Trois conseils de hippie pour adoucir son quotidien

Nouvelle année, nouvelles résolutions, l'occasion de mettre quelques touches de positivité dans votre quotidien ! Voici trois idées pour commencer.

Trois conseils de hippie pour adoucir son quotidien

Publié initialement le 11 janvier 2012

Confession : je suis une grosse hippie qui se fait passer pour une Dark Mongole torturée (ça marche pas très bien) (sauf pour la partie mongole). Ma résolution pour 2012 ? Répandre amour, paix, joie et pétales de fleurs autour de moi – et comme on me laisse m’exprimer librement, ça vous retombe dessus aussi. Alors tant qu’à faire, essayez, vous verrez, c’est gratos et ça fait du bien à tout le monde.

Voici quelques bases pour commencer votre reconversion en hippie des bois.

Souriez aux inconnus

Alors ouais, je sais, vos parents vous ont toujours dit de ne pas parler aux inconnus, mais :

  1. vous êtes assez grandes maintenant pour faire le tri entre les inconnus réglos et ceux qui veulent vous offrir des bonbons (et plus si affinités).
  2. j’ai dit « souriez » pas « tapez la discut’ en les suivant dans leur gros van dégueu parce qu’ils vous ont promis une super balade à Disneyland ».

C’est basique comme conseil, ça pue bien le patchouli dans vos gueules, mais eh, ça coûte QUE DALLE. Au pire, vous passez pour une grosse psychopathe et là, soit ça veut dire que la personne à qui vous souriez est bien trop blasée pour accepter ce merveilleux cadeau, soit c’est parce que vous avez vraiment un sourire flippant et là j’peux pas grand chose pour vous – mais dans tous les cas, vous n’avez plus qu’à en rire. Si quelqu’un répond à un sourire par un regard dédaigneux et méprisant, tant pis pour sa gueule. Le monde est déjà assez niqué comme ça pour qu’en plus on se paye le luxe de refuser toute forme d’interaction positive avec son prochain.

En revanche, vous constaterez très vite que lorsque que ce sourire est accepté, et même plus, rendu, ça vous change le ton d’une journée en moins de deux. Si ça avait mal commencé, si vous étiez sur le point de péter une mâchoire 4 minutes plus tôt ou si vous rentrez du taff/de la fac avec l’envie de vous terrer dans votre chambre pour ne plus jamais en sortir, ça va vite vous changer les idées. J’en fais l’expérience à chaque fois : quand un sourire est rendu, vous passez le reste de la journée à ne penser qu’à ça, qu’au bien que ça vous a fait, à vous et à la personne d’en face, et le reste peut bien aller se faire foutre.

Vous gagnerez plus à sourire aux gens qu’à faire la gueule à longueur de temps (même si c’est tentant) (et même si, comme moi, vous souffrez du syndrome de la « bitch face » qui fait que vous avez toujours l’air de vouloir dire « allez tous niquer vos races » alors que vous êtes tranquillement en train de penser à ce que ça ferait de vivre avec des poneys magiques).

Pardonnez-vous

On fait tous de la merde dans nos vies. Il arrive toujours un moment où, alors que tout allait bien, on vient foutre le bordel dans notre propre bonheur ou dans celui des autres en piétinant salement tout ce qui se trouve sur notre passage. On fait des conneries, on se vautre, on se plante, on fait du mal aux gens, on prend de mauvaises décisions, on ne concentre pas son attention au bon endroit au bon moment – bref, on merde sévère. Ça vous est déjà arrivé plusieurs fois, et ça vous arrivera encore.

C’est aussi comme ça qu’on apprend. Une fois qu’on s’est bien cramé la face sur le bitume on se dit « ah oui, alors ça, ça fait mal, okay, d’accord, j’m’en souviendrai. » Et en général on recommence pas. En général. Mais ça arrive aussi qu’on fasse la même connerie six fois de suite, jusqu’à ce que ça nous fasse si mal qu’on finisse par abandonner définitivement et par accepter d’essayer autre chose. L’erreur est humaine, on vous l’a répété un milliard de fois depuis votre enfance, mais c’est pas pour rien.

Nous sommes nés pour nous péter la gueule, et c’est pas parce qu’on sait mettre un pied devant l’autre qu’on sait marcher droit. Ça prend un peu de temps. Mais s’il est important d’apprendre de ses erreurs, et de tenter de les corriger dès qu’on sent que ça commence à partir en sucette, il est également important d’apprendre à se pardonner soi-même. Si vous passez votre temps à vous mettre des tartes en vous hurlant que vous n’êtes qu’une sous-merde, ça va être chaud d’aller bien loin.

