de choses pareilles... :scream: :mad: :tears: :mur: :eek: :non: :bomb: c'est à peu de choses près ma réaction.
    Ma foi en l'humanité est déjà perdue depuis longtemps, m'enfin ça fait quand même mal à mon p'tit coeur sensible de voir ça...

  • Orenistale
    Orenistale, Le lundi 24 septembre 2012 à 21h55

    Sur le principe je ne pense pas qu'il y ait de quoi s'offusquer! Et je trouve même que c'est une bonne idée. Ce n'est certainement pas le cas de toutes les prostituées, mais il y en a une part qui aime son métier que cela vous plaise ou non. A être considéré comme un métier autant l'être jusqu'au bout avec une véritable formation. Ce serait sans doute mieux tant niveaux qualité que sécurité.

  • Nanaelim
    Nanaelim, Le lundi 24 septembre 2012 à 21h58

    Moi le truc qui me fait halluciner c'est de faire payer 100e la formation... Parce que si ya une formation "pratique" cc'est un peu bizarre de faire payer pour ça... Fin bon... :oo:

  • Tomiko
    Tomiko, Le lundi 24 septembre 2012 à 22h34

    oula quand j'ai vu le titre j’espérai que c'était des "cours" pour informer les travailleuses à propos de choses utiles comme quelles associations peuvent les aider, comment reconnaître les premiers signes d'une mst, où récupérer gratuitement des capotes... enfin des trucs pour les aider à s'en sortir ou à limiter les risques mais là..... o_o

  • Apaloosa
    Apaloosa, Le lundi 24 septembre 2012 à 23h09

    MiniMouse;3587311
    Dans quelques années, j'imagine ceci: "Et bientôt mesdames et messieurs, les cours qui vous enseignent comment devenir dealeur! Ca ne vous intéresse pas? Essayez donc notre formation de pickpocket alors!"

    (A prendre au 2nd degrés, ne me jetez pas de pierres au visage, merci.)
    Même si c'est du second degré, je trouve ta comparaison blessante pour les prostituées, parce que contrairement aux dealers :
    - elles ne font rien d'illégal
    - elles ne nuisent ni aux personnes, ni à la société dans son ensemble

    Cette formation paraît un peu étrange, mais après tout ce n'est peut-être pas une si mauvaise idée, elle peut faire partie des petites choses qui finiront à terme par dédiaboliser la prostitution.

  • Dreambreaker
    Dreambreaker, Le mardi 25 septembre 2012 à 19h02

    J'ai du mal avec le principe quand même... Bon, si ça permet à ces femmes d'avoir des appuis au cas où elles rencontreraient un problème dans leur métier par la suite, pourquoi pas, mais j'ai quand même un doute. C'est peut-être un métier comme un autre, mais ça me dérange quand même dans la mesure où.. non, je n'arrive pas à le voir comme un métier "ordinaire" - de même que par ailleurs, on en parle tant sur le forum. On compare pas prostituée et boulangère, quoi.
    "Salut elle fait quoi ta maman ?
    - Elle forme des futures prostituées !
    - Ah ouaaaais ? Ca veut dire que elle aussi c'est une prostituée ?
    - EH TA GUEULE J'VAIS T'TUER T'INSULTE PAS MA MERE".

    Bon ok, ça part dans tous les sens ma réactions, mais je suis perplexe, et autant je trouve qu'il faut encadrer la prostitution (je suis pour la légalisation et la chasse au proxénétisme, qui pour moi s'apparente à de l'esclavage), mais là c'est trop quoi. En créant cette formation, l'espagne pousse un peu des femmes à franchir le pas, à se dire "je n'ai pas d'argent, c'est la crise, je vais suivre une formation", et c'est donc un choix qu'elles font non pas par goût, parce qu'elles y voient quelque chose de "bien", de positif, mais parce qu'elles n'ont pas le choix.

    D'ailleurs, ce cours est-il ouvert aux seules femmes, ou aussi aux hommes ? Y'a-t-il une limite d'âge ? de poids ? des critères physiques comme les mensurations ?

  • Apaloosa
    Apaloosa, Le jeudi 27 septembre 2012 à 10h53

    Kiriothus;3590107
    En créant cette formation, l'espagne pousse un peu des femmes à franchir le pas, à se dire "je n'ai pas d'argent, c'est la crise, je vais suivre une formation", et c'est donc un choix qu'elles font non pas par goût, parce qu'elles y voient quelque chose de "bien", de positif, mais parce qu'elles n'ont pas le choix.
    Malheureusement, nous vivons dans une société, où, lorsque l'on se retrouve dans une situation précaire, on est obligé d'accepter des boulots ingrats voire carrément dégradants. Après, on peut penser ce que l'on veut de la prostitution, mais c'est loin d'être la seule tâche rémunérée que l'on fait par contrainte.

    Et comme partout, on ne peut réduire la prostitution à un schéma unique. Comment comparer, disons, une escort qui gagne confortablement sa vie, choisit ses clients et ses horaires, à une ouvrière qui fait les 3 8 à la chaîne dans un abattoir industriel pour un salaire de misère ?

    Perso, entre les deux plans de carrière, j'ai vite choisi :p

  • Dreambreaker
    Dreambreaker, Le jeudi 27 septembre 2012 à 12h57

    Apaloosa;3594468
    Malheureusement, nous vivons dans une société, où, lorsque l'on se retrouve dans une situation précaire, on est obligé d'accepter des boulots ingrats voire carrément dégradants. Après, on peut penser ce que l'on veut de la prostitution, mais c'est loin d'être la seule tâche rémunérée que l'on fait par contrainte.

