Ces conseils pratiques que je retiens de mes voyages

Quand on commence à faire sa baroudeuse, il y a forcément des trucs qu’on apprend de ses voyages. Voici ce que Sarah a retenu des siens !

Ces conseils pratiques que je retiens de mes voyages

Je n’ai pas grandi dans une famille de baroudeurs. Ce qui n’est pas grave en soi. Chacun son style, ses envies et sa manière de voyager, et mon enfance dénuée de camping sauvage ne m’a pas laissée une cicatrice dans l’âme.

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À la bien.

C’est simplement pendant mes années d’étudiante que je me suis rendue compte, qu’en fait, j’avais bien envie de voir le monde, et que même si je n’étais pas assez riche pour le faire dans un confort optimal, ça ne me dérangeait pas. Et ainsi, de « je suis incapable de partir en week-end sans emporter mon appart avec moi », j’ai commencé à maîtriser la technique économique du « un sac à dos et puis on verra bien ». D’aucuns diraient « YOLO ».

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Aujourd’hui, mon tour du monde est encore bien loin d’être complet… mais j’en ai déjà appris beaucoup. Petite sélection personnelle de ces petites choses dont on ne comprend l’importance qu’une fois sur la route.

Ce que tu emportes, c’est ce que tu vas devoir porter

Oui, parce que dire « je prends un sac à dos et j’me casse », c’est bien joli, c’est bohème et tout, mais ça veut surtout dire qu’on n’a pas l’intention de s’offrir le luxe de transférer sa valise de l’aéroport à l’hôtel en taxi. Le sac à dos bohème, là, c’est tout ce dont on va avoir besoin pendant plusieurs jours/semaines/mois sur le dos.

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Et moi, depuis que je suis gamine, je rêve de posséder le sac de Mary Poppins, pour pouvoir embarquer ma maison avec moi sans que ça pèse plus d’une demi-crotte de lapin nain. (Et, pourquoi pas, en sortir un lampadaire.) C’est d’ailleurs un conseil de ma mère, qu’elle me sortait en me voyant fourrer tous mes jouets dans mon sac pour aller se balader au parc : « Ce que tu emportes, c’est ce que tu vas devoir porter ». C’est dire si ce fut dur, mais, croyez-moi, toutes les épaules et tous les dos du monde approuvent ce message.

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Partir avec un « simple » sac à dos, c’est donc apprendre à voyager léger, et faire preuve de logique plus que de sentimentalisme. Elles sont peut-être très mignonnes ces sandales, mais tu ne pourras pas les mettre. C’est UN livre maximum, ou alors une liseuse.

Mes peluches m’en veulent, mais mon dos me kiffe.

De l’importance du cadenas (et consort)

Quand on fait son sac à dos, par ailleurs, il y a un certain nombre de choses dont on peut difficilement se passer. Vous savez, ces petites choses qui veulent dire si peu au quotidien, mais qui peuvent nous changer la vie en voyage…

Parmi celles-ci, je compte le cadenas. Un petit cadenas, hein (avec une clé, déconnez pas.) Ça peut avoir l’air rébarbatif, mais si au détour d’une de vos pérégrinations, vous choisissez de vous poser en auberge de jeunesse, par exemple, vous serez bien content-e-s de ne pas avoir à acheter un cadenas à dix fois son prix à l’accueil, pour protéger vos maigres biens de tout larcin.

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Après, vous pouvez choisir de faire confiance à la communauté, hein, c’est vous qui voyez. Mais à mon avis, il vaut encore mieux piéger son sac avec une culotte sale.

Oh, et les bouchons d’oreilles ! Des bouchons d’oreilles sauront préserver vos tympans sensibles de l’éventuel ronfleur, ou des fêtards qui se foutent éperdument du reste du monde dans leur manque de sobriété. C’est léger, pas cher, et une bonne nuit de sommeil peut sauver un voyage. Vous avez vraiment envie de crapahuter après une ou deux nuits blanches, vous ?

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Notez bien que des tongs peuvent vous sauver des mycoses dans une salle de bain moins propre que prévu, que vous aurez toujours besoin d’une serviette légère, et qu’un couteau-suisse vous sortira du caca en de maintes occasions. C’est vite vu.

Nul besoin de trop planifier

Un des avantages à voyager léger, c’est que ça nous rend aussi plus flexible. Et c’est important d’être flexible, quand on voyage. C’est important pour bien profiter, faire des économies, et pour la santé du ciboulot, là. (Et ça vient d’une éternelle anxieuse.)

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En dehors du fait qu’être flexible dans ses dates permet de rafler les meilleurs prix, on se retrouve aussi plus détendu-e et plus libre de découvrir des choses, que l’on n’avait pas forcément prévu. Attention, il ne s’agit pas non plus de partir sans savoir où on ira (encore que c’est une autre façon de voyager, mais à ne pas tenter sans un minimum d’expérience). Il faut s’assurer une base, pour être tranquille, et veiller à sa sécurité.

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Ça veut dire faire en sorte d’être joignable ou de savoir qui joindre en cas d’urgence, se renseigner un minimum sur le pays dans lequel on se rend, et prévoir des plans B. Par exemple, selon les pays et les périodes, on peut tout à fait se trouver une auberge de jeunesse pour le soir même… à condition d’avoir prévu un moyen de le faire. Genre un accès à internet, ou des adresses.