C’est tentant, parce qu’au moins dans ces moments-là, on vit tout de façon super intense, on a l’impression de devenir une sorte de modèle de clairvoyance et d’humilité parce qu’enfin, ENFIN, on a mis le doigt sur tout ce qu’on faisait de travers. On comprend ce que les autres nous reprochaient à longueur de temps. On a trouvé la clé de nos échecs permanents. C’est très bien. Mais faut pas que ça dure trop longtemps non plus. Déjà parce que ça va vite saouler tout le monde, mais aussi, et surtout, parce que ça va vous saouler vous.

À force de vous complaire dans cet état de flagellation constante, vous en oubliez l’essentiel : comprendre ses erreurs, c’est bien, les corriger, c’est mieux. Alors lâchez l’affaire, une fois que vous avez mis le doigt sur ce qui clochait, reconnaissez-le, admettez-le, mettez tout en ordre pour ne plus jamais refaire la même erreur et surtout, pardonnez-vous. Parce que si vous ne parvenez pas à vous pardonner vous même, vous n’aurez jamais l’impression d’avancer. Peu importe que le monde vous répète que vous avez changé, fait du chemin, accomplit de grandes choses – si vous vous en voulez toujours pour vos erreurs, c’est ça qui primera sur le reste.

Faites un beau geste, pardonnez-vous vos erreurs passées, et allez de l’avant.

Abstenez-vous de juger

Il fut un temps où je ne connaissais rien de plus satisfaisant que de passer des heures à bitcher sur tout et tout le monde. Pourtant, quand on sait que j’ai moi-même grandi sous les moqueries et les jugements de mes petits camarades, on aurait pu croire que ça m’aurait vaccinée. Mais non. J’ai pris un pied monstrueux à devenir une sacrée langue de pute. J’dis pas que j’en suis plus une hein, ça fait du bien de se lâcher de temps en temps et de laisser s’exprimer sa petite bitch intérieure – mais n’abusons pas des bonnes choses.

Quand on se fout de la gueule de quelqu’un de mal coiffé, habillé, ou accompagné dans la rue, on oublie un truc légèrement important. En dehors de cette image qui nous déplaît (pour des raisons généralement bien futiles) nous ne savons strictement rien de cette personne. Alors là je me mets en mode MECHA-HIPPIE comme dans les dessins animés japonais et je vous dis, la voix pleine de pétales de fleurs : vous n’avez aucune idée de ce que vit la personne que vous jugez, de ce qu’elle traverse, de ce qu’elle pense, de qui elle a été, est, ou deviendra. Aucune.

Et ça peut paraître débile, mais une fois qu’on prend l’habitude de se rappeler de ce petit principe tout con, on se sent déjà vachement moins à l’aise à l’idée de traiter qui que ce soit de moche/gros/sale/mal-fringué. Encore plus quand on fait l’effort de se mettre à sa place. Comment réagirions-nous si nous étions la cible de telles attaques ? J’en connais plus d’un qui rentrerait pleurer dans les jupes de sa mère à la moindre insulte. Normal. Ça ne fait jamais de bien. Et c’est pas parce qu’on toise quelqu’un de haut en bas dans le métro avec un regard plein de mépris que d’un coup il va avoir la présence d’esprit de s’habiller ou de se comporter selon nos goûts. Vous ne supporteriez pas qu’on vous fasse la même chose.

Allez, toutes avec moi :

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(et si ça vous tente, je reviendrai bientôt avec d’autres articles de hippie-patchouli)

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Caligula
    Caligula, Le 23 janvier 2014 à 2h06

    souriez aux inconnus!! quel beau message!! c'est bon pour sois même et pour les autres!
    etant caissiere j'ai bien fini par le comprendre!!!
    quand je souris, en général, si le client a un reproche a faire, ou s'il est mal luné, ou s'il a pas fait caca ce matin ou qu'il n'a pas trouvé ses craquottes préférées (au choix^^), ben sa réfléxion, 9fois sur 10 il me la fera pas!!!
    C'est tres surement bien agréable pour les clients, mais bien plus pour moi!! Car a la fin de la journée, j'ai plus envie de deconner, rigoler, aller boire des coups, plutot que cette rage interne qui donne envi de pleurer!!
    Et puis, je prefere qu'on me dise que jss agréable, que ça fait du bien de voir un sourir franc, plutot qu'on m'insulte ou autre!! (oui certaines personnes ont l'insulte tres facile!)
    Qui plus est ça donne envi aux clients de rigoler et de discuter, du coup je m'ennui moins, je rigole bien et j'arrive meme a lacher mes blagues pourries a des inconnus!! (blagues tres, tres pourries ;) )
    Et si un con ne peut pas se contenir, j'ai au moins les 2clients qui suivent qui me réconfortent et sont vraiment super cool !!
    Pis les gens me font des compliments, du coup jpeux faire ma star "oui oui je sais vous etes tombés sur la meilleure caissiere du monde, jss trop in" :)

    Bref le ptit pavé pour dire: Souriez a la vie, et elle vous sourira !!! ou plus connement: souriez aux gens, en général ils vous le rendent bien!!!

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