    Et comme partout, on ne peut réduire la prostitution à un schéma unique. Comment comparer, disons, une escort qui gagne confortablement sa vie, choisit ses clients et ses horaires, à une ouvrière qui fait les 3 8 à la chaîne dans un abattoir industriel pour un salaire de misère ?

    Perso, entre les deux plans de carrière, j'ai vite choisi :p
    C'est une vision très personnelle.. Je crois que j'aurais tendance à me tourner vers les 3 8, tu vois, mais c'est difficile à dire, d'abord parce que je n'ai jamais été dans ce cas de figure où il faut choisir, et ensuite parce que j'ai énormément d'à-priori sur ce genre d'emplois - je les respecte beaucoup, mais ça ne veut pas dire que je me vois travailler là-dedans. C'est quand même hyper sensible que de se dire "moi si j'ai pas d'argent, je vais vendre mon corps/ma séduction", alors que dans ma tête, c'est quelque chose qui est censé être assez exceptionnel et qui est la clé aussi d'une relation amoureuse. Je ne sais pas si je suis très claire dans mes propos, c'est agaçant. Après, évidemment, c'est sur qu'il y a un peu trop ce côté "tu es au chomage ? Tu as besoin d'argent ? Fais donc ce que personne ne veut faire !" qui est très présent, mais au final, qui veux-tu qui fasse ce genre de travail dont personne ne veut ? Les gens qui occupent les prisons ? Les immigrés ? (à prendre au 54684165ème degré, merci). Finalement c'est un peu pareil pour les métiers de la séduction et du sexe : on ne devrait pas avoir à choisir entre ça et les 3 8 quand on n'a pas d'argent et qu'on est dans une situation précaire, ce sont des métiers qu'on devrait pouvoir faire parce qu'on le veut, parce que d'une façon ou d'une autre on veut donner un peu de bonheur dans la vie des gens, autrement il y a trop cette idée de job alimentaire, de truc que tu fais par dépit.

  • Apaloosa
    Apaloosa, Le jeudi 27 septembre 2012 à 19h49

    Kiriothus : ne t'inquiète pas, je comprends très bien ce que tu veux dire, la sexualité est une facette très intime de la vie, et certains d'entre nous ne peuvent imaginer la sortir de la sphère privée. D'autres personnes peuvent "transgresser" cette tendance naturelle sans que ça leur pose problème, parallèlement à une sexualité privée classique qui renoue avec sa dimension émotionnelle.

    Je parle de transgression, parce que je pense que c'est là le nerf de la guerre, la transgression c'est toujours intéressant :). Ce qui fait que la prostitution marche, c'est bien sûr son côté sulfureux, le fait donner quelque chose d'intime et de spirituel contre une compensation matérielle. Mais sulfureux ne veut pas dire diabolique ni dégradant. Je vois l'acte sexuel tarifé comme un fétichisme parmi les autres en fait.

    Tout ça pour dire que je comprends très bien ton point de vue, mais il faut arriver à se faire à l'idée que tout le monde n'a pas une conception sacralisée de son corps. Oui, il y a des esclaves sexuelles aux mains de proxénètes et il faut tout faire pour que cela cesse, oui il y a des filles qui font cela par dépit comme tu le dis, mais cela arrive dans toutes les professions non qualifiées. Parallèllement, il faut aussi considérer que pour d'autres, c'est un plan de carrière valable. Et tant qu'elles sont ok avec elles-mêmes, il n'y a pas de raison de le dénier. C'est purement subjectif.

    En fait, c'est comme les gens qui n'aiment pas les bébés animaux, je pense très fort dans ma tête que ce sont des déviants, mais je leur dit pas (enfin j'essaye :happy:)

  • Dreambreaker
    Dreambreaker, Le jeudi 27 septembre 2012 à 22h36

    Apaloosa;3595486
    Kiriothus : ne t'inquiète pas, je comprends très bien ce que tu veux dire, la sexualité est une facette très intime de la vie, et certains d'entre nous ne peuvent imaginer la sortir de la sphère privée. D'autres personnes peuvent "transgresser" cette tendance naturelle sans que ça leur pose problème, parallèlement à une sexualité privée classique qui renoue avec sa dimension émotionnelle.

    Je parle de transgression, parce que je pense que c'est là le nerf de la guerre, la transgression c'est toujours intéressant :). Ce qui fait que la prostitution marche, c'est bien sûr son côté sulfureux, le fait donner quelque chose d'intime et de spirituel contre une compensation matérielle. Mais sulfureux ne veut pas dire diabolique ni dégradant. Je vois l'acte sexuel tarifé comme un fétichisme parmi les autres en fait.

    Tout ça pour dire que je comprends très bien ton point de vue, mais il faut arriver à se faire à l'idée que tout le monde n'a pas une conception sacralisée de son corps. Oui, il y a des esclaves sexuelles aux mains de proxénètes et il faut tout faire pour que cela cesse, oui il y a des filles qui font cela par dépit comme tu le dis, mais cela arrive dans toutes les professions non qualifiées. Parallèllement, il faut aussi considérer que pour d'autres, c'est un plan de carrière valable. Et tant qu'elles sont ok avec elles-mêmes, il n'y a pas de raison de le dénier. C'est purement subjectif.

    En fait, c'est comme les gens qui n'aiment pas les bébés animaux, je pense très fort dans ma tête que ce sont des déviants, mais je leur dit pas (enfin j'essaye :happy:)
    Je suis contente que tu comprennes. Après, comme je le disais, je n'ai rien contre les femmes qui font ça, et quelque part, de ma position de fille un peu "coincée" là dessus, je respecte qu'elles osent le faire, parce que je sais qu'il y'a des gens qui voient ça d'un très mauvais oeile t qui ne sont pas du tout capables de comprendre. Du moment que personne n'est mis en souffrance, alors tout va bien.

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