Mais il n’est pas nécessaire de tout planifier, de l’heure à laquelle on fera le musée Truc à la durée du trajet entre deux monuments à voir. En vrai, on peut prendre le temps, partir tranquillement avec une vague idée de ce qu’on peut faire, et improviser.

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Apprendre à lâcher prise de façon progressive en voyage rend beaucoup moins stressé-e au quotidien. Parole d’angoissée chronique.

Les gens ne sont pas forcément méchants

Ben quoi ? Ça a l’air con, dit comme ça, mais finalement il n’y a qu’en voyage qu’on prend le temps de parler avec les gens. Au quotidien, on a plutôt tendance à rester dans notre coin, avec les gens qu’on connaît. Peut-être que ça ne concerne pas tout le monde… mais en général, il me semble qu’on a plutôt tendance à se méfier de l’inconnu.

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En ce qui me concerne, il a fallu que je change de décor pour comprendre que je pouvais tout à fait parler avec des inconnu-e-s, et faire connaissance. Que ce soit aborder des locaux pour leur demander des renseignements, ou discuter avec un groupe de voyageurs dans un bar, on y va, et puis on verra bien l’accueil.

conseils-pratiques-voyages-mulanTu sais jamais.

Non seulement c’est cool de faire des rencontres à l’autre bout du monde (ou moins loin ça marche aussi), mais c’est un moyen très sympathique d’apprendre des trucs auprès des locaux, ou de découvrir des modes de vie différents. Dire qu’il a fallu que je discute avec mes voisines de chambrée dans une auberge de jeunesse en Australie pour vraiment comprendre le concept de PVT

Tu ne pourras pas TOUT faire alors DÉCOMPRESSE

Ça, c’est que je me martèle à chaque fois. D’où la violence du truc, peut-être. Mais il faut bien admettre que c’est dur de partir enfin dans un pays dont on rêve depuis des années… et d’accepter le fait qu’on n’aura jamais le temps de faire tout ce qu’on a envie de faire. Là par exemple, je suis en train de supporter l’idée de ne voir qu’une infime partie de la Grèce.

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Mais j’insiste, parce qu’essayer de faire un maximum de choses en un temps réduit, c’est un coup à se ruiner ses vacances, à rentrer chez soi et réaliser qu’au final, on n’a pas pris le temps de profiter (je sors les violons).

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Prendre le temps, c’est la clé. Et être assez optimiste (ou déterminé-e) pour se dire qu’on reviendra, et qu’on aura le temps de voir le monde en une vie (laissez-moi rêver). Mais rien que dans une ville, il y a déjà beaucoup de choses à voir et à découvrir. Et puis, prendre le temps, c’est aussi moins de risques de louper des occasions de fifou.

Voyager seulE n’est pas mauvais pour la santé

Contrairement à ce que certaines personnes semblent parfois penser, je n’ai pas commencé à voyager seule parce que j’emmerde le monde entier et que je n’ai pas d’ami-e-s. C’est même un peu ridicule comme idée, parce qu’à mon sens, quand on voyage, c’est justement qu’on porte un intérêt au monde entier, et on se fait des ami-e-s. Mais bon.

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J’ai commencé à voyager seule pour des raisons pratiques. J’adore faire des road-trips avec mes potes, mais il se trouve que parfois, nous n’avons pas toujours les mêmes disponibilités, ni les mêmes ressources… Et si à un moment, j’ai deux semaines de libre et pas eux, tant pis. On fera quelque chose ensemble une autre fois — mais moi, je me casse. Et au fond, si je prends les précautions nécessaires, est-ce que je risque davantage qu’en rentrant chez moi du boulot le soir ?

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J’ai bien conscience qu’il est délicat de partir seule dans certains pays (voir seul, d’ailleurs). C’est triste, et rageant, de se sentir comme une proie avant même de partir, mais on ne changera pas le monde en deux jours, et se mettre en danger par pure défiance, c’est stupide.

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En revanche, ce n’est pas le cas partout, et la plupart du temps, c’est une simple question de prudence élémentaire. J’aime voyager seule, parce que j’aime pouvoir faire des trucs sur un coup de tête, et que tout en appréciant un peu de solitude, je rencontre des gens facilement. Et c’est pour cette raison que je supporte de moins en moins facilement cette manie d’essayer de m’inculquer la peur dès que je fais part de mes plans.

« Tu pars… toute seule ?! »

Il arrive que ce soit une vraie question. À titre informatif, tu pars avec quelqu’un ou c’est juste toi. Mais le plus souvent, c’est une exclamation paniquée, voire – et c’est pire – impressionnée. « Ouah, tu as la force et le courage de partir seule. » (ou « Ouah, tu n’as pas peur d’être vue sans ami-e-s. ») Si j’avais parlé de l’Inde, je veux bien. Mais Paris-Bruxelles ?! (Authentique.)

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S’il y a bien une chose que j’ai compris en prenant la route, c’est que j’en ai marre d’avoir peur, et que j’ai le droit de vivre.

Et vous, qu’avez-vous retenu de vos voyages ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Farane
    Farane, Le 29 juillet 2015 à 10h22

    Petite correction (je crois)
    "J’ai bien conscience qu’il est délicat de partir seule dans certains pays (voire seul, d’ailleurs)"

    Sinon, c'est vrai que voyager seule c'est un vrai bonheur.

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